Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1879, tome 2.djvu/271

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CHAPITRE IV

Darwinisme et téléologie.


L’intérêt pour la polémique darwinienne s’est beaucoup accru, les questions ont été spécialisées, mais les lignes principales sont restées les mêmes. — La superstition de l’espèce. — Nécessité de d’expérimentation. — La téléologie. — L’individu. — Le réseau des divisions du règne animal devient inutile pour les animaux inférieurs. — Stabilité des formes organiques comme conséquences nécessaires de la lutte pour l’existence. — L’équilibre des formes. — L’imitation (mimicry). — Corrélation de la croissance. Espèces morphologiques. La loi de développement. — Différences entre des formes primitives semblables les unes aux autres. — Descendance monophylétique et polyphylétique. — Téléologie fausse et vraie. — La téléologie de Hartmann comme modèle de fausse téléologie fondée sur une grossière méprise relative au calcul des probabilités. — La valeur de la Philosophie de l’inconscient n’est pas déterminée par là.


Lorsque parut la première édition de mon Histoire du Matérialisme, le darwinisme était, encore de fraîche date ; les partis commençaient, à prendre position ou mieux le parti, rapidement croissant, des « darwinistes allemands » se constituait encore et la réaction, qui voit aujourd’hui dans la question des espèces le point le plus menacé de l’ancienne conception du monde, n’avait pas encore endossé son armure, parce que cette réaction ne pas encore très-bien la portée de cette grande question et la puissance interne de la nouvelle doctrine.

Depuis lors, l’intérêt pour ou contre s’est tellement concentré sur ce point que, non-seulement il est né une vaste littérature sur Darwin et le darwinisme, mais que l’on peut encore affirmer que la polémique relative au darwinisme