Page:Lacuzon - Éternité, 1902.djvu/72

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...Je vois l’apostasie et les temps incrédules ;
Les sages confondus accuser le destin,
Et des hommes sans nom sortir des ergastules
Pour lancer l’anathème à leurs fronts sybillins,

Les tribuns ont couvert la voix des patriarches,
Qui des cathèdres d’or outragés au concile,
Entraînent dans leur robe où choit leur pas sénile
Les grands flambeaux éteints qui roulent sur les marches.

O nature ! est-il vrai que tu n’as point parlé ?
L’homme a bravé les dieux dont mentaient les exemples,
Et, fauve, a ramassé, quant le faîte a croulé,
La pierre meurtrière aux gravats de leurs temples

Hélas, sous ton dédain crut-il à sa conquête ?
Je vois le victimaire et j’entends les supplices,
Et par des hosannah qui te savaient muette,
Ta gloire et tes soleils attestés pour complices !