Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/236

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motif. à Nous n’insisterons pas davantage ici sur la transformation quéRaphaël fit subir à l’arabesque antique : nous aurons occasion d’y revenir en parlant des grotesques exécutés par lui et par ses disciples. Nous renvoyons au mémo article ce que nous avons à dire des décorations plus ou moins capricieuses, échappées au ciseau des sculpteurs du moyen âge.

L’arabesque proprement dite n’a pas cessé d’être cultivée jusqu’à nos jours ; mais elle ne l’est plus guère depuis longtemps que par les peintres qui sont décorateurs de leur métier, ou encore par les dessinateurs d’étoffes et de papiers peints. L’art industriel est arrivé, sans doute, à produire des ouvrages fort gracieux et très-dignes d’encouragement ; mais de là aux compositions dont nous avons parlé précédemment, il y a une grande distance.

ARABESSE adj. et s. f. (a-ra-besse). Femme arabe, ou qui habite ce pays. Fam. et peu usité ; on dit mieux arabe.

ARABETTE s. f. (a-ra-bè-te — du gr. arabeo, .je fais du bruit). Entom. Genre d’insectes diptères, dont l’espèce la plus remarquable est l’arabette à tête blanche. Ces

ceux-ci ont préparée pour leur progéniture.

— Bot. Genre de crucifères siliqueuses, très-nombreux en espèces, et dont 1 habitation varie beaucoup suivant les divers auteurs : La plupart des arabettes croissent en Kurope ou dans les régions extra-tropicales Je l’Asie. Là s’échappaient, du milieu des marches rompues, les cylindres veloutés du verbascum, les cloches bleues des campanules, des bouquets gTarabette et des touffes d’éclairé dorée. (Ch. Nod.) h On dit aussi arabède et arabide.

— Eneycl. Le genre arabelte se distingue parmi les crucifères siliqueuses par les caractères suivants : silique déhiscente, linéaire, comprimée ; graines unisériées, aplaties, ovales ou orbiculaires, entourées d’un rebord membraneux plus ou moins marqué ; fleurs en grappes terminales. La principale espèce est l’arabette à feuilles sagittées, décrite aussi sous le nom de tourelte hérissée (bien qu’elle n’appartienne pas au genre tourette), plante bisannuelle hérissée do poils, à tige dressée, à fleurs blanches, petites, nombreuses, à silique longue, grêle, dressée, qui croit dans tous les lieux, pierreux, les bois sablonneux, les coteaux arides, et qui fleurit de mai à juillet.

ARABI s. m. (a-ra-bi). Ichth. Nom vulgaire donné à plusieurs espèces de muges.

Arniiian Gadaipiiin, histoire d’un cheval, $nr Eugène Sue. Ce petit roman est un de ces délicieux tableaux de chevalet qu’Eugène Sue excellait a peindre, et qui le délassaient de ses grands travaux. C’est l’histoire d’un des chevaux barbes envoyés en présenta Louis XIV par le bey de Tunis. Le grand roi dédaigna ces farouches coursiers, au poil soyeux et rare, à la jambe sèche et nerveuse, à l'œil de feu. On préférait alors aux fils du désert les massifs destriers mecklembourgeois, dont Van der Meulen nous a laissé l’image assez exacte dans ses batailles. Sous le coup de cette disgrâce, la noble bête descendit rapidement les degrés de l’échelle sociale des chevaux, et nous lo trouvons bientôt attelé à une lourde charrette dans les rues fangeuses de l’ancien Paris. Emu des mauvais traitements qu’il lui voit infliger par son brutal conducteur, un quaker achète le barbe et prend à son service un Nubien, qui, venu en France avec l’animal, avait, de loin, suivi les diverses péripéties do sa fortune. Les deux amis, l’homme et le cheval, partent pour l’Angleterre à la suite de leur

