Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/142

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l’un et l’autre… j’entends bien des choses… et je vous prédis qu’avant peu vous ceindrez l’écharpe municipale.


Caboussat.

Je ne le désire pas… je ne suis pas ambitieux… mais cependant je reconnais que, comme maire, je pourrais rendre quelques services à mon pays.


Machut.

Parbleu ! et vous ne vous arrêterez pas là.


Caboussat.

Certainement, une fois maire…


Machut.

Vous deviendrez conseiller d’arrondissement.


Caboussat.

Franchement, je ne m’en crois pas indigne… Et après ?


Machut.

Conseiller général.


Caboussat.

Oh ! non, c’est trop !… Et après ?


Machut.

Qui sait ?… député, peut-être.


Caboussat.

J’aborderais la tribune !… Et après ?


Machut.

Ah ! dame !… après… je ne sais pas !


Caboussat, à lui-même.

Conseiller général… député ! (Se ravisant, et avec tristesse.) Mais non, ça ne se peut pas ! j’oublie que ça ne se peut pas.