Page:Laprade - Les Symphonies - Idylles héroïques, Lévy, 1862.djvu/332

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Endormis et flottants sur mon souffle paisible,
Vous vous réveillerez sur le faite invisible
Par Dieu même habité ;
Là seulement, payé du prix de votre attente,
Votre amour, dans les fleurs, pourra dresser sa tente
Et pour l’éternité.



UNE BRANCHE DE BRUYÈRE


A vos pieds, sur cette mousse
Verte et douce,
Une bruyère est en fleurs,
Bruyère aux couleurs de rose,
Où se pose
Chaque perle de vos pleurs.

Cueillez-y, fidèle et franche,
Cette branche
Qui scintille à vos regards ;
Et, la baisant d’une lèvre
Toute en fièvre,
Vous la romprez en deux parts.

Puisqu’en ce jardin céleste
Nul ne reste,
Qu’on fuit et sans revenir,
Emportez-la tout humide,