Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 12, part. 4, Ple-Pourpentier.djvu/229

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danseuses, les émigrés, les agioteurs et la jeunesse dorée qui 1 entoure, obtint un succès sans pareil. Elle fit la tour des journaux,

Ponsard était atteint mortellement par la maladie qui devait l’enlever trois mois plus tard, lorsque le Théâtre-Français donna sa dernière œuvre, son testament poétique, Galilée, drame en trois actes et en vers (7 mars 1867). Il n’avait pu lui-même diriger les répétitions de sa pièce, qui réussit au delà des espérances de ses amis. C’est à peine si, entre des crises douloureuses, il eut conscience de son dernier triomphe. Poëme plutôt fait pour la lecture que pour la scène, Galilée traçait le tableau des luttes de la science contre les préjugés abrités derrière la foi. Dans les conditions où il se présentait, il pouvait passer par une protestation. Comme son héros, le drame avait été soupçonné, accusé, convaincu d’hérésie ; on le disait dangereux, propre à répandre :1a contagion de la libre pensée. Ces rigueurs avaient fait d’avance h l’œuvre de Ponsard une sorte de célébrité ; les attaques des journaux cléricaux achevèrent d’intéresser le public k sa réussite. Comme pièce, Galilée n’existe pas. Le mouvement, l’agencement dramatique lui manquent ; le souffle d’une conviction forte y supplée souvent.

On a de Ponsard des poésies insérées dans divers recueils et une comédie en prose k peu prés inconnue des biographes, Molière à Vienne, en deux actes, jouée sur la théâtre de sa ville natale le 9 octobre 1851 et imprimée dans le Journal de Vienne du 12.

Quoique sa carrière n’ait pas été de longue durée si l’on compte les années, Ponsard a eu le temps d’élever son monument. Sera-t-11 plus durable que l’airain, ce monument ? La postérité peut seule le savoir. On peut constate^ dès à présent, qu’il s’en exhale un parfum d honnêteté littéraire qui remonte aux anciens maîtres. Ce n’est pas son moindre mérite, et qui sait ? ce sera peut-Être l’originalité et la gloire du poste d’avoir fait circuler dans les veines de la comédie moderne, . après tant de fièvres et de langueurs, un reste de ce sang vigoureux et pur qui semblait tari, et de n’avoir pas craint de nous paraître banal, pour être plus sûr d’être vrai. Que ses œuvres ne soient souvent que des grisailles, nous l’accordons ; mais les grisailles de l’art, consciencieusement exécutées, n’ont-elles donc

pas une sorte de valeur exceptionnelle dans un temps où les barbouillages de carrefour et les productions mercantiles encombrent la théâtre et le roman ? L’œuvre de Ponsard peut servir à l’étude des oscillations de l’esprit humain. À toutes les périodes littéraires brillantes, vivantes et hardies, ont succédé des périodes ternes, languissantes et timides. Après le pindarique Ronsard vient le sec Malherbe ; après le chaud Régnier, le froid Boileau ; après le vigoureux Corneille, le délicat Racine. L’école glacée de l’Empire s’était fondue aux rayons de l’ardente génération dont "Victor Hugo était le chef. Cette école provoquo k son tour une réaction, et cette réaction se trouve avoir pour chef de file l’auteur de Lucrèce ; mais notons ceci : on n’échappe jamais à son époque, on tient toujours par quelque point à son temps ; le poëte « du bon sens subit ceux qu’il semble être appelé à combattre. Au milieu d’alexandrins débonnaires, classiques, à les croire extirpés de Guimond de La Touche ou de Luce de Lanciyal, il fait sonner volontiers le cuivre et l’airain de l’hémistiche romantique. Corneille, le grand Corneille, avait une trappe dans sa chambre ; il la levait pour demander une rime à son frère. Ponsard, lui, avait deux trappes pour le moins, l’une à droite, l’autre à gauche de son bureau d’acajou ; par la première, il disait k Corneille : passe-moi un tour de phrase archaïque ; par la seconde, il demandait à Hugo un hernanisme. Seulement, par’ l’un ou par l’autre trou, au lieu de Corneille et de Hugo, c’était ou Laharpe, ou Andrieux, ou Collin d Harvîlle qui parfois répondait, et vite, vite le ton éclatant s’éteignait, s’éteignait sous la poudre k frimas de quelque perruque immortelle ; à leur défaut, M. Joseph Prudhomme apportait sa prose ronflante et cossue à découper par tranches de douze syllabes. M. Joseph Prudhomme était grand admirateur des ouvrages de Ponsard ; leurs

