Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/409

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Tourterot, s’approchant vivement et gaiement de Poupardin.

Monsieur Poupardin, connu !… (Ils se serrent la main.) Et votre fille… votre accessoire ?


Poupardin, mystérieusement.

Il était bon que je la laissasse un moment dans la carriole… ayant une ouverture à vous faire seul à seul.


Tourterot.

Ah !… allez.


Poupardin.

Personne ne peut nous ouïr ?


Tourterot.

Personne.


Poupardin, mystérieusement.

J’éprouve le besoin de me mettre à nu devant vous.


Tourterot, étonné.

Ah !… allez.


Poupardin.

Monsieur, pères tous deux, nous nous distinguâmes, nous nous écrivîmes, nous nous convînmes et bientôt nous caressâmes un projet d’alliance entre votre fils et ma…


Tourterot.

Et votre unique.


Poupardin.

Précisément ; mais, avant de perpétrer ledit projet… je dois vous dire que ma fille unique n’est pas mon seul enfant… Il peut m’en surgir un nouveau d’un moment à l’autre.