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par marcottes et par boutures, il a perdu un peu de son port et de ses habitudes. (Raspail.)

MARCOTTÉ, ÉE (mar-ko-té) part.passé du v. Marcotter, Mis en marcottes : Des œillets

MARCOTTÉS.

MARCOTTER v. a. ou tr. (mar-ko-térad. marcotte). Agric. Mettre en marcottes, faire une marcotte sur : Marcotter «ne vigne.

MARCOU, MARCOUL ou MARCULPIIE

(saini), en latin Morcuipims, abbé de Nanteuil, dans ie diocèse de Coutances, né à bsiyeux, mort en 553. Il fonda, dit-on, l’abbaye de Nanteuil. Ceux qui étaient malades des écronelles priaient ce saine pour être guéris. D’après une tradition, ce fut lui qui révéla la faculté qu’avnientlesrois de France do guérir cette maladie le lendemain de leur sacre. Sa fête se célèbre le 1er mai.

MARCOU (Jules), géologue français, né à Salins en 1824. Après de brillantes études faites h. Salins, à Besançon et au lycée Saint-Louis à Paris, des excursions dans le bassin de Salins et deux voyages en Suisse décidèrent de sa carrière. Il eut d’abord pour guides et pour conseillers le docteur Germain, le géologue Thurmain et Agassiz. Il s’occupa particulièrement des fossiles jurassiques, qui devaient être l’objet des recherches de toute sa vie, et, en 1846, il communiqua à la Société géologique de France ses ftecherckes géologiques sur le Jura salinois. Nommé en 1S1G préparateur de minéralogie à la Sorbonnc, il fut chargé, l’année suivante, de classer la collection paléontologique du Muséum. Vers la même époque, il explorait la Bourgogne, le Morvan et les montagnes du Wurtemberg en —sompagnie d’autres géologues. Nommé, au commencement de 1848, géologue voyageur du Muséum, il obtint d’aller visiter les États-Unis, le Canada et les autres possessions anglaises de l’Amérique du Nord, II y rit des excursions curieuses, soit seul, soit en compagnie de M. Agassiz, expédia à Paris de précieuses collections minéralogiques, et ne revint en France qu’en juin 1850. M. Marcou donna alors sa démission de l’emploi qu’il occupait au Muséum et, après un court séjour dans le Jura et en Suisse, il repartit pour le nuuvenu inonde. De retour aux États-Unis, il fut chargé par le gouvernement américain d’une expédition scientifique à travers les montagnes Rocheuses et les déserts de la Californie. Dans cette exploration (1853-1S54), il lit de précieuses découvertes, notamment celle du terruin jurassique, non encore reconnu dans le nouveau monde. Une maladie le surprit au milieu de ses travaux, et il dut revenir en Europe sans uvoir fait son rapport. Mis en demeure par M. Jeiferson Davis d’envoyer ce rapport ou de donner sa démission, il la donna et publia ses découvertes. En 1855, il fut nommé professeur de géologie paléoutologique à l’école polytechnique de Zurich ; mais en mai 1860 il retourna en Amérique, pour étudier les roches stratifiées contenant des débris fossiles. On doit à. M. Marcou ■ Recherches géologiques sur le Jura satinois avec carte (1846, in-4<>) ; Carte géologique des Etals-Unis, 8 planches, publiée en anglais (1853, iu-40) ; Résumé explicatif d’une carte géologique des Etuis-Unis et des provinces aitglaises de l’Amérique du Nord, avec planches (1855) ; le Terrain carbonifère dans l’Amérique du Nord (1855, in-8°) ; Sur te gisement de l’or en Californie (1855, in-8°) ; Lettres sur les roches du Jura et leur distribution géographique dans les deux hémisphères (1857-1860, in-S°) ; Notes pour servira une description géologique des montagnes Itocheuses (1358, in-8°) ; Géologie de l’Amérique du Nord, publiée en anglais, avec cuites et planches (1858, in-4°) ; Drias et trias ou le Nouveau grès rouge en Europe, dans l’Amérique du Nord et dans l’Inde (1859, in-8°) ; Sur te néocomien dans le Jura (1859, in-8°) ; Lettres sur les rochers du Jura, etc., avec mappemonde (1860, 2» et dernière livraison) ; Carte géologique de la terre (YVinterthur, 1862) ; les Héritiers travaux sur le drias et te trias en Jiussie (1870, in-8°) ; Note sur le cereus giganteus Engelmann (1870, in-8°), etc.

