Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/111

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MADAME PERRICHON, à Armand.

Ah ! monsieur, que de reconnaissance !…


HENRIETTE, bas.

Vous êtes notre sauveur !


PERRICHON, à part.

Eh bien, je suis contrarié de ça… j’avais si bien arrangé ma petite affaire… À midi moins un quart, on nous mettait la main dessus.


MADAME PERRICHON, allant à son mari.

Remercie donc.


PERRICHON

Qui ça ?


MADAME PERRICHON

Eh bien, M. Armand.


PERRICHON

Ah ! oui. (À Armand, sèchement.) Monsieur, je vous remercie.


MAJORIN, à part.

On dirait que ça l’étrangle. (Haut.) Je vais toucher mon dividende. (À Daniel.) Croyez-vous que la caisse soit ouverte ?


DANIEL

Oui, sans doute. J’ai une voiture, je vais vous conduire. Monsieur Perrichon, nous nous reverrons ; vous avez une réponse à me donner.


MADAME PERRICHON, bas à Armand.

Restez. Perrichon a promis de se prononcer aujourd’hui : le moment est favorable, faites votre demande.


ARMAND

Vous croyez ?… C’est que…