Page:Lacuzon - Éternité, 1902.djvu/26

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elle avait alors dix ou douze ans d’un postulat sans exemple, et, par elle, le snobisme en art était lancé.

Mais cette période est déjà presque de l’histoire, et bien que le rappel de certains de ses caractères, d’un ordre plutôt psychologique et moral qu’esthétique, m’ait paru d’une indication nécessaire, je jugerais malséant, poursuivant sur ce ton de chronique facile auquel j’ai cédé sans me dissimuler le reproche encouru, je jugerais malséant, dis-je, et vain, d’en accabler les survivants robustes, dont quelques-uns, sans fausse honte, se sont dégagés superbement. Le public est averti d’une réaction profonde (laquelle sera suivie d’une autre, bien entendu, et d’une autre encore, puisque c’est la loi) et la jeunesse est nombreuse qui s’apprête à lui affirmer son souci nouveau. Moins irrévérencieuse que son aînée, plus studieuse et moins bohème, et virile cette fois, elle rie semble pas avoir gardé le dénigrement pour principe, et la tradition, à plus d’un point de vue, lui reste chère.

La vie et l’humanité l’exaltent. Les grandes causes sociales d’aujourd’hui et de