SIAHCOUF (SAINT-), village et commune de France (Manche), cant. de Montebourg, arrond. et à 14 kilom. de Vaiognes ; 700 hab. L’église, en grande partie romane, intéresse vivement les antiquaires. « La crypte, dit M. Parker, savant archéologue anglais, est de deux époques, dont la première nous paraît répondre au commencement du XIe siècle, et la seconde au commencement du xne ; mais je suis persuadé que d’autres la considèrent comme plus ancienne. Les murs de la crypte sont plus épais que ceux de l’abside qui la surmonte ; la fenêtre de l’E. est assez singulière, avec cinq colonnettes sur chaque côte et un petit oculus au-dessus. Cet oculus, quoique n’ayant pas 1 pied de diamètre, est fortifie a l’extérieur par une barre de fer. Comme il se trouve au-dessus de l’autel, si le saint-sacrement était conservé dans un ciboire suspendu, cette ouverture permettait, selon l’observation de M. Bouet, d apercevoir de la mer la lampe qui brûlait auprès. Les voûtes sont en style flamboyant dans la nef comme dans le chœur, mais les murs sont plus anciens. Le clocher latéral, au S., est de deux époques : le bas du xre siècle, et le haut du xiii" ; ce qui est singulier, c’est que trois voûtes existent dans ce clocher, et qu’elles

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appartiennent à trois époques. La plus élevée peut dater du xia siècle ; la seconde parait du xme siècle, et la plus basse du X" siècle. • La fontaine de Saint-Marcouf, située près de l’église, semble remonter au xive siècle ; elle a ta forme d’une maison avec toit de pierre.

MARCOUS5IS, village et commune de France (Seine-et-Oise), cant. de Limours, arroud. et à 34 kilom. E. de Rambouillet, dans un fond, près d’un étang ; l,7S5 hab. Carrières de grès ; culture et commerce de fruits. On y voit une belle église paroissiale, autrefois chapelle d’un couvent de célestins, et les restes d’un château.

Mareoussis doit son origine à un prieuré fondé sous la première race et qui dépendait de la célèbre nbbaye de Fontenelle ou de Saint-Wandrille, en Normandie. Plus tard, une partie du territoire ayant été aliénée par les prieurs, un fief laïque s’y établit et un château s’y éleva. En 13S8, la seigneurie de Mareoussis passa dans les mains de Jean de Motuagu, maître d’hôtel de Charles VI. Montagu reconstruisit le château primitif, qui tombait en ruine, et établit à peu de distance un couvent de célestins. Après la fin tragique de Jean de Montagu, la seigneurie de Mareoussis passa à la famiile de Graville. Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier séjournèrent fréquemment au château de Mareoussis et chassèrent aux environs. Aux Graville succédèrent les Balzac d’Entragues, entre les mains desquels Mareoussis demeura jusqu’aux premières années du xvnte siècle. La trop célèbre Henriette d’Entragues, maîtresse de Henri IV, résida longtemps au château de Mareoussis, et elle y eut avec le Béarnais de fréquents rendez-vous. C’est dans ce château et du consentement de Léon de Balzac d’Entragues,

que furent enfermés, pendant la Fronde, les princes de Condé et de Conti et le duo de Longueville. À l’époque de la Révolution, le marquis de Puységur, son dernier propriétaire, craignant qu’il ne fût converti en prison d’État, en ordonna la démolition. Il en reste néanmoins une tour assez curieuse.

MARCOU VILLE {Jean de), littérateur français. V. Marconvillk.

MARCQ EN-BARQEUL, petite ville deFrance (Nord), canton sud de Tourcoing, arrond.-et à 4 kilom. N. de Lille, sur la Klarcq ; pop. aggl. 4,330 hab. — pop. tôt. 7,548 hab. Filature de lin, de coton ; fabrication de chicorée, et de pipes, tannerie, teinturerie, tissage mécanique. Ancien château, entouré d’un parc, et dans lequel on a établi une institution secondaire. Aux environs, châteaux de la Tour et du Lazai’O.

MARCUARD (Robert-Samuel), graveur et dessinateur anglais, né en 1751, mort en 1792. Élève de F. Bartolozzi, il a gravé au pointillé et au burin des planches, parmi lesquelles on cite : Céphale et Procris, d’après Cipriani ; Psyché endormie, d’après "W. Hamiiton ; VInnocence, Diane et ses nymphes, l’Amour entraînant la Beauté, d’après Angelica Kaufmann, et les Plaisirs de l’été, la Surprise au bain, etc., d’après ses propres dessins.

