Page:Langlois - Le couronnement de Louis.djvu/161

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nant soit de é soit de è entravés. Dans Saint Léger, dans Saint Alexis, on ne trouve que l’e provenant de è entravé. « La distinction de e venant de è, » dit M. Lücking, « d’avec e provenant de é, était de droit dans les plus anciens monuments, mais elle n’existe plus pour l’épopée du centre de la France au xiie siècle [1]. » Cette distinction dans notre poème témoigne donc en sa faveur d’un âge assez reculé. Nous allons voir que ē est exclu des assonances en ĕ...e entravé.

VIII. — ĕ..e (lat. è entravé). Trois laisses :

Laisse vi : bele, feste.

Laisse xxxviii : novele, revele, teste, destre, bele, terre, estre, porquerre, perdes, overte, desserre, apele, Tudele, feste, areste (ad restat), fenestres, pesmes.

Laisse liv : tertre, empresse, bele, celestre, soferte, destre, estre, Guillelmes, terre, conquerre, boele, resne.

Aucun e venant de ē ne figure dans ces trois tirades ; le mot erre signalé par Lücking est une faute d’un manuscrit. Cette exclusion est-elle due au hasard ou à la volonté de l’auteur ? Les mots en ē...e entravé sont à la vérité bien moins nombreux que ceux en ĕ...e entravé, mais il est peu probable que parmi quarante-sept mots en ĕ...e, il n’en fût entré au moins un en ē...e, si cette exclusion n’était intentionnelle. De plus il est certain que dans la laisse en ē...e citée plus haut l’ĕ...e a été écarté. Lors même qu’on réunirait en une seule les deux petites tirades successives

  1. Lücking, ibid.