Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu/60

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Clara.

C’est pour ce maire de province, vous savez…


Tardiveau, sortant du comptoir.

C’est que ma chemise est trempée.


Clara.

Mais allez donc !… Vous n’êtes pas parti ?


Tardiveau.

Voilà ! (À part.) Dieu ! que j’ai chaud !… je changerai en revenant… (Il sort par le fond.)


Scène II

Clara ; puis Fadinard



Clara, seule.

Mes ouvrières sont à l’ouvrage… tout va bien… C’est une bonne idée que j’ai eue de m’établir… Il n’y a que quatre mois, et déjà les pratiques arrivent… Ah ! c’est que je ne suis pas une modiste comme les autres, moi !… Je suis sage, je n’ai pas d’amoureux… pour le moment. (On entend un bruit de voitures.) Qu’est-ce que c’est que cela ?


Fadinard, entrant vivement.

Madame, il me faut un chapeau de paille, vite, tout de suite, dépêchez-vous !


Clara.

Un chapeau de… ? (Apercevant Fadinard.) Ah ! mon Dieu.


Fadinard, à part.

Bigre ! Clara… une ancienne !… et ma noce qui est à la porte ! (Haut, tout en se dirigeant vers la porte.) Vous n’en tenez pas ?… très bien… je reviendrai…