Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 12, part. 4, Ple-Pourpentier.djvu/230

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PONT

varre (1S63, in-12) ; 5° les Galanteries de Nancy la belle (1864, in-12) ; les Mémoires d’une venue (18G5, in-12) ; les Nuits du quartier Brida (1865, in-12) ; la Veuve de Sologne (1865, in-12) ; le Trompette de la Bérézina ; la Mare aux fantômes (1SG5, in-12) ; les Contes du drapeau (1865, . 2 vol. in-’16) ; Mémoires d’un gendarme (1866,2 vol. in-16) ; les Escholiers de Paris (1867, 2 vol. in-12) ; les Bohémiens du grand monde (1867, 3 vol. in-12) ; Mon village (1867, 3 vol.- in-12) ; la Messe ■noire (1868, 3 vol. in-12) ; YAvberge de la rue des Enfants-Rouges (1868,2 vol. in-12) ; les Seras de la vie privée (1868, in-12) ; le Grillon du moulin (1869, in-12) ; le Secret du docteur Housse lie (1869, in-12) ; les Voleurs du grand monde, en trois parties : 1° les Mystères du passage du Soleil ; 20 le Dévouement de Jeanne ; 30 le Seigneur de la montagne (1870, 3 vol. in-18) ; le Forgeron de la Cour-Dieu (1870, in-12) ; les Amours d’Aurore (1870, in-12).

PONSONBY (George), homme politique anglais, né en Irlande en 1735, mort en 1817. Son père, président de la Chambre des communes d’Irlande, lui fit faire ses études de droit et suivre la carrière du barreau. En 1782, George Ponsonby fut nommé, par le duc de Portland, vice-roi d’Irlande, premier conseil des commissaires du revenu. Peu après, ses compatriotes l’envoyèrent siéger a la Chambre des communes, où il appuya la politique ministérielle. Mais, ayant perdu sa charge lucrative de conseil des commissaires en 1783, il se jeta dans l’opposition et devint bientôt à la fois le jurisconsulte le plus habile et le premier orateur parlementaire de l’Irlande. Devenu le chef de l’opposition, il attaqua avec une grande énergie la corruption, l’ineptie et les violences du gouvernement, qu’il accusa d’avoir provoqué par sa conduite l’insurrection de 1798, protesta contre la réunion de l’Irlande à l’Angleterre et, après cette réunion, représenta le comté de Wieklowa, u Parlement anglais. Un ministère ■whig ayant été constitué en 1805, Ponsonby fut nommé conseiller privé du Koyaume-Uni, puis chancelier d’Irlande (1806), poste dont il se démit en 1807. Il reçut alors une pension

•de 4,000 livres sterling et retourna siéger à la Chambre des communes. Comme par le passé, Ponsonby combattit les idées politique des tories et demanda sans relâche l’abolition de la traite de noirs, l’amélioration du sort des esclaves dans les colonies. Il mourut à la suite d’une attaque d’apoplexie, laissant la réputation d’un homme de bien et d’un homme politique plein de sagacité. — Son frère, sir William Ponsonby, né en 1772, suivit la carrière des armes. Il était devenu ma " jor généra), lorsqu’il trouva la mort sur le champ de bataille de Waterloo en dirigeant une charge de cavalerie (1815).

PONSONBY (John, vicomte de), diplomate anglais, de la famille dès précédents, né en 1771, mort à Brighton en 1855. Son père, lord William, lui laissa en mourant (1806) son siège à la Chambre haute. John Ponsonby vota avec le parti whig, reçut en 18091e titre de baron d’Imokilly et suivit la carrière diplomatique. Après avoir fuit partie de diverses légations, il devint successivement ministre plénipotentiaire à Buenos-Ayres(1826), au Brésil (1828), à Bruxelles (1830), à Nu pies (1832). L’habileté dont il fit preuve dans ces divers postes et surtout son parti pris de susciter des embarras au gouvernement français lui valurent d’être nommé, à la fin de 1832, ambassadeur à Constantinople. Il obtint l’abolition du monopote de la soie en Syrie,

Ïprépara le traité de commerce conclu avec a Porte en 1838 et reçut, l’année suivante, le titre de vicomte. De 1846 à 1851, il remplit les fonctions d’ambassadeur en Autrichepuis reûtra dans la vie privée.

PONSONNELLE s. f. (pon-so-nè-le). Techn. Appareil servant à dévider la soie.