couleurs peu voyantes allaient à son œil bourgeois ; M. Prudhomme nourrit une secrète

aversion pour les maîtres farouches qui se laissent emporter par la passion et palpitent avec leurs grandes ailes d’aigle parmi les petites porcelaines, les verroteries, les chinoiseries et les bondieuseries dont il meuble son salon. Ponsard, sage comme une blanche perruche, retenu au bâton de Thespis par la reluisante chaînette du lieu commun, lui a toujours paru sans danger aucun pour ses étagères et ses pots de fleurs. Trouvant en lui un Eschyle et un Juvénalà sa portée, il lui a crié : bravo ! et l’a posé sur une console. Il l’a posé sur une console, non pas, entendons-nous bien, parce qu’il était k la fois un Eschyle et un Juvénal, armé d’une main du glaive vengeur et de l’autre du fouet de la satire ; non, il l’a mis là parce que ses fureurs tragiques et ses emportements comiques sont de ceux dont on peut parler devant les dames et même devant les demoiselles, .tout en jouant aux dominos ; que ses œuvres ne tiennent guère plus de place dans l’imagination que son buste en biscuit de Sèvres sur un meuble d’acajou,

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«La réussite extraordinaire de l’ordinaire, voilà la philosophie des triomphes de M. Ponsard I » s’écrie M, Aubryet, qui se montre envers l’auteur de Lucrèce d’une sévérité souvent excessive. Selon lui, ce qu’il y a de sérieux dans son œuvre, « d’ailleurs honorable, » c’est la personnalité morale. «L’homme, mérite trop rare, soutient l’écrivain. Il s’exhale de ses pièces une odeur saine, et non quelquefois sans charme. Son théâtre sent le renfermé ; mais, en même temp’s, il a gardé comme la senteur honnête d’un autre sièôle. Sa pensée n’a pas grande portée ; Sa personne y supplée pour ainsi dire. » C’est, d’ailleurs, avec l’éloge de la personne qu’on panse généralement les vives blessures faites au poëte, en tant que

