Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/148

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Poitrinas, saluant.

Mademoiselle…


Blanche.

Quelle bonne surprise !… et que mon père sera heureux de vous voir !


Poitrinas.

Oui… je lui apporte une nouvelle… considérable !…


Blanche.

M. Edmond, votre fils, n’est pas venu avec vous ?


Poitrinas.

Non, dans ce moment-ci, il est affligé d’une entorse.


Blanche.

Ah ! quel dommage !


Poitrinas.

C’est un peu ma faute. J’avais pratiqué des fouilles au bout du parc, sans prévenir personne… et, le soir, il est tombé dedans. (Consolé.) Mais j’ai trouvé un manche de couteau du troisième siècle.


Blanche.

Et c’est pour cela que vous m’avez abîmé mon danseur ?


Poitrinas.

Votre danseur ?


Blanche.

Mais oui ; cet été, à Etampes, M. Edmond m’invitait tous les soirs… plusieurs fois… Croyez-vous qu’il guérisse ?


Poitrinas.

C’est l’affaire de quelques jours.