qualité de palefrenier, le "second p’our de boule-en-train aux étalons du gentilhomme. Mais, dès le premier essai, le noble sang qui court dans les veines de l’Arabe se révolte à l’idée de l’infâme métier qu’on lui a réservé ; aidé de son Nubien, il rompt ses entraves, se jette sur son rival, et, facilement vainqueur, reçoit de Rowena les faveurs destinées a l’étalon anglais. Une pareille témérité est sévèrement punie : le pauvre barbe est condamné à porter les légumes au marché, et Rowena, la jument coupable, comme ces jeunes filles qu’une faute grave oblige h se tenir éloignées du monde, est enfermée dans une boxe éloignée, jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde lo fruit do ses déplorables amours. Bientôt, en effet, elle donne le jour à un petit poulain grêle, nerveux, disgracieusement sauvage, auquel les employés du haras n’accordent nn’iine dédaigneuse attention. Les —:" ' à la course et qu’il surpasse en beauté.'Le bruit de ses exploits arrive jusqu’à lord Godolphin, qui veut essayer dans une course la vitesse du fils de Rowena ; le jeune cheval se montre digne de sa noble origine et triomphe de tous ses concurrents. Le secret du croisement des races chevalines était trouvé. Lo noble lord rappela de leur exil la pauvre Rowena et le vieux barbe, auquel il voulut donner son ; nom. Arabian Godolphin, c’est ainsi qu’on l’appela depuis ce jour mémorable, mourut de vieillesse, après avoir été la souche do cette vaillante race de chevaux pur sang oui dévorent aujourd’hui l’arène poudreuse des hippodromes de l’Europe civilisée. Celte charmante histoire, dans laquelle l’auteur a su

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vivement intéresser aux vicissitudes d’une exi tence chevaline, est, comme style surtout, ui des meilleurs productions du fécond rc

arabide, ÉE adj. (a-ra-bi-dé — rad. arabide). Bot. Qui a du rapport avec l’arabide.

— s. f. pi. Tribu de la famille des crucifères, ayant pour type le genre arabette ou arabide.

ARABID1E s. f. (a-ra-bi-dî). Bot. Genre de la famille des saxifragées, formé aux dépens des saxifrages, cl ayant pour type la saxifrage étoilêe.

arabidion s. m. (a-ra-bi-di-on — rad. arabide). Bût. Genre de crucifères siliqueuses, formé aux dépens des arabettes, et avant pour type l’arabette des Alpes, que l’on cultive dans les jardins comme plante d’ornement, il On dit aussi arabidium- (a-ra-bidi-omm), invariable : Les arabidium sont des plantes d’ornement, précieuses à cause de leur floraison précoce. (Béraud.)

arabidopsis s. m. (a-ra-bi-do-psiss — de arabide, et du gr. opsis, aspect). Section du genre sisymbre, do la famille des crucifères, qui paraît intermédiaire entre ce genre et les arabettes.

ARABIE, vaste presqu’île à l’O. de l’Asie, limitée par la mer Rouge, la mer d’Oman, le golfe Persique, l’Euphrate, les montagnes do Syrie et l’isthme de Suez. C’est un vaste plateau parcouru par des chaînes de montaj

dont l’ordre et la direction sont incocoupé par de vastes déserts de sable, vallées profondes, sans eaux ; habité par ues tribus indépendantes, les unes nomades, les autres sédentaires. Intermédiaire entre l’Asie et l’Afrique, jonction de la Méditerranée et de l’Océan indien, cette région était la route obligée du commerce des Indes avant la découverte du cap de Bonne-Espérance, et elle a exercé une immense influence sur les destinées de l’Orient, non-seulement par sa position, mais encore par le caractère de ses habitants, énergiques, spirituels, ardents. C’est de la qu’est sortie la religion conquérante de Mahomet. Sa surface est évaluée à 2,850,000 kilom. carrés ; sa plus grande longueur est de 2,700 kilom. ; et sa largeur, du détroit do Bab-el-Mandeb à l’Euphrate, de 2,240 kilom. La popul. actuelle est de 12 à 14 millions d’hab. Les anciens divisaient l’Arabie en trois parties qui n’ont jamais été bien délimitées : l’Arabie Pétrée, l’Arabie Déserte et l’Arabie Heureuse. Auj. on" peut la considérer comme divisée en six parties principales : l« le Lahsa, sur le golfe Pcrsique, pays très-chaud, stérile et mal connu, traversé par l’Aftan, sur lequel se trouve Lahsa, princip. ville du pays ; 201 Oman, également sur lo golfe Persique, et presque entièrement sous la dépendance de l’iman de Mascate, petit souverain qui a une marine respectable ; c’est le pays te plus commerçant de toute l’Arabie : la ville princip. est Mascate, port très-florissant ; 3° l’Hadramaout, sur le golfe d’Oman, pays peu connu, stérile, qui no fait guère qu’un commerce d’encens. Le principal port est Kesel ; 40 l’Yémen, sur la mer Ronge, gouverné despotiquement par un iman. C-'est un pays fertile, assez peuplé, dont la capitale est Sana, ville grande et forte ; les ports principaux de l’Yémen sont Moka, ville forte et florissante, et Aden, position maritime de premier ordre, ville importante par ses fortifications, son port et son commerce ; les Anglais s’en sont emparés, et commandent ainsi l’entrée de la mer Rouge ; 5U l’Hedjaz, sur la mer Rouge, cap. La Mecque, ville défendue par.trois citadelles et célèbre par la naissance de Mahomet. Les autres villes sont : Djeddah, le meilleur port de la mer Rouge ; Médine, ou la ville du Prophète, qui a pour port Yambo, ville fortifiée ; Akaba, village situé sur les ruines d’Asiongaber, d’où les Phéniciens et les Hébreux faisaient commerce avec l’Afrique et l’Inde ; Eldjy, sur les ruines do Petra, au nord de laquelle étaient Karack et Montréal, célèbres au temps des croisades ; Go le Nedjed, dans l’intérieur, partagé entre des tribus indépendantes et ne renfermant aucun lieu remarquable ; ses déserts sont parcourus par des Bédouins, brigands nomades et pasteurs : c’est là que les Wahabites, guerriers qui essayèrent do réformer l’islamisme, avaient étendu leur domination. Leur capitale était Deriah, assiégée et prise en 1818 par Ibrahim-Pacha, aujourd’hui déserte.

