Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 10, part. 4, Mard-Memmonium.djvu/239

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DEUXIÈME COUPLET.

Fais en sorte qu’il te souvienue Qu’un Italien comme toi, Dans la minorité d’un roi, Après avoir bien fait des siennes. Fut enfin, par revers du sort, Quoique favori de la reine, Fut enfin, par revers du sort, Justement puni de ’a mort !

TROISIÈME COUPLET.

Quoique favori de la reine |..

Autant que tu l’es aujourd’hui, j Enfin il a été puni Pour avoir tant fait de fredaine» I Prends garde que les mécontents Ne t’en fassent bientôt de même ; Prends garde que les mécontents Ne t’en fassent bientôt autant I Mmnrine (BIBLIOTHÈQUE). V. BIBLIOTHÈQUE.

MAZARINESQUE tulj. (ma-zn-ri-nè-skede Mazarin, nom pr.). Qui appartient au cardinal Mazarin : Une créuture mazmunissqub. (Gui Patin.)

MAZARIN1 (Giulio), jésuite et prédicateur italien, oncle du célèbre cardinal Mazann, né à Païenne en 1544, mort à Bologne en 1622. Il enseigna la philosophie à Païenne, la théologie à Parts, devint recteur des collèges de Gènes et de Ferrare, et se livra avec succès à la prédication dans plusieurs villes d’Italie, notamment à Bologne, où il se fixa. Nous citerons de lui : Damd, Discorsi sul cinquanlesimo salmo, etc. (Rome, 160< 3 vol. in-4°) ; Somma délia vangehea osservanza {Venise, 1615-1618, 4 vol. in-4°) ; Il colosso Bubilonico (Bologne, 1619-1625, 2 vol. in-4<>).

MAZARINISER (SE) v. pr. (ma-za-ri-ni-zô — de Muzarin, nom pi-.). Devenir partisan du cardinal Mazarin : Le conseiller itoussel s’humanisa et se mazarinisa dès lors qu’on lui eut promis en secret le gouvernement de la Bastille pour son fils. (NoSl.)

MAzarinisme s. m. (ma-za-ri-ni-smede Mazarin, nom pr.). Politique du cardinal Mazarin ; système semblable à. celui de ce ministre.

MAZARINISTE s. (ma-za-ri-ni-ste — rad. mazarinisme). l’artisan du cardinal Mazarin.

MAZARON ou ALMAZARON, ville d’Espagne, prov. et à 34 kilom. S. do Murcie, à 2 kilom. de la côte de la Méditerranée, où elle a un petit port de commerce ; 6,560 hab. Mines d’alun.

MAZAS (Jacques-François-Marc), colonel français, né à Marseille en 1765, mort k Auslerluzen 1805. Aprèa avoir servi comme simple soldat en Amérique, il devint capitaine d’un bataillon de la Gironde en 1793, chef de brigade eu 1795, prit part, à la tète de la 34e demi-brigade, k vingt-six combats, à un siège, à trois batailles rangées, et montra un tel courage que ses compagnons d’armes l’avaient surnommé le Bravo. Comme colonel du 146 de ligne, il prit une part brillante k la bataille d’Austerlitz, où il trouva la mort. Par décret de 1806, son nom fut donné k une place de Paris.

. MAZAS (Jacques-Féréol), violoniste et compositeur français, né k Bêziers en 1782, mort en 1849. Il a mené une existence nomade des plus accidentées. Admis en 1802 au Conservatoire de Paris, dans la classe de violon dirigée par Rode, il remporta en 1805 le premier prix., avec une telle supériorité que M. Auber lui fit l’honneur d’écrire expressément pour

