Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/416

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Bernard.

Je connais ça… on cherche la porte de sortie…


Horace.

Lorsqu’un de mes braves hussards s’est élancé au milieu de la mêlée, m’a placé sur son cheval et m’a ramené à l’ambulance au milieu d’une mitraillade. C’était toi, Bernard !


Bernard, brusquement.

Je ne me souviens pas de tout ça, moi ! D’ailleurs, c’est recollé !


Horace.

Ce jour-là le capitaine Tic a dit à Bernard : "Mon vieux, quand on a vu ensemble la mort de si près, il ne faut plus se quitter."


Bernard.

Et vous avez eu la bonté de m’attacher à votre personne pour la vie…


Horace.

Puisque tu n’as pas voulu que je te fasse des rentes, imbécile !… (Horace se lève, et Bernard va déposer la petite caisse sur une chaise à droite.) Mais il ne s’agit pas de cela… Nous voici rentrés dans le civil, réintégrés dans le giron de la famille… avance un peu à l’ordre !


Bernard, militairement.

Présent, Capitaine !


Horace.

Politesse et bonne humeur avec tout le monde, et respect aux femmes de chambre…


Bernard, désappointé.

Ah ! saperlotte !