Les côtes de l’Arabie sont très-fertiles, ainsi que quelques petites vallées intérieures ; mais en général le climat est brûlant, et lo sol ne donne que peu de produits ; on n’y connaît aucun cours d’eau considérable ; les torrents qui se jettent dans la mer sont presque toujours a sec hors de la saison dos pluies ; les autres se perdent dans les sables. On n’y compte que deux saisons : la saison sèche qui, sur quelques points du littoral les plus éloignés des montagnes^ se prolonge toute l’année ; la saison des pluies, qui dure dans l’Yémen de juin à septembre, et dans l’Oman, de novembre à février. Les chaleurs sont excessives partout ailleurs que dans les montagnes ; le semoun ou samiel, vent brûlant du désert, souffle dans toutes les directions de l’intérieur vers les côtes. On trouve dans les montagnes le porphyre, le basalte, le marbre, l’albâtre et quelques pierres précieuses ; et dans d’autres endroits du gypse, du salpêtre, du natron, du soufre, du sel gemme et de l’asphalte. Il existe

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sur quelques points des mines d’argent, de cuivre, de plomb et de fer. Quelques vallées, particulièrement dans l’Yémen et l’Hadramaout, l’Arabie Heureuse des anciens, offrent de véritables oasis parées de la végétation la plus variée et la plus riche. Le dattier, l’arbre qui fournit à l’Arabe nomade sa nourriture habituelle, croît dans les régions les plus arides. Les autres plantes sont le caféier, originaire de cette contrée, où il est resté le plus renommé du monde pour l’excellence de son fruit ; la canne à sucre, le cotonnier, l’indigotier, le tabac, le pavot à opium, le bananier, le cocotier, l’arbre a manne, le grenadier, le figuier, l’olivier, l’oranger, l’abricotier ; de nombreuses plantes tinctoriales et médicinales, le séné, t’aloès, le tamarin, l’acacia à gomme, le bois de sandal, et les arbres qui produisent les aromates les plus Erécieux, le baume, la myrrhe, l’encens, le enjoin. Les céréales sont lo maïs, le froment, une espèce d’orge appelée dhourra et le millet, Parmi les animaux de l’Arabie, l’espèce la plus célèbre est le cheval, le compagnon et 1 ami de l’Arabe. La race des chevaux arabes est unique et sans égale. On y voit aussi le bceuf, le dromadaire, le chameau, ce vaisseau du désert ; te mouton, la chèvre, l'âne et le mulet. Parmi les animaux sauvages, on rencontre la panthère, le chacal, l’hyène, le sanglier, le loup, le renard et l’antilope ; l’autruche est commune dans les déserts. Parmi les insectes venimeux ou destructeurs, la sauterelle est le plus redoutable. Des bancs de corail hérissent tes côtes do la mer Rouge ; celles du golfe Persique sont célèbres par leurs riches bancs d’huîtres a perles.