PONT s. m. (pon — latin ports, mot qui signifie proprement voie, comme le sanscrit patha, pathin, pathyâ, pauthan, etc. ; de la racine path, pauth, aller, partir. Comparez l’ossète fandag, route ; grec patos, chemin, sentier, paieô, fouler, marcher, et aussi pontes, la mer, comme voie de communication ; en sanscritpâthis ; ancien allemand fathi, etc. ; ancien slave pati, russe puti, illyrien put’, chemin ; anglo-saxon padh, ancien allemand phad, sentier). Archit. Construction destinée à mettre en communication deux points séparés par un cours d’eau ou une dépression du terrain : Pont en pierre. Pont en fer. Pont en bois. Construire un pont. // passe autant de vin dans te corps de nos Bretons que d’eau sous tes ponts. (M»" de Sév.) Le czar Pierre ne pouvait, dans sa jeunesse, passer un pont sans frémir. (Volt.) L’Araxe, gémissant sous un pont qui l’outrage, De son antique orgueil reçoit le châtiment.

L. Racine.

| Pont droit, Celui qui est établi perpendiculairement au cours de l’eau. Il Pont biais, Celui qui est établi obliquement au cours de l’eau. Il Pont suspendu, Pont formé d’un tablier suspendu au-dessus de l’eau au moyen de chaînes ou de câbles en fil de fer. u Pont tournant, Pont qui, porté par un pivot central, peut être placé à volonté dans le- sens du courant, pour donner passage aux bateaux.

U Pont-levis. V. ce mot à son rang alphabétique. I Pont à coulisse, Petit pont servant

PONT

au passage d’un fossé, et qu’on peut retirer en le faisant glisser sur des coulisses. Il Pont dormant, Pont fixe établi sur un fossé il Pont votant, Traille, sorte de ponton mobile servant au passage d’un cours d’eau, et que l’on manœuvre à l’aide d’un câble fixe, il Pont à bascule, Tablier de pont reposant sur un mécanisme dynamométrique, qui sert à évaluer la pression, u Pont aqueduc, Celui qui est destiné au passage d’un canal du d’une conduite d’eau, u Pont tabulaire, Pont formé de tubes ajoutés bout à bout les uns aux autres.

Pont aux ânes. Difficulté qui n’arrête que les ignorants : Ceci, voyez-vous, est à la portée du praticien le plus vulgaire ; c’est le pont aux Xnes de la médecine. (F. Souliê.) H Génin fait venir cette locution d’une scène empruntée à une ancienne farce, dans laquelle il s’agit d’un mari qui ne peut être maître de sa femme, et qu’on décide à imiter les amers qui forcent, à coups de bâton, leurs bêtes à passer sur les ponts où elles refusaient de s’engager. Comme le moyen est à la portée de tout le monde, on en serait venu à appeler pont aux ânes les choses qui sont d’une extrême facilité. L’expression a été employée quelquefois dans un autre sens : Palissot disait un jour à Chénier que deux concurrents pour unépiace à l’Institut lui avaient passé sur le corps. « Mon ami, répondit le poète, vous êtes le pont aux ânks.

Il passera bien de l’eau sous le pont, Il s’écoulera un très-long temps : D’ici là, il passera bien DE l’eau sous le pont, il Laisser passer l’eau sous les ponts, Rester indifférent à ce qu’on ne peut empêcher.

La foire n’est pas sur le pont, Il n’est pas

nécessaire de tant se presser.

Faire le pont à quelqu’un, L’aider en lui servant d’intermédiaire.

Faire un pont d’or à. Faciliter volontairement la retraite à : M. de Bouillon leur fit un pont d’or pour retirer leurs troupes avec bienséance et sans qu’il parût qu’Us le fissent par nécessité. (Cal de Retz.) 11 Chercher à gagner par de grands avantages : Je leur ferai un pont d’or pour les décider à me suivré dans l’Inde. (V. Jacquemont.)

Servir de pont, Servir de transition ou d’intermédiaire.

— Administr. Ponts et chaussées, Partie dé l’administration publique qui s’occupe de tout ce qui concerne les ponts, routes, canaux et voies publiques : Directeur général des ponts et chaussées. Inspecteur des ponts et chaussées. Ingénieur des ponts et chaussées. Entrer dans tes ponts et chaussées, il École des ponts et chaussées, École où l’on forme les jeunes gens qui se destinent à ce service.