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lui un concerto, que le virtuose fit souvent entendre aux séances du Conservatoire. Attaché à l’orchestre du. Théâtre-Italien, Mazas ne sut point se contenter d’une position stable. On le vit parcourir successivement l’Espagne, l’Angleterre, l’Italie, i’Allemagne, -et enfin passer jusqu’en Russie, La chance ne le suivit point jusque dans cette dernière contrée ; car, vers la fin de 1826, il était on Gallicic, à Lomberg, dans une position des plus•’tristes, dénué de toute ressource et presque sans pain. Enfin la misère retira sa main de fer, et Mazas put traverser l’Allemagne poiir revenir à Paris. En 1830, il lit entendre, à l’un des concerts du Conservatoire, une scène de sa composition à grand orchestre et violon principal, qui fut jugée assez sévèrement Insouciant et peu soigneux de sa dignité, cet, artiste entra en qualité de premier violon au théâtre du Palais-Royal, et, après un court séjour k cet orchestre, accepta une place de professeur k Orléans. Kn 1837, il passa à Cambrai pour y remplir les fonctions do directeur de musique de l’École communale. Quatre ans après, il donnait sa démission, et disparut du monde musical. Cependant, en 1842, l’Opéra-Oomique représenta un ouvrage, le Kiosque, dont la musique est de Mazas. L’absurdité du poème entraîna ta partition dans sa chute. Après cet échec, Mazas retomba dans l’obscurité, et la Gazette musicale annonça sa mort en 1849, sans indiquer le lieu ni la date du décès

On a publié de cet artiste une méthode de violon devenue classique et diverses compositions pour le violon et l’alto., qui sont recherchées par les artistes et les amateurs ; 3t parmi lesquelles 0.11 cite : une barcarolle, une fantaisie espagnole, fantaisie poui la quatrième corde, trois quatuors, trois trios, des duos, la Consolation, élégie pour l’alto, et des romances dont plusieurs sont ravissantes. Mazas a écrit un grand opéra, Corinne au Capilole, reçu avec enthousiasme, en 1820, a l’Académie royale de musique et qui néfut point représenté.

MAZAS (Alexandre), littérateur français, né à Castres en 1791.mort à Paris en 1856 II fit les dernières guerres de l’Empire, entra dans le corps d’état-major, se démit de sou grade en 1S20, et fut nommé en 1821 conservateur adjoint k la bibliothèque de l’Arsenal, emploi qu’il perdit en 1830 pour refus de serment à la royauté nouvelle, Mazas fut pendant longtemps secrétaire du baron de Damas, gouverneur du duc de Bordeaux On lui doit les ouvrages suivants : Carnet historique et chronologique pour servir à l’histoire de France, d’Angleterre, d’Allemagne et des papes (Paris,

1820, in-so) ; les Trente premières années de Henri V, le Bien-Aimé, roi de France, récit fait en 1857 par un octogénaire né en l^TB (Paris, 1820, in-8<>) ; l’Enfance du duc de Bordeaux, en douze croquis avec texte (Paris,

1821, in-8<>) ; Vies des grands capitaines français du moyen âge (Paris, 1829, 7 tomes in-8° ; 1839, 4 vol. in-go), son ouvrage le plus important ; Saini-Cloud, Paris et Cherbourg, mémoires pour servir à l’hislaire de i.a révolution de 1S30 (Paris, 1832, in-go) ; Cours d’histoire de France jusqu’à la restauration de 1814 (Paris, 1834-1836, 4 vol. in-fco) ; les flammes illustres de l’Orient depuis l’établissement de l’islamisme jusqu’à Mahomet 11 (Paris, 1847, 2 vol. in-8°) ; le Languedoc* la Provence et la Guyenne (Paris, 1850-1852, 2 vol. in-S*) ; la Légion d’honneur (1854, m-8«).

Mo.o» (prison), prison de Paris située sur le boulevard du même nom, inaugurée en 1850, et l’un des premiers essais du régime cellulaire eu France. Nous n’avons pas ici k faire l’historique de ce régime, non plus qu’à examiner les nombreuses critiques auxquelles il a donné lieu (v. prison). Nous devons nous borner k une description de la maison d’arrêt qui nous occupe. Disons tout d’abord que son nom sfficiel est Maison d’arrêt cellulaire. L’administration a renoncé en 1858, k la désignation primitive de Prison Af’azas7 sur la réclamation de la famille du colonel Mazas, tué à Austerlitz, et dont la biographie précède. Mais l’usage sera toujours plus puissant que l’administration ; il a consacré le nom de Mazas, et nous nous conformons à l’usage..

