Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/394

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Malingear.

Oui ! Ces raffineurs, ça ne se refuse rien !…


Ratinois, à Madame Malingear.

Oh ! chère madame… ce n’est pas bien !…


Madame Malingear.

Quoi donc ?


Ratinois.

On était convenu de ne pas faire de toilette, et vous en avez une éblouissante ! Mon petit dîner va pâlir !


Madame Malingear.

Oh ! tout cela est très simple.


Ratinois.

Ma femme n’en fera pas, elle… et je suis sûr qu’elle vous grondera !… La voici ! (Apercevant la toilette de sa femme, composée de couleurs variées et très voyantes. À part.) Ah ! saprelotte !… un arc-en-ciel !


Madame Ratinois.

Chère bonne madame… que vous êtes aimable !


Madame Malingear.

Il nous tardait d’être près de vous. (À part.) Trois rangs de volants… C’est de la trahison !… (Haut.) L’admirable toilette !


Madame Ratinois.

Elle n’approche pas de la vôtre… (À part.) Une robe en or… c’est de la mauvaise foi !


Frédéric.

Maman, veux-tu que nous passions au salon ?


Madame Ratinois.

Certainement.

Il sort avec Emmeline.