Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/150

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Blanche.

Si vous voulez passer dans votre chambre… je vais vous installer.


Poitrinas, prenant sa valise.

Volontiers.


Blanche.

Vos fenêtres donnent sur le jardin.


Poitrinas.

Tant mieux, j’examinerai la configuration du terrain. (À part, reniflant.) Ça sent le romain, ici !

Il entre à gauche avec Blanche.

Jean.

Et il va coucher ici, cet homme-là ?… Il me fait peur !

Ils sortent tous les trois par le premier plan à droite, Jean le dernier.

Scène V

CABOUSSAT ; puis JEAN



Caboussat, paraît au fond avec un chou sous un bras et une betterave sous l’autre.

L’affaire du père Madou est arrangée. Je lui ai demandé un de ses choux… comme objet d’art… Je lui ai dit que je le mettrais dans mon salon. Il y avait là un voisin, dans son champ de betteraves, qui commençait à faire la grimace. Je ne pouvais faire moins pour lui que pour l’autre… C’est un électeur… Alors je lui ai demandé aussi une betterave… comme objet d’art… Il faut savoir prendre les masses. (Embarrassé de son chou et de sa betterave.) C’est très lourd, ces machines-là ! (Appelant.) Jean !