Soëte et auteur dramatique. « Un honnête omme, un homme de cœur, disait M, de Pontmartiu, après Y Honneur et V argent, luttant pendant dix années, ne se laissant pas décourager par des difficultés exceptionnelles, se refusant à toute transaction avec la littérature mercantile, tombant sans murmure, se relevant sans bruit et terminant la lutte par une bonne comédie, cet homme offre, en définitive, un spectacle assez noble et assez rare pour qu’il soit permis de jeter bas les armes et d’honorer en lui la sincérité du talent et la dignité des lettres. « Ecoutons M. Paul Foucher : « En résumé, dit-il, je trouve de grandes ressemblances entre M. Ponsard et Casimir Delavigne ; tous deux, chacun k son époque, ont été les soldats d’une réaction en se ressentant de la transition. Mais bien que les principales qualités de l’écrivain disparu (Casimir Delavigne) aient manqué k M. Ponsard, je n’hésite pas k croire que l’avenir appartient plus k ce dernier. Il n’a aucunement l’habileté scénique de son prédécesseur ; mais il n’a pas sacrifié comme roi aux préoccupations de l’actualité, aux passions du premier-Paris. L’écrivain apporte une honnêteté plus stoïque dans la comédie et dans la tragédie historique, si exploitée par son prédécesseur au gré des polémiques contemporaines, une impartialité d’un caractère bien autrement sérieux. Le dessin général des pièces de M. Ponsard est enfantin. Il prend l’événement sans se donner la peine de le dramatiser, même de l’arranger. Il n’y a pas d’autre raison pour, le premier acte de précéder le second, et ainsi de suite, sinon l’ordre chro’ nologique des faits ;.souvent l’action revient sur elle-même et se répète, notamment dans Agnès de Méranie, où l’on pourrait presque modifier impunément l’ordre des actes, et dans le Lion amoureux, où le quatrième acte nous fait exactement assister aux mêmes péripéties du cœur que le second, comme si le retour d’un pendule mis en jeu réglait la pièce. Mais, par cela même que le procédé de l’auteur est un peu primitif, il a la vérité de l’initiative, la grandeur de la simplicité et il atteint même quelquefois k ce sublime spontané qui devient la plus haute expression de l’art, précisément parce que l’auteur semble n’y avoir pas eu recours. Les grands succès d’argent de M. Ponsard sont la plus irréfragable réfutation de ce paradoxe de la lassitude, de ce.prosaïsme systématique et découragé de certains esprits, qui déclarent le théâtre fait exclusivement pour les succès de métier, sous prétexte que le métier y obtient, en effet, d’immenses vogues. Le drame peut manquer impunément, jusqu’à un certain point, dans la fable, quand il se retrouve dans la puissance du langage, et le moment revient toujours où la foule sent le besoin d’être infidèle aux faiseurs habiles pour les poètes de race. La place de M. Ponsard dans la littérature contemporaine est restreinte à coup sûr, niais élevée. On dirait quelque obélisque étroit à la base, mais haut au "sommet et je crois que son monument sera durable, précisément païce que l’auteur n’a pas sacrifié son individualité d’écrivain ou sa conscience d’historien aux passions actuelles, dont il ne s’est occupé que pour les flétrir ou les moraliser avec une rare probité. »

Quelques mois avant sa mort, Ponsard avait été fait commandeur de la Légion d’honneur. Une pension de 6,000 francs a été accordée k sa veuve. La ville de Vienne, où Ponsard était né, qu’il aimait.et où on l’aimait, a accueilli sa dépouille avec cette triste satisfaction de la mère heureuse de posséder au moins la tombe de son enfant. Elle a ouvert une souscription pour élever sur une de ses places un monument au poète qui l’illustre. Le conseil général, en votant une somme de 1,000 francs, a décidé, en outre, qu’une des rues de Vienne prendrait le nom de Ponsard. C’est k Passy-Paris, dans le chalet de Jules Janin, que Ponsard a vécu ses derniers jours.

PONSON DU TERRAIL (Pierre-Alexis, vicomte), fécond romancier français, né à

Montmaur, près de Grenoble, le 8 juillet 1S29, mort k Bordeaux le 20 janvier 1871. Il était neveu du général toscan du Terrail et se donnait, peut-être sérieusement, comme descendant de Bayard, sieur du Terrail. On le destinait à la marine, mais son inaptitude aux études mathématiques et même à toute espèce d’étude le fit renoncer k cette carrière. En 1818, il était k Paris et, lors de la formation de la garde mobile, il s’y fit admettre avec le grade d’officier ; mais il rentra dans la vie civile aussitôt que cette milice improvisée fut versée dans l’armée régulière. Ses premiers essais, comme romancier, datent des années 1850 et 1851 ; il fit insérer quelques

