Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/445

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Lucile.

Franchement !


Horace.

Je trouve qu’il a l’air d’avoir avalé sa canne !


Lucile, riant.

Comment ?…


Horace.

Oui, il est raide comme un bâton, il parle comme un proviseur, il est ennuyeux comme un parapluie.


Lucile, riant.

Vous êtes sévère…


Horace.

Ce n’est pas là le mari qui vous convient ! Il vous faut un garçon franc, jovial, éveillé, bon vivant, comme Baculard…


Lucile, étourdiment.

Ou comme vous !…


Horace.

Ou comme moi… (À part.) Tiens, elle a dit : Comme moi ! (Haut.) Ah çà ! ma cousine, vous n’auriez donc pas de répugnance à épouser un militaire ?


Lucile.

Un militaire… retiré, non, mon cousin…


Horace, à part.

Elle a dit : Retiré ! (Haut.) Voyons, causons !

Il la prend sous le bras. À l’arrivée de madame de Guy, il la quitte.