Page:Lacuzon - Éternité, 1902.djvu/76

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Ou parle, parle enfin ! Dis-leur que rien ne ment
De ce qu’apprît l’étude ou que le rêve écoute.
Et si tu ne veux pas d’un mot te livrer toute.
Au Poète inspiré confie un talisman !

Qu’au lieu d’une imposture il découvre un prodige.
Et que ton règne arrive ainsi prophétisé.
Puisque le mal en eux, puisque le mal, te dis-je.
Le mal n’est que l’erreur d’un cœur désabusé !

Qu’un ébloui ssement d’en haut les rassérène.
Car dans l’ombre où sans fin tournent leurs pas pesants.
Puisqu’ils ne savent rien du destin qui les mène.
Ton énigme éternelle en fait des innocents !