Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/119

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ARMAND

Monsieur Perrichon ?


PERRICHON

Monsieur ?


ARMAND

Hier, en vous quittant, je suis allé chez mon ami… l’employé à l’administration des douanes… Je lui ai parlé de votre affaire.


PERRICHON, sèchement.

Vous êtes trop bon.


ARMAND

C’est arrangé !… on ne donnera pas suite au procès.


PERRICHON

Ah !


ARMAND

Seulement, vous écrirez au douanier quelques mots de regrets.


PERRICHON, éclatant.

C’est ça ! des excuses ! encore des excuses !… De quoi vous mêlez-vous, à la fin ?


ARMAND

Mais…


PERRICHON

Est-ce que vous ne perdrez pas l’habitude de vous fourrer à chaque instant dans ma vie ?


ARMAND

Comment ?


PERRICHON

Oui, vous touchez à tout ! Qui est-ce qui vous a prié de