Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/14

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LE VOYAGE DE MONSIEUR PERRICHON

mille quatre cents francs… un employé laborieux, intelligent, toujours courbé sur son bureau… Aujourd’hui, j’ai demandé un congé… j’ai dit que j’étais de garde. Il faut absolument que je voie Perrichon avant son départ… je veux le prier de m’avancer mon trimestre… six cents francs ! Il va prendre son air protecteur… faire l’important !… un carrossier ! ça fait pitié ! Il n’arrive toujours pas ! on dirait qu’il le fait exprès ! (S’adressant à un facteur qui passe suivi de voyageurs.) Monsieur, à quelle heure part le train direct pour Lyon ?…


LE FACTEUR, brusquement

Demandez à l’employé.

Il sort par la gauche.

MAJORIN

Merci… manant ! (S’adressant à l’employé qui est près du guichet.) Monsieur, à quelle heure part le train direct pour Lyon ?…


L’EMPLOYÉ, brusquement

Ça ne me regarde pas ! voyez l’affiche.

Il désigne une affiche à la cantonade à gauche.

MAJORIN

Merci… (À part.) Ils sont polis dans ces administrations ! Si jamais tu viens à mon bureau, toi !… Voyons l’affiche…

Il sort par la gauche.