Page:Lao-tseu traduit par Jules Besse.djvu/18

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V



Le point de vue du Ciel et de la Terre n’a rien du point de vue humain : tout leur semble avoir l’importance d’un roquet ou d’un fétu.

Le point de vue des saints n’a rien du point de vue humain : à leur estime, les cent familles[1] ne sont ni au-dessus ni au-dessous d’un fétu ou d’un roquet.

Au milieu des mondes, les saints se font l’effet d’être un soufflet de forge, un soufflet vide et pourtant inépuisable dont le rendement s’accélère avec le mouvement.

  1. Le peuple chinois.