L’Arabie ne fut soumise ni par les Grecs ni par les Romains. Au vue siècle, les Arabes, convertis à la religion de Mahomet, se répandirent sur une grande partie de l’Asie, en Égypte, au nord de l’Afrique et en Espagne ; ils fondèrent des États, qui se rendirent bientôt indépendants. Dès le xic siècte, les deux califats d’Orient et d’Occident furent à leur tour démembrés, en Espagne par les Maures, en Asie par les Turcs et les Mongols. À partir de cette époque, les Arabes se retirent peu à peu de la scène, et cessent d’être les propagateurs armés de l’islamisme. Au moyen âge, les Arabes ne se sont pas rendus moins célèbres par leurs lumières et leurs progrès dans les arts et les sciences que par leurs conquêtes. Leur littérature a surtout jeté un grand éclat sous le règne d’Haroun-al-Raschiid, eonla philosophie et la médecine, la géogruphii et l’histoire, et surtout la physique, les niitthé matiques et l’astronomie. Le poëme d’Autoet les Mille et une Nuits suffisent pour donner la plus haute idée de leur imagination brillante et do leur goût pour la poésie. Leur architecture n’atteste pas moins leur aptitude pour les arts. Les Arabes se divisent en deux classes : les Arabes cultivateurs à demeures fixes, et les Arabes ou Bédouins qui vivent sous les tentes et errent avec leurs troupeaux. L’état social et moral de ces peuples est resté, à peu de chose près, le même qu’à l’époque où les livres sacres nous les représentent comme étant toujours en guerre «avec leurs voisins ou avec eux-mêmes. Leur régime est toujours le régime patriarcal. Le cheik concentre en lui toute l’autorité do chef de famille, de chef militaire et du pontife. Dans l’Yémen existe une aristocratie féodale, dont l’organisation, les mœurs, les demeures, rappellent assez le moyen ûge européen. C’est h. l’extrémité de l’Yémen que se trouve la ville d’Aden, qui, en vingt-cinq ans de domination anglaise, a vu sa population monter de 1,000 à plus de 80,000 habitants. Le littoral de la mer Rouge, autrement dit l’Hedjnz, où se trouvent les villes' saintes, a plus ou moins reconnu l’autorité du sultan. Au sud do l’Hedjaz se trouvent encore des tribus qui, conservant les anciennes superstitions, n’ontpu jusqu’ici être convertics à l’islamisme.

L’industrie des Arabes est à peu près nulle. Elle se borne à fabriquer quelques tissus de soie et de laine. Le commerce des villes saintes est fort déchu de ce qu’il était autrefois. Les caravanes de 12,000 chameaux, qu’il n’était pas rare d’y voir arriver a l’époque des pèlerinages, se réduisent aujourd’hui à des caravanes de 1,000 et même de 500 chameaux.

ARABINE s. f. (a-va-bi-ne — rad. Arabie). Chim. Nom donné au principe immédiat qui constitue presque entièrement la gomme arabique : Varabine se dissout dans l’eau froide, et presque en toute proportion dans l’eau bouillante. (Orfila.)

— Encycl, h’arabine ne peut être obtenue à l’état cristallisé. Elle est incolore, insipide, inodore, transparente. Elle se dissout en toutes proportions dans l’eau, et plus promptement à chaud qu’à froid. La consistance mucifagineuse, visqueuse de la dissolution empêche des corps trôs-divisés de se précipiter ; c’est pour cela qu’on ajoute de la gomme a l’encre pour y tenir le gallato de fer en suspension. Uarabine est insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Desséchée h 100", elle olfre la même composition que le sucre decaime(CiïHiiO’i) ; desséchéeà 130», elle perd un équivalent d’eau, et présente la composition de l’amidon (C'2 IIer) O’O). La solution aqueuse de Varnbine possède à un haut degré la propriété de faire dévier à gauche les rayons de la lumière polarisée ; bouillie peu ARA

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dant longtemps avec de l’acide sulfurique étendu, elle se transforme d’abord en dextrine, qui exerce la déviation à droite, et finalement en glucose.

Ami.i nçiio Gailie (gi.i), opéra de Pacini, et son meilleur ouvrage, représenté à Turin le 25 décembro 1828. On chante encore en France un beau duo tiré de cette partition : Va, menzogner (va, trompeur). Le 24 janvier 1855, cet opéra fut représenté au Théâtre-Italien de Paris, avec le concours do deux excellentes cantatrices, MmesBosio et Borghi-Mamo.

ARABIQUE adj. (a-ra-bi-ko — rad. Aroiie). Qui appartient, qui est propre à l’Arabie. S’emploie souvent comme syn. de Arabe.

