Page:Larive - Dictionnaire français illustré - 1889 - Tome 1, part. 2, crotte-franch.djvu/76

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454 DICTATEUR — DIESER.

DICTATEUR (1. diclaiorem) sm. Maçistr. it ariMP d’un pouvoir iihsolu (]iic’ l’on rréiiit pour six mois à llonio dan» le» rirroiisuiiices rritiqiii’s : Fahiun l’t Ciiiciniialus l’weiil rn’i'ii dictah’iir. f.

AujouiMriiui, rlii-l’ tomporaire rpii possAdi’ un pouvoir absolu ; l.ps diila-Iriirx. i’im/josi’tit ilnnliiidire par In vinlenn-

Pri-ii/lif lin Inii ilpilii :liilniir,

ton tranchant. 

l)M ;T.T«miAI-, AI.E lUctalrur), mij. Qui .ijjparlieut an dictateur : Exercer un ftniirofr tlirtttfon’al. DICTATITIIK (I. rf/V-’a<urffm y.Dignité île diciaii’ur à Rome ; Jules CAsitr ni/tint la diclalurr j)rr/j<’tuelle. || Pouvoir absolu et tcnipor. iire : Criiniwell s’empara de la dirlriliire. DKri’l'CI’ :, s-iif. (le dirter. Action do faire écrire ce que Von dit : (’elle lellre a élé gcrile sims la dirlee de son père. || Ce qui a été écrit de l :i sorte ; Corrif/er une dictée. UKri’l'^ll (1. dietare, fréquentatif de dicere), ri. Prononcer des phrases mot a mot pour que quelqu’un le» écrive : Dirter une lellre. — Hg. Suj,’g(-rcr, inspirer ; Dicter à un accuse les ri’ponses i/u’ildnil faire. || Im- poser : Dicter des lois. — Déi". Dictée, diclalrur. dictature, dictatorial. UlcrnON (1. iticlinnem], sf. Manière de débiter un discours, de choisir et d’arranger les mots de chaque jjhrase : Diction éli’ijante. Il Mot : Les synonymes sont des dictions qui siijnifienl il peu près la même chose (vx). — Déi’. llirlionnaire. De la famille de Dire. OICTIONNAIHE (diction’, sm. Livre qui contient p :ir ordre alphabétique tous les mots d’une langue et les explique : Le dictionnaire de Hoiste.W Dictionnaire de l’.icade’mie. dictionnaire français composé par l’Académie française. La première édition, où les mots étaient groupé» par familles, date de 1696 ; la deuxième, ou fut adopté l’ordre alphabétiqiiic, est de ni8 ; la septième a paru en 1877. || Kncyclopédie scientifique, géographique ou historique exposée dans l’ordre alphabétique des mots : C’est à juste titre i/iir le xix siècle a été appelé le siècle des dictionnaires. — P’ig. C’est un dictionnaire rivant , il a beaucoup de connaissances qu’il se fait un plaisir de communiquer. DltiTON (I. dicluvi, A,), sm. Sentence qui a passé en proverbe : Un dicton populaire. || Uaillerie, mot piquant : Des dictons de rillaije. DlCTlIM [tlik-tome] (ml. ,im. Partie d’un jugement, d’un arrêt contenant la décision d’un triluinal ; Le dictiim d’une sentence. — On dit auiourd’hui Dispositif. DIDACTIQUE (g. «i5ay.Ti-/.v ; adj. 2 y. Propre à instruire : Licre didactique. Poésie didactique. (V. Poésie.) Particulier à une science : Terme didactique. — 8»). Le langage, le genre didactique. — Sf. L’art d’engeigner : Les règles de ta didactique. — Dél". Didactiijuement. DIDACTIQUEMENT (didactique + sfx. ment ailr. D’une manière didactique : t’/iseiqner didactiquement la grammaire.

  • DIDACTYLE {^ .

