Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1879, tome 2.djvu/666

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NOTES DE LA TROISIÈME PARTIE


1 [page 320]. Voir, entre autres, les passages suivants[1] : « L’homme, pouvant dans sa représentation avoir le moi, s’élève infiniment au-dessus de tous les autres êtres qui vivent sur la terre. Par là il est une personne et, en vertu de l’unité de la conscience, malgré tous les changements qui peuvent lui arriver, une seule et même personne, c’est-à-dire un être entièrement distinct, par le rang et la dignité, de choses telles que les animaux dépourvus de raison, dont on peut disposer à volonté. — De plus, la « note » relative à l’article : Muthmasslicher Anfang der Menschengeschishte (1786), Hartenstein, IV, p. 321 : « De cet exposé de l’histoire des premiers hommes, il résulte que la sortie de l’homme hors du paradis, dont la raison fait le premier séjour de notre espèce, n’est pas autre chose que la transition, hors de la rudesse d’une créature purement animale, à l’humanité de l’instinct qui le mène comme par des lisières à la raison qui doit se conduire elle-même ; en un mot, de la tutelle de la nature à l’état de liberté. » — Dans la critique de l’écrit de Moscati (1771), Hartenstein, II, p. 429 et suiv., Kant approuve les raisons qui font admettre à l’anatomiste italien que primitivement l’homme marchait à quatre pattes. L’article de critique se termine par ces mots : « On voit par là que le premier soin de la nature a été de conserver l’homme comme animal, lui et son espèce, et pour cela l’attitude la plus conforme à sa structure interne, à la position du fruit et à la protection contre les dangers, était celle du quadrupède ; mais, comme un germe de raison a été déposé en lui et que ce germe développé le destinait à vivre en société, l’homme s’habitua à marcher en bipède, attitude la plus en rapport avec ce but ; en cela, il acquit une grande supériorité sur les autres animaux ; mais en revanche il dut accepter les inconvénients qui résultent pour lui de ce qu’il lève si fièrement la tête au-dessus de ses anciens camarades. » Kant ne s’exprime pas avec autant de netteté sur la marche à quatre pattes, dans son Anthropologie, II, E, vom Charakter der Gattung, Hartenstein, VII, p. 647. Il y examine

  1. Anthropologie, § 1.