Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/404

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ce qu’il a dit, trois quarts d’heure après qu’il a parlé… C’est ma faute, bien sûr, c’est ma faute…


Tourterot, entrant par la droite, un écriteau à la main.

Là !… voilà mon écriteau terminé.. Médard !…


Médard.

Monsieur !


Tourterot.

Tu vas m’accrocher ça au-dessous du balcon.


Médard.

Oui, monsieur.


Tourterot, montrant l’écriteau.

Qu’est-ce que tu dis de ça, toi ? À brocanter, joli petit bazar entre cour et jardin.


Médard.

Vous avez un bazar à… ?


Tourterot.

Mon bazar ou ma souricière, comme tu voudras.


Médard, bêtement.

Ah !


Tourterot, l’imitant.

Ah !… Il ne comprend pas !… quel serin que ce Médard ! Mais je te pardonne… tu n’es pas forcé de connaître les progrès de la langue ; tu es de Châtellerault… il faut te parler le patois de Châtellerault… Toi, tu mettrais tout bêtement : À vendre, jolie petite maison, entre cour et jardin.


Médard.

Vous vendez votre maison ?


Tourterot.

Oui, je… certainement. (À part.) C’est une couleur, mais qu’il ignore.