Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1879, tome 2.djvu/147

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DEUXIÈME PARTIE

LES SCIENCES PHYSIQUES


CHAPITRE PREMIER

Le matérialisme et les recherches exactes.


Matérialistes et spécialistes ; dilettantisme et école dans les sciences physiques et dans la philosophie. — Manière de penser conforme aux sciences physiques et à la philosophie. — Les limites de la connaissance de la nature. — Du Bois-Reymond. — Malentendus des matérialistes et des théologiens. — Rectification des conséquences des hypothèses de Du Bois-Reymond. — Les limites de la connaissance de la nature sont les limites de la connaissance en général. — La conception mécanique de l’univers ne peut pas nous dévoiler l’essence intime des choses. — Le matérialisme change la théorie en réalité et la donnée immédiate, en apparence. — La sensation est un fait plus fondamental que la mobilité de la matière. — Même l’hypothèse d’une matière sensible ne lève pas toutes les difficultés. Le tiers inconnu. — Reproches injustes faits au matérialisme. — Le matérialisme est vaincu par la science philosophique et historique. — Valeur des théories. — Le matérialisme et l’idéalisme dans l’étude de la nature.


Le matérialisme s’est toujours appuyé sur l’étude de la nature ; aujourd’hui, il ne peut plus se borner à expliquer dans sa théorie les phénomènes de la nature d’après leur possibilité il faut qu’il se place sur le terrain des recherches exactes, et il accepte volontiers ce forum, parce qu’il est persuadé qu’il y gagnera nécessairement son procès. Beaucoup de nos matérialistes vont jusqu’à prétendre que la conception de l’univers, qu’ils ont adoptée, est une consé-