Comme arabique. Produit do la sôvo do plusieurs espèces d’acacias communs en Arabie, en Égypte et sur les côtes d’Afrique. Des fentes que Ion pratique près du tronc et aux branches de l’arbre, il découle uno liqueur visqueuse qui s’épaissit et se solidifie avec lo temps. On en fait un sirop très-usité eu pharmacie, et connu sous le nom dùsirop de nomme : La gomme arabique est souvent employée en médecine, dans l’art du confiseur, par les fabricants de couleurs, et pour donner le lustre aux étoffes. (Sandras.) Vous avez reconnu comme moi que la gomme arabique, le sucre et l’amidon, mis en poudre, donnent une substance absolument semblable. (Balz.)

— Poétiq. La fève arabique, Le café, qui nous est venu d’Arabie.

— Astron. Année arabique, Annéo du calendrier arabe. L’année arabique est lunaire, et se compose do douze mois, qui sont alternativement de trente et do vingt-neuf jours. Il Tables arabiques, Tables astronomiques dressées par les Arabes.

— Linguist. Langues arabiques, Branche des langues sémitiques, qui se compose do l’arabe ancien, de l’arabe littéral et de l’arabo

— s. m. pi. Hist. relig. Nom donné à des sectaires qui parurent au me siècle en Arabie, et furent ramenés dans le sein de l’Église catholique par Origène. Ils prétendaient que l’àmc mourait avec lo corps, pour ressusciter avec elle au jugement dernier.

ARABIQUE (golfe). V. Rouge (mer).

arabiquement adv. (a-ra-bi-kc-manxn.&, arabique). Ncol. À la manière dos Arabes.

ARAHIS ou ARMS, fleuve de l’ancienne Gédrosie, qui versait ses eaux dans la mer Erythrée, et séparait les Arabites des Orites.

arabisant (a-ra-bi-zan) part. prés, du v. Arabiser ;

— s. m. Philol. Celui qui possède lalangno arabe, qui en a fait uno étude spéciale : Un savant arabisant, il On dit aussi arabiste.

arabisé, ÉE (a-ra-bi-zé) part. pass. du

ARAEISÉE s. f. (a-ra-bi-zé— du lat. arabis, l’arabide). Bot. Syn. peu employé i’arabidéa.

arabiser v. n. ou intr. (a-ra-bi-zô — rad. arabe). Philol. S’occuper do la langue arabo d’une manière spéciale. Il Imiter la pompe un pou emphatique du stylo oriental.

— activ. Arabiser un mot, Lui donner uno forme, une désinence arabe.

ARABISME s. m. (a-ra-bi-smo — rad. arabe). Philol. Locution arabo ;'tournure, construction propre à la langue arabe.

ARABISTE s. m. (a-ra-bi-ste — rad. arabisme). Nom donné aux médecins occidentaux qui adoptèrent les principes do l’école arabo, au xtc siècle do l’èro chrétienne : Les arabistes disparurent à la Jlenaissance, époque où la médecine grecque, puisée aux sources, remplaça la médecine arabe.

— Philol. Syn. de arabisant, auquel il est préférablo, à cause do son analogie avec helléniste, latiniste, orientaliste, etc.

AUAMTjE ou A1UIUTES, nom d’une ancienne tribu de la Gédrosie, qui habitait la contrée maritime située entre l’Indus et l’Arabus. Ce pays forme aujourd’hui une petite province du Beloutchistan.

ARABLE adj. (a-ra-ble — du lat. arabilis ; formé de arare, labourer). Qui est propre à ctro labouré : Terres arables. Les sols arables sont presque tous le produit de la décomposition des roches qui forment la base de notre globe. (Chaptal.) Le sot arable est celui qui est susceptible de produire par la culture. (Raspail.)

— Antonymes. Illabourable, inexploitable, indéfrichable.

ARABOUTAN s. m. (a-ra-bou-tan). Bot. Grand arbre du Brésil, qui fournit le bois connu sous le nom.de bois du Brésil.

ATIABUS, fleuve de la Gédrosie, à l’ouest de l’Indus, séparait les Arabitaj et les Orita ;. Il s’appelle aujourd’hui Arabak, et plus souvent Pouraly ; il se jette dans l’Océan indien, près de Soumiany.

ARAC s. m. V. Arack.

AhaÇA, rivière du Brésil, dans la province do Rio-Grande du Sud.

aracacha s. m. Bot. Syn. do aracatcha.

ARACACHIRA, lie du Brésil, dans la province de Rio de Janeiro.