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LEADER — LEANDRE

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nent du parti qu’il représente, et c’est lui qui joue le rôle principal. Cette expression est également usitée en Eranre avec la même acception.

L EAD H I L L ITE (4Pb.0S0 3 2C.O«H0) (Miner.). La leadhillite cristallise dans le système monoclinique (fl :t :c=1.74764 :l :2,21545 :p¥ = 90 o 12°). Ses cristaux sont toujours aplatis suivant la base, direction d’un clivage très facile donnant des lames possédant un vif éclat nacré. Le minéral possède une dureté de 2,5, une densité de 0,26 à 0,44 ; il est sectile. Sa couleur est le blanc, le jaune, plus ou moins verdàtre. L’éclat est résineux sur toutes les faces autres que la base. La leadhillite est transparente ou translucide. Le plan des axes optiques est parallèle à h-, la bissectrice aiguë négative est sensiblement perpendiculaire au clivages. L’angle des axes optiques est petit (2E = 20°32’ pour le rouge à 15° C). M. des Cloizeaux a fait voir qu’il décroît avec l’augmentation de la température : à 146°, le minéral est uniaxe. Cette observation est fort intéressante en montrant l’identité probable de la leadhillite et de la suzannite, regardée autrefois comme rhomboédrique, uniaxe et dimorphe de la leadhillite. La leadhillite est fusible au chalumeau ; elle se dissout avec effervescence dans l’acide azotique en laissant un résidu de sulfate de plomb. Elle donne de l’eau dans le tube. Elle se rencontre avec d’autres minéraux plombifères dans quelques mines de galène (Leadhills, en Ecosse), leadhillite et suzannite (Cumberland, Derbyshire ; environs d’Iglesias, Sardaigne) (V. Maxite). A. Lacroix. LEADHILLS. Village d’Ecosse, comté de Lanark, dans les Louther Hills ; -1 ,000 hab. Mines de plomb. LEADVILLE. Ville des Etats-Unis (Colorado), sur l’Arkansas, à 3,100 m. d’alt. ; 13,000 hab. Elle a été fondée en 1876 auprès de belles mines de plomb argentifère et, dès -1880, comptait 14,820 hab. LE/CNA, hétaïre athénienne, maîtresse d’Aristogiton ou d’Ilarmodius ; mise à la torture, elle se coupa la langue avec les dents afin d’éviter de trahir le secret des conspirateurs. On éleva en son honneur à l’entrée de l’Acropole une statue de lionne sans langue.

LEAGUE (The) (V. Anti-Corn-Lavv-Lkague). LEAKE (John), amiral anglais, né à Rotberhithe en 1636, mort le 21 août 1720. Il entra dans la marine militaire après quelques voyages marchands , prit part a l’action de la baie de Bantry en 1688, où il se rendit célèbre par sa bravoure. Il défendit Londonderry attaquée par les Français, soumit la ville de Cork, se distingua à la bataille de Darfleur le 19 mai 1692, puis à La Hogue le 24 mai. Il navigua dans la Méditerranée jusqu’à la paix de Ryswick (1697). Envoyé comme gouverneur à Terre-Neuve, il ruina la pêcherie française, détruisit et, prit un grand nombre de vaisseaux. Promu vice-amiral en 1702, il prit part à la guerre de la succession d’Espagne. II participa à la soumission de Barcelone et ravitailla Gibraltar. Appelé de nouveau par l’archiduc Charles, roi titulaire d’Espagne, il força les Français à lever le siège de Barcelone, puis reçut la soumission d’AIicante, de Carthagène, de Majorque et d’Iviça. Comblé d’honneurs et de présents à son retour en Angleterre, il fut nommé amiral en janv. 1708, secourut Barcelone, menacée de la famine après la victoire française d’Almanza, réduisit la Sardaigne et l’île Minorque. Nommé contre-amiral de Grande-Bretagne, puis président de l’amirauté en 1709, il prit possession de Dunkerque, accordée par traité. Ses charges ne lui furent pas renouvelées à l’avènement de Georges I er . Desservi auprès du roi, il fut mis à l’écart et se retira à Greenwich. R. S. Ribi.. : Stephen-Martin Leake, Life of Sir John Leake LEAKE (William-Martin), topographe et archéologue is, né à Londres le 14 janv. 1777, mort à Brighton le 6 janv. 1860. Après un séjour de quatre ans aux Antilles, il fut nommé capitaine en 1799 et envoyé en mission à Constantinople pour instruire 1rs Turcs dans la pratique de l’artillerie. 11 visita l’Asie Mineure, alla en Egypte par Athènes, Chypre et Jaffa, traversa le désert pour rejoindre l’armée turque et la secourir contre les Français, mais la capitulation était signée lorsqu’il arriva. Il visita l’Egypte jusqu’aux sources du Nil, la Syrie, les environs d’Athènes. Revenu en Grèce en 1804, il visita tout le pays, puis Malte, Corfou, Zante, fit de nombreuses et belles collections aujourd’hui dans les musées nationaux d’Angleterre. Retenu prisonnier pendant quelques mois en 1807, au moment de la guerre entre la Turquie et l’Angleterre, il eut une entrevue secrète avec le pacha d’Albanie, Ali, qu’il revint secourir contre la France en 1809. Promu lieutenant-colonel en 1813, il fut envoyé au quartier général de l’armée suisse en 1815, étudia les forces militaires suisses et la frontière française. De retour en Angleterre, il s’adonna à des travaux littéraires. Ses principaux ouvrages sont : Topography of Athens (Londres, 1821, in-8 ; 2 e éd., Cambridge, 1841, 2 vol.) ; Researches in Greece (Londres, 1814, in-8) ; Journal of a Tour in Asia Minor (Londres, 1824, in-8) ; An Historical Outline of the Greek Révolution (Londres, 1825, in-8) ; les Principaux Monuments éggptiens du Musée britannique, en collaboration avec Charles Yorke (1827, in— fol.) ; Travels in Morea (Londres, 1830, in-8) ; Travels in Northern Greece (Cambridge, 1835-41, 4 vol.) ; Peloponnesiaca (Londres, 1846, in-8) ; Nurnismata hellcnica (Londres, 1834-59, 3 vol.). R. S.