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feuilletons dans la Mode et ('Opinion publique, et, dès 1853, il avait pris possession de son public, un public k part, au moyen de sa première grande composition, les Coulisses du monde (4 vol. in-8"). Depuis cette époque jusqu’à la guerre de 1870, il ne cessa de fournir abondamment de feuilletons la Patrie, ('Opinion nationale, le Petit journal, la Petite Presse, le Moniteur du soir, successivement et même ensemble, car on le vit quelquefois, notamment en 1865, attelé dans cinq journaux à cinq feuilletons différents, tour de force dont Alexandre Dumas aurait pu être cru seul capable. Dans les seules années 1858 et 1859, où Rocambole parut k l’horizon, le Journal de la librairie enregistra k son compte soixante-treize volumes. Naturellement, il y a bien du déchet dans cette extravagante production, sans compter que, réduits en in-12 ordinaires, ces grands in -8° de cabinet de lecture fondent k vue d’œil. Tel de ses romans, dans la réimpression, semble résoudre le problème impossible de la-, partie plus grande que le tout ; composé de trois ou quatre parties de chacune huit ou dix volumes in-8», il ne forme plus que deux ou trois volumes in-12. L’œuvre de Ponson du Terrail est k la fois trop considérable et trop peu littéraire prfur supporter l’analyse. On "ne peut refuser au romancier une certaine habileté, du savoirfaire dans l’entre-croisementdes intrigues ; il a une imagination singulière, mais il n’intéresse qu’kl’aide d’enchaînements d’aventures invraisemblables, et la vulgarité de ses personnages, bons tout au plus k peupler les bagnes, a quelque chose d’écœurant. Héritier des procédés faciles d’Alexandre Dumas, soit qu’il les applique k l’histoire, comme dans les interminables séries de la Jeunesse du roi Henri, dont l’ensemble forme une soixantaine de volumes in-8°, soit qu’il les applique à l’étude des mœurs modernes, ou plutôt des mœurs excentriques, comme dans les Drames de Paris et le fameux Iioeambole (ensemble, plus de 100 vol. in-go), le trop fécond romancier n’a ni le charme du grand conteur, ni son style aisé etftuide, ni cette justesse d’aperçus qui fait que la fiction se superpose agréablement k l’histoire et ne gâte pas trop la physionomie d’une époque. Il lui manquait pour cela l’étude des faits, des mœurs, et ce que l’on a relevé de méprises et de bévues dans ses improvisations écrites au jour le jour formerait, k son œuvre, un supplément aussi

amusant que n’importe quelle partie de Rocambole. Ainsi, dans ses Escholiers de Paris, il explique le sobriquet de La Ramée donné à l’un de ses’ personnages par l’usage où l’on était alors, au xvie siècle, de latiniser les noms ; dans le même roman, qui se passe sous François II, il y a un moine impayable qui sait son Molière par cœur. « Mon cher, dit il k un de ses amis,

Il est avec le ciel de» accommodements 1 • et plus loin il s’écrie :

Ah ! pour être dévot, on n’en est pas moins homme.

11 jure aussi par saint Ignace de Loyola, qui ne fut canonisé que beaucoup plus tard ; c était un moine bien en avance sur son temps. Dans la Jeunesse du roi Henri, Godolphin, égaré par une nuit sombre, a d’assez bons yeux pourtant pour reconnaître qu’il se trouve devant la façade du Louvre, la colonnade do Perrault, construite seulement deux cents ans plus tard, etc., etc. Tantôt le romancier nous représente un général les bras croisés et lisant son journal, ce qui est une pose bien gênante ; tantôt un certain Melchior, • qui n’avait cessé déboire durant toute la route et n’avait point desserré les dents. • (Les Etudiants de Heidelberg.) Ce sont des peccadilles. Dans les Exploits de Rocambole et leurs longues suites, des personnages secondaires, morts violemment dès les premiers chapitres, réapparaissent aux tomes XX ou XXX, sans que l’auteur, oublieux de leurs mésaventures tragiques, prenne la peine de motiver ces surprenants phénomènes de résurrection. On raconte k ce propos que, pour éviter k l’avenir de si futaies méprises, il faisait confectionner de petites poupées, habillées des costumes précédemment décrits par lui et portant les noms de tous ses personnages ; à mesure qu’il en tuait un dans son feuilleton, il en inhumait l’effigie dans un placard spécial, le Père-Lachaise de ce monde imaginaire.