MARCCCCI ou MARCCZZI (Augustin), peintre italien, né à Sienne. Il vivait au commencement du xvito siècle ; se rendit à Bologne, y suivit les leçons de Louis Carrache, puis se fixa dans cette ville, où il ouvrit une école de peinture qui fut très-fréquentée. Parmi les œuvres de cet artiste, fort en renom de son temps, on cite particulièrement la Procession, à Sienne, et la Mort de la Vierge, son chef-d’œuvre, à Bologne.

MARCULFE, moine français qui vivait à ce qu’on croit dans le vue siècle. Il réunit dans un recueil les formules des actes les plus usités de son temps. Ce recueil est divisé en deux livres ; le premier contient les chartes royales, et le second les actes des particuliers. V. formulaire,

MARCUS (Adalbert-Frédéric), célèbre médecin allemand, né à Arolsey, dans le comté de Waldeck, en 1753, mort en 1816. Il lit ses études médicales à Gœttingue, où il fut reçu docteur en 1775. Il revint alors dans son pays natal, dans l’intention d’y exercer la médecine ; mais, emporté par son goût pour l’étude, et voulant perfectionner ses connaissances, il alla à Wurtzbourg suivre les cours du professeur Siebold pendant deux années entières. En 1778, il s’établit à Bamberg, et devint successivement médecin du prince -évêque de

Wurtzbourget de l’évêquede Bamberg. Usant alors de son crédit auprès de ces personnages, il en fit usage pour faire avancer ia science et assurer la santé, publique ; il fonda un hôpital et un enseignement pour les élevés sagesfemmes. En 1803, il fut nommé, par le roi de Bavière, directeur général de tout le service médical et hospitalier dans les principautés de la Franconie, poste qu’il remplit avec zèle et intelligence jusqu’à sa mort, survenue à la suite d’une violente sciatique, à laquelle il succomba après deux mois de souffrances atroces. Marcus n’eut jamais d’opinions bien arrêtées en médecine, et il les eut même toutes alternativement ; il fut empirique, brownien et enfin de la secte des philosophes de la nature. Quelques auteurs l’ont considéré comme le précurseur de la doctrine physiologique ; ils sont allés un peu loin, et de nos

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jours on le jugerait autrement. Voici la liste complète de ses ouvrages : Disserlatio inauguralisde diabète (Gœttingue, 1775, in-4°) ; Frenkische arzneykundige Annalen, grossstentheils ans den 7igebûchern der Bamberger Krankenhauses gezogen (Bamberg, 1792, in-8°) ; Anirisirede bey letzten krankheit des H. R. R. Fûrtzen Franz Ludwig Bischoffen zu Bamberg und Wurzbourg (Wurzbourg, 1795, in-4°) ; Kurze Beschreibung des augemeinen Krankenhauses zu Bamberg (Weimar, 1797, in-8°) ; Magazin fur Spezieite Thérapie, keinik und staatsarzneykunde, nach den Grundsœtzen des erregungs-théorie (lêna, 1802-1805, 2 vol. in-8°) ; Die medicinisch-chirurgische Schule zu Bamberg dargestelll (Bamberg, 1804, in-4») ; Jahrbùcher der medicin ats vfissenschaft (léna, 1805-1S07, in-S°) ; Beytrœge sir Erkennmiss und Behand’ungdes gelbenFiebers(léna, 1805, in-8°) ; Entwurf einer speciellen Thérapie (1805-1812, 3 vol. in-8<>) ; Ephemeriden der Heilkunde (1810-1814, 8 vol. iu-8<>) ; Ueber den Jetzt herrsekenden ansteckenden Typhus (Bamberg, 1813, in-8°) ; Ueber den Typhus (Bamberg, 1813, in-8°) ; Der keichhusten, ùber seineErkennung, Nalur und’Behand’ung (Bamberg, 1816, in-8°). Quelques-uns de ces ouvrages ont été traduits en français, en entier ou en partie,

Mnrcus Brutus, tableau de L. David ; musée du Louvre. Brutus, rentré dans ses foyers après le supplice de ses fils, est assis il gauche, au pieu de la statue de Rome, qui le couvre de son ombre. Il tient à ia main une lettre adressée par ses fils à Tarquin. A droite, sa femme et ses filles expriment leur douleur à la vue des licteurs qui rapportent les corps des fils de Brutus. Le tableau est signé : L. David fbat Parisiis anno 1789. Co tableau, commandé par Louis XVI, fut envoyé au Salon de 1789, mais ne parut que vers la fin de l’exposition. David avait d’abord peint les têtes séparées du corps et portées par des licteurs ; des considérations politiques décidèrent ensuite l’artiste à les cacher, t II est bien, dit M. Viardot, que i’artiste ait placé dans l’ombre, près de la statue de Rome à la louve, la figure de Brutus, en qui luttent la douleur du père et l’héroïsme du citoyen, puisque, devant son action détestable et sublime, la conscience humaine hésite épouvantée et reste aussi dans les ténèbres. Mais cette figure devrait être seule avec le funèbre cortège, et former ainsi toute la composition ; car le groupe des femmes, froid, coquet, maniéré, hors de place, divise l’intérêt, l’affaiblitet rompt en deux sens l’unité. » Ce tableau a été popularisé par la belle gravure de Landon.

