Page:Lange - Histoire du matérialisme, Pommerol, 1879, tome 2.djvu/667

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l’  « habileté technique » provenant de son état animal, et il finit par se demander « si la nature a fait de l’homme un être sociable ou un être érémitique, ennemi de tout voisinage. Cette dernière hypothèse lui paraît la plus plausible. »

2 [page 321]. Gœthe, dans ses petits écrits zur Naturwissenschaft im Allgemeinen ; — Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Principes de philosophie zoologique, vers la fin du premier chapitre, Paris, Pichon et Didier, 1830.

3 [page 322]. Vogt, Vorlesungen über den Menschen, Giessen, 1863, II, p. 269. [Traduit en français par J.-J. Moutinié, sous le titre : Leçons sur l’Homme]. Paris, C. Reinwald, 1865. [N. d. t.]

3 bis [page 323]. Recherches sur les ossements fossiles découverts dans les cavernes de la province de Liège, par le Dr P.-C. Schmerling. Liège, 1833. [Note du trad.]

4 [page 323]. Vierterljahrs-Revue der Fortschritte der Naturwissenschaften herausgegeben von der Redaktion der Gäa (Dr H. Klein), I, Band, Leipzig und Kœln, 1873, p. 77 et suiv. : « Bien que les ossements d’elephas meridionalis trouvés par Desnoyers dans le sable tertiaire de la vallée de la Somme et présentant des entailles manifestes, ne puissent revendiquer qu’une valeur douteuse, Lyell ayant démontré victorieusement que de semblables entailles sont produites aussi par certains rongeurs dans les dépôts de cette contrée-là, cependant les entailles que l’abbé Delaunay a constatées sur deux côtes d’haliterium, vache marine éteinte de la formation tertiaire la plus récente, ne se laissent pas ramener à des lésions ultérieures, mais appartiennent évidemment à l’époque où ces os n’étaient pas encore pétrifiés. L’abbé Bourgeois a trouvé près de Pont-Levoy, sous ]e calcaire marneux de Beauce, une couche de cailloux qui ont été évidemment travaillés par la main de l’homme[1]. On sait combien il est parfois difficile de déterminer si l’on a affaire à des produits de l’art ou à des produits de la nature. Mais, dans le cas précité, Ed. Lartet, G. de Mortillet, Worsae et d’autres investigateurs expérimentés s’accordent à reconnaître que les silex de Thenay, près de Pont-Levoy, ont été travaillés par la main de l’homme, et qu’ils proviennent d’une couche non remaniée, appartenant à l’époque tertiaire moyenne. » — Voir, ibid., la remarquable trouvaille faite par Tardy, qui découvrit près d’Aurillac, avec des restes fossiles de dinothérium, un couteau de pierre grossièrement taillé, lequel doit avoir été confectionné à l’époque miocène.

[Voir, dans Congrès international d’anthropologie et d’archéologie

  1. G. de Mortillet et Émile Cartailhac, Matériaux pour l’histoire primitive et naturelle de l’homme, 2e série, t. V, p. 297 et suiv.