Malgré toutes les bévues dont il se rendait coupable, et dont il était le premier k rire de bon cœur, Ponson du Terrail était lu, et même lu avec avidité.Un de ses feuilletons faisait immédiatement hausser, dans des proportions extraordinaires, le tirage du journal. La Patrie, le Petit journal, la Petite Presse lui durent un nombre incalculable d’abonnés, et, à ce point de vue, cette littérature, quoique grossière, n’est pas si méprisable ; c’est quelque chose que de donner le goût de la lecture aux masses, de créer des couches nouvelles de lecteurs, et les plus sérieux chefs-d’œuvre, fût-ce le Gil Blas de Le Sage, auraient été totalement impuissants k cet égard. Le tout serait de faire en sorte, le résultat une fois obtenu, que les amateurs de ce genre impossible et abracadabrant en viussent k se nourrir de viande moins creuse.

Ponson du Terrail, qui fournissait, bon an mal an, ses trente ou quarante volumes, * n’eut jamais ni secrétaire ni collaborateur, sauf pour deux drames découpés dans ses romans, Rocambole, avec M. Anicet Bourgeois (théâtre de l’Ambigu, septembre 1801), et la Jeu-

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nesse du roi Henri (théâtre du Chfttelet, 1864). Il travaillait beaucoup, mais d’une manière originale. Levé à quatre ou cinq heures du matin, il écrivait jusqu’à dix heures, tout d’une haleine, les deux, trois ou quatre feuilletons qui devaient paraître le lendemain dans autant de journaux différents. À dix heures, sa journée était achevée ; il descendait de son cinquième étage de la rue Vivienne, fumait un londrès et allait déjeuner. Le reste de la journée était donné k la salle d’armes, k la promenade au bois, k tous les exercices du corps, où il excellait. C’était une nature franche, sympathique ; un seul trait révèle chez lui quelque noirceur d’âme, aussi en fut-il puni. Un.de ses propriétaires, dont il avait peut-être k se plaindre

— il se nommait Grapillard, — fut dépeint par lui et sous son propre nom, dans la Résurrection de Rocambole, comme un homme sans entrailles, capable de mettre une mourante k la porte, • parce que, disait-il, il n’aimait pas’ les enterrements dans sa maison, » un Arabe féroce, enfin. La justice, qui n’entend pas la plaisanterie en matière de diffamation, condamna le romancier k 1,500 fr. d’amende et de dommages-intérêts,

Ponson du Terrail s’était allié, en 1857, k une famille orléanaise et possédait, du chef de sa femme, une très-jolie propriété k Donnery, sur le canal d’Orléans. Lors de la guerre de 1870, il y organisa une compagnie de francstireurs composée de chasseurs, de braconniers, de paysans, gui rendit de réels services en éclairant la forêt d’Orléans, durant la première phase des hostilités, et mérita plusieurs fois d’être citée avec éloges par le général commandant la division. Pendant toute l’occupation bavaroise (10 octobre au 8 novembre 1870), cette petite troupe insaisissable ne cessa de harceler les patrouilles et de leur faire perdre du monde ; mais le général Von der Thann ayant pris le parti de faire incendier les fermes autour’desquelles opéraient les francs-tireurs, ceux-ci durent se disperser. Ponson du Terrail venait de se rendre k Bordeaux, lorsqu’il fut attaqué de la petite vérole et emporté en quelques jours.

La bibliographie du romancier n’est pas aisée à faire. Un grand nombre de ses ouvrages ont paru sous plusieurs titres, et l’on se perd dans la suite des séries ajoutées après coup k l’œuvre principale. Voici pourtant une liste à peu près complète des séries les plus importantes :

Les Coulisses du monde (1853,7 vol. in-go), grand roman en trois parties : i° ('Héritage d’un centenaire (3 vol. in-8°) ; 2» Gaston de Kerbrie (2 vol. in-8°) ; 3» Un prince indien (2 vol, in-8°) ; la Duchesse de Valseranges (1853, 3 vol. in-8°) ; la Baronne trépassée (1853, 3 vol. in-8") ; les Tonnes d’or : la Tour des Gerfauts (1854, 4 vol. in-8°) ; le Filleul du roi (1854, 4 vol. in-8°) ; les Cavaliers de la nuit (1855, 4 vol., in-8°) ; Diane de Lancy (1855, 4 vol. in-go) ; le Page du roi (1855,