— Antiq. rom. Ponts aux suffrages, Passages de planches fort étroits, élevés au-dessus du sol, que l’on construisait dans le champ de Mars, à l’époque des comices, et où les citoyens devaient défiler un à un pour recevoir leur bulletin de vote.

— Art milit. Pont de bateaux, Pont que i’on fait sur une rivière, avec des bateaux, des pontons, recouverts par un tablier. Il Pont de radeaux, Pont composé de simples radeaux assemblés, il Pont volant, Sorte de pont composé de deux petits ponts disposés l’un sur l’autre, de manière que celui de dessus est poussé en avant au moyen de cordes et de poulies attachées à celui de dessous, u Pont de corde, Tissu de corde dont on se sert en campagne pour passer une rivière, une ravine, tl Pont de jonc, Bottes de jonc couvertes de planches, servant a traverser un marais.

Il Equipage de pont, Matériel nécessaire pour établir des ponts sur les rivières que l’armée peut avoir à traverser.

— Mar. Chacun des différents planchers d’un bâtiment, qui se comptent à partir du plancher supérieur : Le premier pont. Le second pont. Le troisième pont, à Se dit absolument du premier pont ou plancher supérieur : Se promener sur le pont. Il Vaisseau à deux, à trois ponts, Vaisseau ayant deux, trois batteries couvertes, Il Pont entier ou contiitUf Pont qui s’étend de l’une à l’autre extrémité du navire. Il Pont à caillebotis, Pont coupé par de larges ouvertures qu’on peut fermer à volonté avec des panneaux à caillebotis. Il Pont coupé, Pont sur gueule, Pont interrompu dans une partie de son étendue. Il Demi-pont, Pont qui n’occupe qu’une partie de l’étendue du navire. 11 Pont volant, Sorte de plancher léger qu’on disposait autrefois au-dessus du pont supérieur, pour mettre l’équipage à labri des injures du temps. Aujourd hui, Plancher volant qu’on suspend en dehors du navire, lo long des flancs du navire, pour y exécuter des réparations, u Se dit encore du Pont qui, dans certains navires marchands, se lève par panneaux, pour découvrir la cale. Il Faux pont, Plancher à fond de cale, qui sert a installer des marchandises ou a loger des soldats.

— Théâtre. Nom donné à des planches placées dans une position inclinée et appuyées sur des tréteaux, que l’on met derrière certaines décorations, sur lesquelles les acteurs doivent monter il Ponts de service, Charpentes légères établies au-dessus de la scène, les unes sur toute la largeur, les autres sur les côtés seulement, pour faciliter le travail des machinistes et, au besoin, ta surveillance des pompiers.

— Jeux. Creux ménagéaumilieud’un jeude cartes que l’on présente à la coupe de soa ad PONT

versaire, et qui doit faciliter la retourne de la carte dont on a besoin : Quand le pont est habilement exécuté, il est difficile de s’en garantir. (Rob. Houdin.) Il est malhonnête d appuyer sur le jeu avec le doigt index, tandis que vous coupez avec le doigt du milieu et le pouce ; cela indique que vous soupçonnez votre adversaire d’avoir fait le pont. (Boitard.) il Couper dans le pont, Couper à l’endroit où le partenaire a fait le pont, et Fig. Se laisser attraper, tomber dans un piège.

— Techn. Pièce qui reçoit le pivot d’une roue de montre ou de pendule. Il Base des tuyaux d’orgues. Il Anse de la cloche à laquelle les autres vont se joindre par en haut.

Il Sorte de plancher en saillie, au bas duquel se trouvent tes moules, et sur le bord duquel se place l’ouvrier souffleur, pour balancer sa canne chargée de verre pâteux et donner à la masse vitreuse la forme convenable. Il Accident de fabrication que présente le velours, plus particulièrement le velours frisé, quand un ou plusieurs fils n’ont pas été liés après le fer.

— Cost. Partie de la culotte ou du pantalon que l’on baisse ou relève à volonté par devant : Pantalon à petit pont, à grand pont.

— Mécan. Pont à bascule, Machine placée sur une grande route, pour peser les voitures publiques et s’assurer qu’elles ne portent que la charge autorisée par les règlements.