MARCDS GRJÎCCS, personnage presque inconnu qu’on suppose avoir vécu vers le xo siècle de notre ère. Il est auteur d’un manuscrit intitulé : Liber ignium ad comburendos hostes, dans lequel on trouve, parmi une multitude de recettes ridicules, la composition de la poudre et du feu grégeois, les moyens de distiller l’eau-de-vie et l’huile de térébenthine. Voici la recette que Marcus Greecus donne pour le feu grégeois : « Prenez du soufre pur, du tartre, de la sarcocoile, de la poix, du salpêtre fondu, de l’huile de pétrole et de l’huile de gomme ; fuites bien bouillir tout cela ensemble ; trempez-y ensuite de l’étoupe et mettez-y le feu ; il se communiquera à toutes choses et ne pourra être éteint qu’avec de l’urine, du vinaigre ou du sable. »

Marcns Sextus, tableau de Guérin ; musée du Louvre. Marcus Sextus, échappé aux proscriptions de Sylla, trouve à sou retour sa fille en pleurs auprès de sa femme expirée. Marcus est vu de face et assis sur le bord du lit ; il tient une main de sa femme dans les siennes, tandis que sa jeune fille, couchée par terre, lui tient les genoux embrassés. Ce tableau est signé à gauche ;

Guérin F., an VII, et, exposé au Salon de 1799, fut exécuté par Guérin, à Paris, deux ans après qu’il eut reçu le premier prix de peinture, et avant que l’Académie de Rome fût réinstallée. > David et Gérard, dit M. Villot, avaient peint deux sujets empruntes à la vie plus ou moins romanesque de Bélisaire, et Guérin eut d’abord la pensée de représenter le retour de Bélisaire aveugle dans sa famille ; mais lorsque ce tableau lut terminé, un de ses amis lui conseilla d’ouvrir les yeux du personnage principal et de lui donner le nom d’un Romain échappé aux proscriptions de Syila. Guérin adopta cette idée, et choisit le nom de Marcus Sextus, nom imaginaire, puisqu’on ne connaît pas de Romain qui l’ait porté. Ce tableau eut un immense succès, auquel la politique ne fut pas étrangère, parce qu’on y vit une allusion au retour des émigrés. »

Le Marcus Sextus remporta le premier prix de première classe et fut couronné publiquement par les artistes qui avaient pris part au concours. « Cette belle page, dit M. Viardot, est restée, je crois, l’œuvre capitale de Guérin. Il n’a plus retrouvé depuis la même austérité de forme et d’effet, le même style pur et châtié, la même profondeur de pensée, la même énergie d’expression. » Lu Marcus Sextus a été gravé par Blot et par Landon,

MARCDZZ1 (Sébastien), écrivain italien, né à Trévise en 1725, mort en 1790. Il cultiva les belles-lettres, la poésie, la musique, entra dans les ordres, devint chapelain et organiste de la collégiale de Cividad (1757), puis pro MARD

fessa le droit canon à Trévise. Outre de petits poSmes, publiés dans plusieurs recueils, il a écrit divers ouvrages, entre autres : Sopra i miracoli (Trévise, 1761) ; Discorso sopra la passione di N. S. (Trévise, 1763), etc. MARCY (William-Larned), homme d’État américain, né dans le Massachusetts en 1786, mort en 1857. Il quitta l’enseignement pour exercer la profession d’avocat à Troy, dans l’État de New-York, servit en 1812 comme volontaire, lors de la guerre qui éclata entre l’Angleterre et les États-Unis, puis remplit diverses fonctions administratives et judiciaires à Troy et à Albany. À partir de ce moment, Marcy prit une part active aux luttes politiques, lut élu sénateur au congrès en 1831, gouverneur de l’État de New-York en 1832, 1834 et 1836, rentra en 1838 dans la vie privée, reçut en 1845 la mission de déterminer les réclamations d’argent à faire au Mexique, et cette même année, après l’élection de Polk à la présidence, il entra dans le ministère, où il prit le portefeuille de la guerre, qu’il conserva jusqu en 1849. Pendant"’ son administration, la guerre éclata entre le Mexique et les États-Unis. Marcy fit preuve en ces circonstances d’autant d’habileté que d’activité, organisa des corps de volontaires et dirigea avec beaucoup de talent, de son cabinet, les opérations militaires. En 1852, Marcy devint un des candidats du parti démocratique à la présidence ; mais il se retira devant la candidature du général Pierce, qui fut élu et l’appela aussitôt à diriger les affaires étrangères. Dans ce poste, qu’il occupa do 1S53 à 1857, Marcy donna de nombreuses preuves de sa haute capacité. Les mémoires et les notes qu’il écrivit sur les questions extérieures à l’ordre du jour ont été publiés et sont fort remarquables. On cite notamment la déclaration relative au droit maritime international, laquelle établit sur les bases les plus larges l’indépendance de la navigation commerciale en temps de guerre. Peu de mois après sa sortie du pouvoir, Mercy mourut d’une attaque d’apoplexie, laissant la réputation d’un homme d’État très-habile et d’un orateur très-éloquent.