Les travaux de construction de Mazas, commencés en 1845, furent terminés en 1850, et absorbèrent des sommes considérables. Lu prison, très-vaste, était destinée, dès le principe, à remplacer la prison de la Force, alors située rue Pavée-au-Marais, n° 22, et rue du Roi-de-Sicile, n»2. Lesterrains sur lesquels s’élevèrent les nouveaux bâtiments étaient occupés antérieurement par des maraîchers et par une usine, qui fut démolie. Les travaux marchèrent rapidement sous la direction des architectes Gilbert et Lecointe ; interrompus par la révolution de 1848, ils furent repris peu de temps après, et, le 19 mai 1850, eut lieu l’inauguration, c’est-à-dire l’installation des prisonniers qui étaient détenus àlaForce. Moins de douze heures suffirent pour transporter huit cent quarante et un prisonniers par les voitures cellulaires, pour les installer avec leur mobilier dans la nouvelle maison de détention, et pour procéder à leur écrou. A celle époque, les graves inconvénients qui, peu à peu, ont fait renoncer au système cellulaire en France n’étaient pas encore reconnus : il’ en résulta que les premiers malheureux qui, de la Force, se trouvèrent tout à coup internes dans les cellules de la nou MAZA

velle maison d’arrêt se livrèrent tout d’abord à des scènes de fureur et de désespoir qui menacèrent de prendre les proportions d’une petite émeute. C’étaient des cris et des clameurs continuelles, les condamnés, isolés les uns des autres et irrités de cette solitude, cherchant à s’appeler entre eux et à s’indiquer la galerie ou ils se trouvaient. Quelques-uns demandèrent comme une faveur d’être réintégrés k la Force. L’administration finit par s’émouvoir et ordonna une enquête : f Académie de médecine fut consultée. M. le docteur de Pietra-Santa, médecin en chef des Madelonnettes, résuma ainsi, dans son mémoire présenté k l’Académie de médecine, les’ conséquences du système de l’isolement : • Le système cellulaire employé k la maison d’arrêt amène futilement le ’.rouble des fonctions intellectuelles, La cellule développe les engorgements scrofuleux ; elle pousse au suicide ; en prenant la moyenne de quatre années, sur 25,268 prisonniers, jn trouve 26 suicidés et 43 tentatives. » L’Académie de médecine se prononça contre l’emprisonnement cellulaire, et le déclara contraire aux principes d’hygiène et de nature à exercer sur la santé’ dçs détenus une influence d’autant plus fâcheuse, que la détention doit être plus prolongée.

Cette décision fit renoncer k l’application, rigoureuse du système d’isolement ; ’ mais comme la prison Mazas avait été exécutée sut un plan tout spécial, qui ne permettait pas sa transformation en prison ordinaire, on en modifia la destination, en l’affectant exclusivement aux détentions préventives : « Dans ce cas, dit un écrivain contemporain, la claustration isolée, loin d’êtréun inconvénient, préseute, en général, l’avantage de ne pas mêler des prévenus arrêtés pour des causes très-diverses, et sous des prévention ? dont le caractère moral diffère essentiellement. En outre, l’individu qui peut être acquitté le lendemain n’a pas à subir un contact regrettable, souvent dangereux, »