— Anat. Pont de Varole, Protubérance annulaire qui réunit les deux moitiés du cervelet. Il Pont de Tarin, Couche de substance grise formant une partie du plancher du troisième ventricule.

— Encycl. Archit. Les ponts, quelle que soit la matière employée à leur construction, sont soumis à des charges qu’ils doivent être à même de supporter. Le contrôle des ponts et chaussées prescrit une surcharge d’épreuve de 400 kilogrammes par mètre superficiel de chaussée et 200 kilogrammes par mètre superficiel de trottoir, ceci pour les routes ordinaires en dehors des grandes villes ; mais dans ces dernières, où la circulation est très-grande et où un pouf peut être appelé à supporter une charge considérable, on porte k 600 kilogrammes la surcharge d’épreuve par mètre superficiel de chaussée. Pour les ponts de chemin de fer, le.contrôle des ponts et chaussées prescrit une surcharge de 5,000 kilogrammes par mètre courant de simple voie, pour les ponts dont la portée est plus petite que 20 mètres, et de 4,000 kilogrammes pour les portées plus grandes. S’le pont n’a qu’une travée, on fait l’épreuve de trois manières différentes ; 10 en plaçant la surcharge sur toute la travée ; 2° en n’en surchargeant que la moitié à partir de la culée ; 3° en appliquant la surcharge sur une moitié en son milieu. Quand les ponts ont plusieurs arches ou travées, on les éprouve l’une après l’autre, puis deux a deux, et enfin toutes ensemble.

On ne saurait déterminer à priori la largeur des ponts, qui sont appelés à répondre à des besoins très-variés. Eh France ; on donne aux ponts 4 mètres de largeur pour les chemins ruraux, 5 mètres pour les chemins vicinaux, 6 mètres pour les chemins de grande communication, 7 mètres pour les routes départementales, et 8 mètres pour les routes nationales. Dans les villes, cette largeur est généralement égale k celle des ruesqui aboutissent aux ponts. À Paris, les ponts ont de 20 mètres à 30 mètres de largeur entre parapets.

Les conditions que l’on doit surtout rechercher quand il s’agit de l’emplacement d’un pont sont les suivantes : 1° avoir un sol solide ; 20 faire en sorte que le lit soit à très-peu près creusé jusqu’à la limite des affouilfements probables ; 3" donner la préférence à des directions de rives qui garantissent la fixité du cours d’eau.

La détermination du débouché d’un pont est de la plus haute importance sur une rivière considérable. Si, en effet, le débouché était insuffisant, les eaux attaqueraient le fond, produiraient des affouillements, déracineraient les points d’appui et amèneraient la chute du pont. Il faut aussi éviter que le débouché soit trop grand, parce qu’il pourrait se former des attemssements qui, en se consolidant par les herbages qui y pousseraient, pourraient faire prendre au courant une direction oblique, et, une grande crue survenant, le pont pourrait être détruit par suite de raffouillement de quelques piles. Cependant, les exemples sont beaucoup plus rares par suite d’un débouché trop excessif que par suite d’un débouché trop faible. Le rétrécissement de la rivière causé par les piles élève le niveau de l’eau d’une certaine quantité en amont du pont. Il est important de déterminer cet exhaussement, appelé remous, afin de s’assurer qu’il ne causera pas de dommages aux propriétés riveraines. L’ouverture des arches varie avec les rivières |et leur régime ; sur une rivière qui n’est ni navigable ni exposée à des crues ou à des débâcles, on adopte de petites arches, qui sont moins coûteuses que les grandes, à moins que la nature du sol ne nécessite une plus forte dépense pour la fondation. Quand la rivière, sans être navigable, est sujette à des crues et à des débâcles, on doit adopter des arches assez grandes, pour que les glaces et les autres corps flottants ne soient pas arrêtés par les piles ; car les amas de glaces, appelés embâcles, sont une des causes les plus frè PONT