MARCZYNSKI (Laurent), littérateur polonais, mort vers 1850. Après avoir exercé dans plusieurs paroisses les fonctions de curé, il était devenu chanoine de la cathédrale de Kaminiee. On a de lui : Voyages exécutés en 1810 et en 1811 dans une partie de la Russie, en Allemagne, en France et en Espagne (Berdeyezew, 1816, in-8°) ; Petit manuel historique renfermant les événements les plus importants, depuis le commencement du monde jusqu’en 1815 (Berdeyczew, 1816, in-8») ; Annales depuis ta création du monde jusqu’en 1816, ou Précis d’histoire universelle (1817, in-8°) ; Choix de différents genres de poésie (Vilna, 1818, in-8°) ; Description statistique, topographique et historique du gouvernement de Podolie, travail très-estimé (Vilna, 1821, 3 vol. in-8°, avec cartes et planches).

MARCOVÈFE, reine de France, ou plus exactement de Paris, morte vers 570. Elle était fille d’un cardeur de laine et sœur de Miroflède, qui l’avait précédée dans le lit de Charibert et sur le trône. L’héritier de Clotaire, qui avait répudié Ingoberge pour épouser Miroflède, abandonna donc Miroflède pour Marcovèfe, et, malgré les remontrances de saint Germain, évêque de Paris, malgré l’excommunication fulminée contre lui, il épousa

sa maitresse, « pour laquelle, dit Grégoire de Tours, il était épris d’un grand amour. » Marcovèfe ne jouit pas longtemps de sa nouvelle fortune ; elle mourut peu de temps après que Charibert eut mis sur sa tête la couronne de Paris et d’Aquitaine.

MARDAÏTE s. m. (mar-da-i-te). Hist. relig.

Ancien nom des maronnes.

MARDASCII (Asad ed - Daulah Abou-Ali Saleh ibn), fondateur de la dynastie arabe des Mardaschides, né à Aïntab, sur l’Euphrate, vers 970, mort en 1029. Il était chef de la tribu de Kelab en Mésopotamie lorsque, ’ de concert avec d’autres chefs, il résolut d’enlever la Syrie aux Fatimites. Après avoir pris Alep (1024), il conquit rapidement la Syrie jusqu’à Balbek, qu’il" emporta d’assaut, se rendit ensuite maître de Damas (1026), mais fut tué trois ans plus tard dans une bataille que lui livra, près de Tibériade, l’armée du calife d’Égypte Dhaher.

MARDASCHIDE s. m. (mar-da-sNde). Hist. Prince n’une dynastie de sultans qui régna a Alep, en Syrie, au xie siècle.

MARDAV1DJ (Abour-Hedjadj-Mohammed), ■ fondateur de la dynastie des Zaïarides, né vers 800 de notre ère, mort à Ispahan en 035. Profitant de la décadence dans laquelle était tombé le califat, il résolut de se créer un empire dans la Perse septentrionale et de rétablir la religion des mages, qu’il professait secrètement. Courageux et habile, il s’allia avec divers chefs persans, qui l’aidèrent à renverser la dynastie des Aliîles dans le Tabaristan, celle des Kiyanides dans le Ghiian, se rendit maître des provinces de la mer Caspienne (928), s’empara d’Ispahan eu 930, fit mettre à mort un grand nombre de musulmans et obtint du calife l’investiture des pays conquis. Mardavidj se disposait à faire la conquête de Bagdad lorsqu’il se vit lui-même contraint de se défendre contre les Bouïdes, qui furent quelque temps maîtres de sa capi-