4 vol. in-go) ; Dragonne et Mignonne (1855, in-4<>) ; Bavolet (1856, "I vol. in-go), roman historique en deux parties : 10 la Mort de HenH III (3 vol. in-8°) ; 2° les Deux reines (i vol. in-go) ; la Cape et l’épée (1857, 5 vol. in-go) ; la Contessina (1857, 5 vol. in-8») ; la Belle provençale (1857, 6 vol. in-8<>) ; les Spadassins de l’Opéra (1858, 8 vol. in-8°) ; la Dame au gant noir (1859, 10 vol. in-S°) ; les Exploits de Rocambole (1859, 22 vol. in-8°), immense roman en plusieurs parties : 10 Une fille d’Espagne ; 20 fa Mort du sauvage ; 3<> la Revanche de Baccarat, et en autant de suites : ’ i» la Résurrection de Rocambole (1806, 5 vol. in-go) ; 20 le Dernier mot de Rocambole (186G,

5 vol. in-8°) ; 30 la Vérité sur Rocambole (1807, in-go) ; le Diamant du commandeur (1SS0, 4 vol. iii-80) ; l’Italie sous la domination autrichienne (1860, gr. in-8°), en collaboration avec M, P. de Lascaux ; les Gandins, mystères du demimonde {1861, G vol. in-8°), en deux parties : 10 ('Agence matrimoniale (3 vol. in-8°) ; 20 les Hommes à cheval (3 vol. in-go) ; les Mémoires d’un homme du monde (1801, 4 vol. in-go) ; Amaury le vengeur (1862, 7 vol. in-ao) ; la Belle Antonia (1802, 3 vol. in-go) ; les Chevaliers du Clair de lune (1862, 8 vol. in-8») ; les Etudiants d$ Heidelberg (1862, 8 vol. in-8°) ; tes Nuits de la Maison dorée (1862, in-12) ; l’Armurier de Milan (1803, 3 vol. in-8«) ; les Bohèmes de Paris (1863, 7 vol. in-8°) ; les Chiens de chasse (1863, in-12) ; les Compagnons de l’épée (1863, in-4° illustré) ; Coquelicot (1863, 4 vol. in-8») ; le l’acte de sang (1863, in-12) ; le Testament de Grain de sel (1803, 8 vol. in-go) ; le Trou de Satan (1863,

3 vol. in-8°) ; les Bohémiens de Londres (IS04,

4 vol. in-8») ; le Chevalier de Rochemaure (1864, 4 vol. in-8») ; la Comtesse de Gramont (1864, 2 vol. in-8») ; Farandole (lg64, 4 vol. in-8°) ; l’Héritage du comédien (1864, in-12) ; le Marseillais (1864, 5 vol. in-go) ; la Bouquetière de Tivoli, iro partie (1855,4 vol. in-s°) ; 20 partie : les Incendiaires (1865, 5 vol. in-go) j le Castel du Diable(sa5, in-12) ; le Chambrion (1865, in-12) ; un Crime de jeunesse (1865, in-12) ; les Drames de Paris, grand roman en trois parties : 10 l’Héritage mystérieuse ; S° le

Club des valets de cœur ; 30 turquoise la pécheresse (1865, 3 vol. in-12) ; ia Duchesse de Montpensier (1865, 5 vol. in-go) ; ja Jeunesse du roi Henri (1865-1866, 5 vol, in-is), en cinq ; parties : 10 le Serment des quatre valets (1861, 12 vol. in-go) ; 20 ]e Régicide Jacques Clément (1862, 5 vol. in-go) ; 30 la Belle argenlière (1S63, in-12) ; 40 la Maîtresse du roi de No, -