La maison d’arrêt cellulaire est entourée d’un mur d’enceinte élevé qui en dérobe la vue aux passants, mais les curieux tournent aisément cette difficulté : il suffit pour cela de monter sur te viaduc du chemin de fer de Vincennes qui traverse le faubourg Saint-Antoine ; on peut alors embrasser dans un coup d’céil unique la totalité des bâtiments. Qu’un se figure un gigantesque moyeu de roue auquel vienneut converger de nombreux rayons qui son* autant ie galeries étroites, séparées par des cours profondes, et hautes, comme le moyeu central, de plusieurs étages et on aura immédiatement une idée générale de cet ensemble. Ces galeries ou rayons sont au nombre de six ; ce que nous avons figuré par le moyeu est un pavillon k colonnes, dont le rez-de-chaussée forme le poète de surveillance générale, tandis que le premiet étage est disposé en chapelle. Cette chapelle est ornée d’un autel de marbré blanc, et sur les murs se détachent en lettres rouges ces paroles de l’Évangile : Gaudium ûuujis eri’ in cœlo super uno peccalore pœniteniiam agente guam super notiaginta nouent justis gui non mdigeant pœnitentia. (H y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui ne font pas pénitence.) Du centre de cette chapelle on embrasse alternativement, dans Un regard, chacune des six galeries dont les portes viennent y converger. C’est de ce centre, qui se reproduit presque uniforme k tous les étages, que doiveut partir toutes les communications, tous les ordres : c’est k ce centre qu’ordres et communications doivent faire retour. À cet effet, dit M. de La Bédollière, k l’intéressant travail de qui nous emprunterons plus d’un détail intéressant, k l’angle gauche de chacune des six galeries se trouvent les orifices de téléphones ou tuyaux porte-voix, en nombre égal k celui des employés échelonnés pour le service dans les galeries. Près de chaque porte-voix est un mécanisme de sonnette qui, mis en mouvement, avertit le gardien d’avoir k placer son oreille k l’orifice de correspondance, pour recevoir la transmission île 1 ordre ou de l’avi3 qui le concerne. De même, dans chaque cellule se trouve un bouton de sonnette : lorsque ce bouton est agité par le détenu, l’avertissement se communique au centre, et fait en même temps tomber eu saillie au-dessus de la porte de la cellule une laine de métal qui indique de quel numéro vient l’appel. Les six galeries forment chacune deux étages superposés ; elles sont éclairées par le haut durant le jour, et la nuit par de nombreux becs de gaz. Les cellules sont disposées k gauche et k droite.

, Il y a à Mazas 1,200 cellules, A savoir :

Pour les détenus 1,117

Pour les surveillants 16

Pour les bains 14

Pour les punitions 14

Pour les escaliers de communication 18

Pour les passages des préaux. 10

Pour les avocats 11

Total....... 1,200

Les cellules sont spacieuses, saines et aérées. Leur mobilier se compose d’un hamac qui.se suspend k des crampons fixés dans le mur et que chaque détenu doit enlever et rouler le matin sur une planche ; d’une table,

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d’un tabouret en bois, d’un bidon k eau, de deux gamelles en fer battu, d’un siège d’aisances inodore k ventilateur, d’un bec de gaz et de quatre supports en bois placés aux angles. La ventilation en est parfaitement aménagée par le système suivant, dont nous extrayons la description d’un travail officiel : « L’air neuf, dit ce document, s’introduit dans chaque cellule par trois orifices garnis d’une grille et placés k des hauteurs différentes : ces trois orifices communiquent avec une seule et même prise d’air ouverte dans le mur extérieur. L’air vicié s’engouffre dans le ’uyau de chute du siège d’aisunces, siège dont le couvercle, lors même qu’il est abaissé, est maintenu k une distance convenable de ta lunette, afin de ne pas gêner le passage de l’air qui doit s’y engager. Tous les tuyaux de chute, correspondant chacun k un tonneau distinct, sont placés sur une même ligne des deux côtés d’une cave qui règne dans toute la longueur du bâtiment qu’elle dessert. Les six caves, comme les six corps de bâtiment, convergent vers un centre commun. » Quant à la ventilation de chaque cellule en particulier, elle s’obtient de la manièro suivants : la colonne d’air chaud qui monte dans la cheminée centrale fait appel k l’air de la cave circulaire ; a mesure que celui-ci s’écoule vers la cheminée, il est remplacé par l’air des caves longitudinales qui, lui-même, ne peut se raréfier sans que l’air des cellules, passant par les sièges d’aisances, vienne aussitôt pour rétablir, l’équilibre de pression ; mais en même temps l’air extérieur, c’est-à-dire l’air neuf, afflue dans les cellules. Une expérience récente a montié l’excellence du système de ventilation de la prison Mazas ; trois personnes se sont renfermées dans une cellule et y ont fuiné sans interruption pendant une heure ; la fumée disparaissait k mesure qu’elle était produite, et l’air conservait sa transparence jusqu’à la fin. Cette circonstance est une grande consolation pour les prisonniers de Mazas, dont la pipe peut sans inconvénient tromper les longs ennuis.

