Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/429

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au cent… Avec MM. les Autrichiens, c’est une autre affaire : un jour, lancé à fond de train, j’en ai touché un du doigt… je croyais le tenir !… lorsque j’ai reçu le plus joli coup de sabre !…


Madame de Guy.

Tu as été blessé ?


Lucile.

Ah ! mon Dieu !


Horace.

Je ne le regrette pas ! Celui qui m’a appliqué ça… était un artiste !… Ah ! sans mon pauvre Bernard, j’étais dans le Moniteur… côté des absents !


Madame de Guy.

Bernard ?


Horace.

Mon soldat… que j’ai ramené… Il m’a tiré de là au milieu d’une mitraillade !… Tante, je vous le recommande, c’est un ami !


Madame de Guy.

Je crois bien ! ce brave garçon !… Qu’est-ce qu’il prend le matin ?… Du chocolat ?


Horace.

Non… il préfère une nourriture… plus accentuée !


Lucile, vivement.

Et votre blessure, mon cousin ?


Horace.

Oh ! c’est fini ! j’ai été si bien soigné… par une femme… une femme délicieuse !… Figurez-vous…


Madame de Guy, toussant pour l’avertir.

Hum ! hum !