Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 02.djvu/96

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PERRICHON

À l’Exposition… l’année prochaine…


LE COMMANDANT

Oh ! permettez !… Il me sera impossible d’attendre jusque-là… Pour abréger, je vais au fait : retirez-vous, oui ou non… ?


PERRICHON

Rien du tout !


LE COMMANDANT

Prenez garde !


DANIEL

Monsieur Perrichon !


PERRICHON

Rien du tout ! (À part.) Il n’a pas seulement de moustaches !


LE COMMANDANT

Alors, monsieur Perrichon, j’aurai l’honneur de vous attendre demain, à midi, avec mes témoins, dans les bois de la Malmaison…


DANIEL

Commandant, un mot !


LE COMMANDANT, remontant.

Nous vous attendrons chez le garde !


DANIEL

Mais, commandant…


LE COMMANDANT

Mille pardons… j’ai rendez-vous avec un tapissier pour choisir des étoffes, des meubles… À demain… midi… (Saluant.) Messieurs… j’ai bien l’honneur…

Il sort.