Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/403

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Robert.

Voyons, messieurs, pas d’emportement !


Ratinois.

Je ne m’emporte pas ! (À part, avec satisfaction.) Ca y est ! c’est rompu !


Malingear, à part, avec satisfaction.

C’est une affaire terminée !


Robert.

Diable ! vous allez vite en affaires ! Une rupture ! (À Ratinois.) Heureusement que ton fils n’aimait pas mademoiselle Malingear, n’est-ce pas ?


Ratinois.

Il ne l’aimait pas ?… il ne l’aimait pas !… c’est-à-dire si… il en était fou ! Mais qu’est-ce que cela fait ?


Robert, à Malingear.

Et mademoiselle Emmeline n’était que médiocrement éprise de Frédéric ?


Malingear.

Médiocrement… c’est-à-dire… elle paraissait avoir un certain penchant pour lui… Je ne le cache pas… mais…


Robert.

Mais qu’est-ce que cela fait, n’est-ce pas ?


Malingear.

Je n’ai pas dit cela, permettez…


Robert, éclatant.

Non, je ne permets pas !… Vous êtes des vaniteux, des orgueuilleux !…


Malingear.

Monsieur !…