Page:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu/159

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Cécile, s’inclinant.

Monsieur !… (À part.) Il est très poli.

Elle s’assoit près du guéridon et brode.


Bécamel.

Vous avez désiré me parler ?


Beaudéduit.

Oui, monsieur… j’arrive de Paris pour ça… à cheval !… dix-huit lieues… Du reste, j’aime cet exercice… parce que le cheval…


Bécamel, l’interrompant.

Pardon.

Cyprien passe à droite.


Beaudéduit, s’excusant.

Ah ! oui ! (Changeant de ton.) Monsieur, j’ai le plaisir de vous apporter… une assez triste nouvelle.


Bécamel, Cécile et Cyprien.

Comment ?


Beaudéduit.

Il y a trois mois… par un beau soir de printemps, le soleil empourprait l’horizon de ses derniers reflets d’or…


Bécamel.

Mais, monsieur.


Beaudéduit, s’excusant.

Ah ! oui… (Reprenant.) Je me promenais sur le boulevard, devant le café Véron… le café Véron ?


Bécamel.

Oui… je connais.

Il remet sa casquette sur la tête.


Beaudéduit le regarde un moment, paraît choqué de son impolitesse, puis remet lui-même son chapeau avec affectation.

Tout à coup… un de mes amis passe vivement près de