Quant au régime intérieur de la prison, le voici en résumé : les grandes’cours qui séparent chaque galerie de cellules sont divisées chacune en vingt promenoirs, dans lesquels tout détenu a droit de prendre de l’exercice au moins une heure par jour. Une partie de ces promenoirs sont abrités d’une couverture eu cas de mauvais temps. Les détenus s’y promènent alternativement, et toujours isolément, et par suite d’un système analogue & celui des bâtiments, d’un pavillon placé au centre de chaque cour, les gardiens peuvent suivre tous les mouvements des prisonniers et au besoin répondre k leur appel, lorsqu’ils demandent k rentrer avant l’heure fixée. Uno infirmerio bien aménagée, et conçue comme le reste des bâtiments eu vue de la destination spéciale d’isolement, est adjointe k la prison, ainsi que des salles de bain d’une propreté et d’une commodité remarquables, une pharmacie, etc.. etc. Chaque détenu n’est connu k Mazas que par le numéro de sa cellule, inscrit sur une plaque accrochée k la porte et que l’on retourne pour indiquer soit que le détenu est au promenoir, soit qu’il est à l’instruction. Les punitions sont, suivant la gravité des cas : la privation do promenade, la mise au pain et k l’eau, la privation du hamac, la privation du travail et la cellule de punition, cachot obscur, mais fort rarement occupé. Le service des cuisines se fait d’une manière ingénieuse : le matin et le soir, aux heures des repas, lorsqu’on a enlevé de dessus les fourneaux, au moyen d’appareils spéciaux, les profondes chaudières de cuivre où les aliments ont subi leur cuisson, la portion de chaque détenu est répartie dans sa gamelle. On dispose alors ces gamelles pleines sur des plateaux de fonte, puis on les superpose dans de légers chariots de fer, qui eux-mêmes, enlevés k l’aide d’un treuil et de contre-poids, montent k chacun des étages où ils s’arrêtent pour être déposés sur une sorte de chemin de fer qui s’étend dans toute la longueur de chaque galerie et permet de servir k tous les détenus presque en même temps leur portion par le guichet pratiqué k cet effet k leur porte. Le personnel d’administration et de surveillance de la maison d’arrêt cellulaire se répartit ainsi ; 1 directeur, 4 commis greffiers, 1 brigadier, 7 sous-brigadiers, 64 surveillants, 1 lingère, 3 aumôniers, 1 médecin, 1 pharmacien, 1 surveillaiite-fouilleusc,2 barbiers, 4 commissionnaires, enfin 33 détenus employés comme auxiliaires.

Telle qu’elle est, .la prison cellulaire de Mazas est un des monuments les plus achevés eu son genre ; le visiteur qui est admis k la parcourir est saisi d’un sentiment invincible d’étonnement, tant toutes les proportions et dispositions y ont été prises avec une régularité et une certitude mathématiques. Sauf une seule critique, elle égaie en perfection (en admettant momentanément le point de départ aujourd’hui reconnu faux qui a préside k sa construction) les meilleurs modèles que l’Angleterre et l’Amérique olfrenten ce genro. Nous voulons parler de l’aménagement de la chapelle : il est absolument impossible aux détenus de Mazas d’assister à proprement parler au service divin ; chaque dimanche, on se borne k entre-bàiller k l’aide d’un verrou spécial les portes des cellules de manière que le prisonnier, en dirigeant ses regards vers le centre, aperçoive l’autel et l’officiant. On sent toute 1 insuffisance d’une pareille disuo-