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COMMENTAIRE


DE LA QUATORZIÈME MÉDITATION




Cette Méditation est de 1820. Elle se lie à l’époque où, ayant perdu très-jeune les premiers attachements de ma vie, je commençai à connaître et à aimer d’un sentiment grave et tendre la femme à laquelle je désirais consacrer mes jours.

Les perspectives d’un chaste amour, de la vie domestique, du bonheur de famille, de la prolongation de l’existence dans des enfants, multipliant autour de nous et après nous l’amour et la vie, s’ouvraient devant moi. Tous mes vers de cette époque ont un caractère de repos et de piété heureuse, reflet et retentissement de mon cœur.