Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/89

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DANIEL

Je comprends.


PERRICHON

Car on a beau dire, il m’a sauvé la vie, cet homme !


DANIEL

Eh bien, et le petit sapin auquel vous vous êtes cramponné ?


PERRICHON

Certainement… le petit sapin… mais il était bien petit… il pouvait casser… et puis je ne le tenais pas encore.


DANIEL

Ah !


PERRICHON

Non… mais ce n’est pas tout… dans ce moment, cet excellent jeune homme brûle le pavé pour me tirer des cachots… Je lui devrai l’honneur… l’honneur !


DANIEL

Monsieur Perrichon, le sentiment qui vous fait agir est trop noble pour que je cherche à le combattre…


PERRICHON

Vrai ! vous ne m’en voulez pas ?


DANIEL

Je ne me souviens que de votre courage… de votre dévouement pour moi…


PERRICHON, lui prenant la main.

Ah ! Daniel ! (À part.) C’est étonnant comme j’aime ce garçon-là !


DANIEL, se levant.

Aussi, avant de partir…