Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/325

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Madame Malingear, vivement.

Un morceau de la Juive ! (À madame Ratinois.) Mon mari demande à sa fille ce qu’elle chante… c’est un morceau de la Juive.

Elle fait des signes à Malingear, qui s’assied à droite.


Madame Ratinois, à part.

La maison est sur un grand pied ! c’est bien mieux que chez nous !


Madame Malingear.

Moi, d’abord, j’ai pour principe de m’adresser aux premiers maîtres… Ainsi, quand Emmeline a commencé la peinture…


Madame Ratinois, à Malingear.

Ah ! Mademoiselle peint aussi ?


Malingear, embarrassé.

Oui… il paraît… Demandez à ma femme.


Madame Malingear, montrant un tableau accroché au mur.

Comment trouvez-vous ce petit paysage ?


Madame Ratinois, se levant.

Une peinture à l’huile !


Madame Malingear, se levant.

Elle s’est amusée à barbouiller ça.


Malingear, à part.

Oh ! par exemple, celle-là est trop forte !


Emmeline, à part.

Quelle idée a donc maman ?…


Madame Ratinois, examinant le tableau.

C’est d’une vérité… d’une fraîcheur !… On dirait que c’est d’un peintre.