S, deux + SixTjÀo ;, doigt , adJ. 2 g. Qui a deux doigts à chaque lùcd : La chèvre, le mouton, le bœuf, sont didactyles. DIDÀSCALIE (g. ?i6aiTxa).ia’l, sf Instruction donnée, chez les anciens, par l’auteur aux acteurs chargés de jouer ses pièces. || Notice placée, dans l’antiquité grecque et romaine, en tète des pièces de théâtre. DIDEAU. (V. Cuideau.) DIDELPHB ig. pfx. êi. deux, de ôi ;, Jeux fois -f - osXçt ;, utérus), sm., ou Marsi.U’Iai,. Tout animal appartenant à la seconde sousclasse des mammifères, laquelle est précisément appelée la sous-classe des didelphes et relie la sous-classe des mammifères tout à fait inférieurs ou monotrèmes à la sous-classe des mammifères supérieurs ou monodelphes. Les didelphes sont des mammifères dont la femelle a sous le ventre une sorte de poche que forme un repli de la peau et dans laquelle se trouvent les mamelles. Les jeunes aideljihcs, qui naissent dans un état très imparfait et comme ayant le corps à peine ébauçil ^|B, passent dans cette poche le temps néees-Si ^iroàle r développement complet ; quelque temps encore après qu’ils l’ont quittée, ils s’y réfugient à la moindre apparence de danger. La poche est soutenue par deux os, dits os marsupiaux, mobiles et articulés sur la fiartie du bassin qu’on nomme puhis. Dans es mammifère» supérieurs on rencontre quelquefois ces os à l’état riidimentaire. Le l’ietiis des didelphes n’est point enveloppé dans un placenta ; le cerveau de ce» animaux manque de corps calleux et est dépourvu de circonvolutions : toutes circonstances qui dénotent une infériorité manifeste, lorsqu’on les compare aux mammifères de nos p ;iys. Le groupe des didelphes avait peut-être déj.à des représentants dès l’époque triasiijiie. A l’époque jurassique et à l’époque crétacée, oit il n’y avait pas encore de mammifères monodelphes, il peujilail les diverses région» de l’ancien conlinent. Aujourd’hui les marsupiaux sont confiné» dans l’Australie et dans quelques iles voisines ; seulement quelques rares espèces vivent encore en Amérique ; mais celte classe d’êtres tend évidemment à disparaître de la surface du globe. Les didelphes se partagent en ordres analogues à ceux des mammitères supérieurs. Il y a parmi eux des animaux qui rappellent les quadrumanes et qui sont les phalangers, les pétaurisles, les phascolarctes. Le groupe des carnivores est représenté par les genres thylacine, dasyure, sarcophile, phascogale ; celui des rongeurs, par les phascnlomes ; l’ordre des herbivores esl composé des bizarres kanguroo» et des halmatures, et enfin les inyrmécobies et les péramèles sont des insectivores. Tous ces didelphes habitent l’Australie. Les marsupiaux américains sont des sarigues, insectivores qui présentent une dentition tou’e spéciale, et qu’on trouve depuis les lîtat.s-lfnis juqn’à la Plata et jusqu’au Chili. Certaines esjjèces sont très communes dans les Giiyanes et au Brésil. (V. Marsupial, Marsupiaux, Phatanqrr, etc.) DIDEROT (Denis) (1713-1784), flis d’un coutelier de Langres, philosophe et écrivain français, qui fut l’àme de l’Encyclopédie. Philosophe, jienseur, critique incomparable, artiste, c’est peut-être le génie le plus puissant de la seconde moitié du xviir" siècle ; Voltaire l’avait surnommé le Pantophile, l’amant de toute la nature. DIDII’^R (7.’i6-774 dernier roi des Lombards, détrôné par Cliarlemagne. DIDIER I-A -SÉ.UVE (SAIiT-) , 4963 hab. Ch. - l . de c, arr. d’Yssingeaux (Haute-Loirei. Soie, rubans. DIDOX ou ÉLISSA, tille de Mutton, roi de Tyr, so_nir de Pygmalion. Celui-ci ayant assassiné Sicharbal, mari de Diilon, cette princesse, suivant la légende, s’enfuit de Tyr avec une flotte et alla fonder, sur la côte .N. de l’Afrique, la ville do Carthage (ix° siècle avant J.-C.’ ?V Dp.ns’ Enéide de ’V^irgile, Didon forme le sujet d’un épisode intéressant. DIDOT, famille d’imprimeurs ériidits français à qui la typographie doit de notables perfectionnements. — Un de ses membres les plus remarquables fut Ambroisi :-Fiu.min (1790-1876), auquel on doit de nomfireuscs publications, notamment le Thesnuriis griecx lingxue de Henri Estieiine, la Uihliolhèque grecqu" et la Nouvelle Biographie générale. 1. DIDYME (g. ôiSyiii) ;, jumeau), sm. Surnom de l’apôtre saint Thomas. i. DIDYME (g. Siôyiio ;, jumeau , adj. 2 g. Qui est formé de deux parties : Racines didymes. (Dot.) ’ 3. * DIDYME (g. îiSviiio ?, jumeau i, sm. Métal très rare découvert dans la craie par Mosaniler eiilre 1839 et 18 il. Son symbole est Di. _