Biul. : Marsden, Memoir of the life and wrilings of Leake ; Londres, 1864.

LEAL (Gomès) (V. Gomès Leal).

LEAL (José I)A SlLVA MENDÈs(V.MENnÈS-LEAL). LÉALVILLERS. Corn, du dép. de la Somme, arr. de Doullens, cant. d’Acheux ; 328 hab.

LEAM. Monnaie chinoise valant un peu plus de 4 fr. LEAMINGTON. Ville d’Angleterre, comté de Warvvick, sur la Leam, affl. de l’A von, dans une gracieuse vallée ; 26,930 hab. Station balnéaire fréquentée. Fabriques de gravures pour la Saint-Valentin. Les eaux furent découvertes en 1797 ; en 1811, Leamington n’avait encore que 540 hab.

Biul. : Smith, Leaminglon Waters ; Londres, 1884. LEANDER(Per-Johan-IIerman), philosophe suédois, professeur à Lund, né à Iljelmservd le 31 mai 1831. Inscrit comme étudiant à Lund en 1851, il fit en 1862 son doctorat en philosophie, et fut nommé l’année suivante professeur adjoint de philosophie théorique et pratique à l’Université. Disciple de Bostroem, il a publié en suédois des études très approfondies sur la philosophie de son maître et sur les philosophes étrangers : Du Concept de la substance cher, Descaries, Spinoza et Leibniz (1862) ; Du Concept de la substance chez Kant et les penseurs qui dérivent de lui (1863) ; Exposé et examen ilu point de vue philosophique de Herbart (Akad. Afbandl ; Lund, 1865) ; Sur Quelques Propositions inscrites au programme du Congrès philosophique de Prague (en ail., dans Philos. Monatshefte, 1869,111) ; Quelques Mots sur la philosophie contemporaine en Allemagne, en Danemark et en France (dans Svensk Tidskr. f. Lit., 1876) ; la Doctrine de Bostrœrn sur les niées de Dieu, étude très complète de la théorie idéaliste du philosophe suédois (dans Aria unie. Lund, 1885-1886, t. XXII). Th. C. LÉANDRE. Personnage légendaire de la Grèce antique ; c’était un jeune homme d’Abydos qui s’éprit d’IIéro, prêtresse d’Aphrodite, à Sextos, sur la rive opposée de l’Ilellespnnt. La situation de la jeune tille et l’opposition des parents contrariant cet amour, chaque nuit Léandre traversait à la nage le détroit, guidé par un fanal qu’allumait sa maltresse sur une tour du rivage opposé. Une nuit la tempête éteignit la flamme, et Léandre se noya. Au matin, les (lots roulèrent son cadavre sur le rivage, et Héro, l’apercevant, se précipita du haut de sa tour dans la mer. Cette légende fournit à Musée le sujet d’un poème ; elle a été traitée par Schiller dans une ballade, par Grillparzer dans un drame, etc. À. -M. B.

LÉANDRE (Saint), archevêque de Séville, mort vers