Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/320

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Scène IV

Madame Malingear, Emmeline ; puis Malingear ; puis Alexandrine



Madame Malingear.

C’est un bon jeune homme !


Emmeline, entrant.

Oh ! oui, c’est un bon jeune homme ! et je suis certaine d’être heureuse avec lui !


Madame Malingear, étonnée.

Hein ?… qu’est-ce que tu dis-là ?… Comment sais-tu ?…


Emmeline, confuse.

J’ai entendu un peu… sans le vouloir… en cherchant ton aiguille qui était tombée près de la porte.


Madame Malingear, l’imitant.

"En cherchant ton aiguille !…" C’est très mal d’écouter aux portes !


Emmeline.

Oh ! ne me gronde pas ; je te dirai un secret.


Madame Malingear.

Un secret ?


Emmeline.

Hier, pendant que tu es allée ouvrir la fenêtre, M. Frédéric m’a confié que sa mère devait venir ici, ce matin.


Madame Malingear.

Aujourd’hui ?…