  • DIDYNAME ipfx. di. deux -f g. Wva|xt ;,

force), adj.fHc dit de quatre étamincs dont deux sont plus longues et deux plus courtes : Les élamines didqnnmes des Labiées. DIE il. Dea 3703 hab. S . - préf. ^Drôrae^ à 670 kilom. de Paris. Vins blancs mousseux, soie. DIÉ (SAINT-), 13342 hab. S . - préf. (Vosges .-f-. à 437 kilom. de Paris, sur la Meurthe, au pied du mont Oriiion ; eh. de fer de l’E. Cotonnades, Ijois, grains, bestiaux, etc. DIËBÉDOUGOU (p.vYS DE’ , canton du Soudan occidental (-frique, sur un plateau très sain, entre la Faléiné et le Baling, affluents r. g. du Sénégal. Il a été visité en 1883-84 par le médecin français Colin, qui parvint même jusqu’à Kassana, ville située a 280 kilom. S . de Médine haut Sénégal’i. Mil, arachides, très bon riz, caoutchouc, soie végétale, beurre végétal, etc. Le climat y est exceptionnellement favorable à l’élevage des lioMifs. DIÉUOI.TGkoroks) (1816-1861), statuaire français. On lui doit une statue colossale, la France rétnunératriee. deux Renommées, le Zouave et le Grenadier du pont de l’Aima, à Parjs. DIÈDRE pfx. (//. deux -I - ê’îpa, facel. .nn. L’an^’le foiiiie par l’intersection de deux plans. ouvert rejiresenle gi-ossiè-On appelle aréie d’un DIÉORE Un livre â moitn remeut un dièdre dièdre la diviiie résullant de l’intersection des deux plans qui le forment et qui sont les faces du dièdre. Pour désigner undièdre,en géométrie, on emploie quatre lettres : on met une lettre à l’un des coins extérieurs de chaqu. ; face, deux lettres pour l’arête, et en énonçant ces lettres, on place au milieu celles qui indiquent l’arête. Le dièdre ci-joint sera le dièdre ABCD. — Un dièdre se mesure par son angle recliligne. (V. Rectiligne.) — Adj. Un angle dièdre. DIÈUO-SUAREX BAIE DE), immense bassin (lu N.- E. de l’ile de Madagascar (océan Indien, formé par cinq vastes baies, dont l’entrée, d’accès facile, a une largeur d’environ 1 200 mètres, et dont le mouillage a 15 à 25 mètres de fond. Des mornes de 400 à 430 mètres se dressent près de la mer et, en arrêtant la brise du large, rendent possible l’acclimateinent des Européens. On peut y faire de l’eau douce, et à la distance de 1 mille dégorge une rivière d’eau excellente. Aux environs, mines de plomb, de cuivre et de fer, bouquets de bois entrecoupés de pâturages et de rizières. En 1885, les Français ont occupé la baie de Diégo-Suaiez ; im pourrait y établir une forte station maritime et militaire. DIÉMEN I Antoine van) (1593-16451, gouverneur des possessions hollandaises des Indes. Sous son administration. AbelTasman découvrit, en 1642, l’ile de Van-Diémen appelée encore Ta.imanie. (V. ce mot.) . DIÉMEN (i)ÉTKOiT OE VAN- 1 , bras de n er situédans l’océan Pacifique Sud ^Mélanésie), entre l’.^ustralie et la Tasmanie. piEI’ENBEEK Abraham van) 1607 1673), peintre flamand, élève de Rubens ; auteur d’un Saint Norijert donnant la bénédiction ablialinle nu bienheureux Waltman. DIEPPE(vx nordais 0/cp, profond !, 22003 hab. S. -préf.’Seine-Inférieurei, à 168 kilom. de P.iris par le chemin de fer de 10. Place forte ; portsur la Manche, à l’embouchure de la rivière d’Arqués. Patrie de Duquesne. Bains de mer tiès fréquentés ; péfhe de la morue et du hareng ; ouvrages en ivoire : bateau à vapeur pour New-flavcn AngleterreV Le commerce maritime des Dieppois fut florissant au moyen âge. Ils firent des découvertes sur les côtes d’Afrique, reconnurent les Canaries, bâtirent Québec. L’envasement du port arrêta cette prospérité, mais la construction du chemin de fer l’a fait renaiire. DIEPPOIS, OISE Dieppe) , adj. et s. De Dieppe. || Habitant de cette ville : Les Dieppois, des 1,164, avaient établi des comptoirs sur la cote deMaluquette en Guinée. DIER (SAINT-). 1583 hab. Ch. -l . de c, arr. de Clerinont-Ferrand Puy-de-Dôme).

DIÉRÈSE g. ôiaipcTi ;, division, sf. Division d’uue diphtongue en deux syllabes. Le français modenie, ayant une tendance marquée à la contraction, ne fait point de diérèses. || Ancien nom du tréma. 1| Divi- sion, dilatai ion ou séparation de parties du corps dont le rapprochement pourrait être nuisible. (Chir.i

DIÈSE (g. δίεσιζ. quart de ton, sm. Signe musical # qui précède une note et la hausse d’un demi-ton : Les dièses mis à la clef haussent d'un demi-ton les notes des lignes sur lesquelles ils sont placés. — Dér. Diéser.

DIÉSER dièse , vt. Marquer une note d’un dièse, la hausser d’un demi-ton. — Se