quentes de la destruction des ponts. Sur une rivière navigable, on proportionne les arches aux dimensions des bateaux et surtout à la vitesse des courants. Si cette vitesse est grande et que le débouché ait moins de 25 mètres, on ne fait qu’une seule arche. Le nombre des arches doit être de trois au moins. On peut faire celle du milieu plus grande que les autres, si c’est nécessaire pour les besoins de la navigation. Quand la rivière navigable a une faible pente, ta largeur des arches peut être moindre, et l’on peut même.adopter un nombre pair d’arches, c’est-à-dire placer une pile au milieu, si cette disposition offre des avantages d’exécution compensant les inconvénients qu’elle peut avoir. Lorsqu’un pont est composé de plusieurs arches, on peut les faire toutes de la même largeur et de la même flèche, ce qui donne un pont horizontal, disposition qui offre des avantages à la voirie, mais dans laquelle on rencontre quelques difficultés pour l’écoulement des eaux de la chaussée. Aussi fait-on, en général, décroître l’ouverture des arches, à partir de celle du milieu, de manière à donner à ta chaussée une. pente ordinairement comprise entre O^jOlS et 0^,020 par mètre. On peut encore donner la mémo largeur à toutes les ouvertures, en faisant décroître leur hauteur du milieu jusqu’aux bords. Il suffit, pour cela, d’abaisser la naissance des arches, dans la même proportion que les sommets des courbes «’intrados.. Cette disposition, qui est toujours lu plus commode et la moins coûteuse, permet d’adopter pour toutes les arches le même appareil de voûte, d’utiliser plusieurs fois les mêmes panneaux, les mêmes cintres, etc. La hauteur des arches doit satisfaire aux conditions suivantes : 1° lors des grandes crues d’eau, l’écoulement doit se faire sans obstacle ; 20 la navigation ne doit éprouver aucune gêne ; 30 les abords du pont doivent se raccorder avec les routes aboutissantes, suivant des pentes convenables. Les deux premières conditions indiquent une limite inférieure de hauteur des parties basses des arches ; la troisième, une limite supérieure de la hauteur d’établissement du pavé du pont. ’ Les arches des ponts en pierre sont, suivant le cas, en plein cintre, en arc de cercle, en anse de panier, en ellipse et en ogive. Dans les ponts en bois ou en métal et dans les ponts suspendus, elles sont horizontales ou en arc de cercle. Les voûtes en pleiu ceintre étant les plus faciles à appareiller et les plus solides, on les construit toutes les fois qu’elles laissent un passage suffisant à l’eau et aux bateaux jusqu’au moment où la rivière cesse d’être navigable, sans porter le pont à une hauteur que ne permettent pas ses abords. Quand ces conditions ne peuvent être convenablement remplies par les voûtes en plein cintre, on fait usage de voûtes en anse de panier à trois, cinq, sept, neuf, onze et quinze centres, ou de voûtes elliptiques, et si cellesci ne laissent pas encore un débouché convenable, on a recours aux voûtes en arc de cercle. Pour remédier jusqu’à un certain point à l’effet de rétrécissement occasionné par les voûtes en anse de panier, on évase la voûte sur les plans de tête, de manière à surhausser les naissances dans ces plans jusqu’au niveau des plus hautes eaux, tout en laissant. la clef à la même hauteur que.dans la partie cylindrique.

Ponts en pierre. Les règles générales adoptées pour la construction des voûtes s’appliquent naturellement à la construction des arches de pont. Autrefois, on ne raccordait les voussoirs avec la maçonnerie qui les surmonte que par des faces horizontales et verticales ; dans les ponts que l’on construit aujourd’hui, la courbe d’extrados est généralement continue comme celle d’intrados. Les dimensions des voussoirs ne sont pas déterminées ; il faut seulement que leur longueur ne soit pas trop grande par rapport à leur épaisseur, parce qu’ils seraient exposés à se rompre. Au pont de Neuilty sur la Seine, les. voussoirs, qui sont les plus longs que l’on ait employés jusqu’ici, ont l«n, S0 de longueur sur om,46 d’épaisseur a la douelte. Les voûtes de pont ne se construisent pas entièrement en pierres de taille ; on ne fait ainsi que les tètes, et l’on exécute le corps de l’ouvrage en moellons de moindre dimension. Quelques voûtes se font mèine à joints irréguliers, avec des moellons placés dans leur plus grande longueur normalement à l’intrados. L extrados se dresse, soit suivant une portion de cylindre, soit suivant des plans inclinés ; l’essentiel est de disposer les surfaces de manière à conserver à la voûte, en chacun de ses points, une épaisseur qui va généralement en croissant depuis la clef jusqu’aux reins, parties situées à peu près à égale distance ou sommet et des naissances. Il convient, en effet, de réduire autant que possible le poids des masses supérieures, pour ne pas imposer aux parties

inférieures des pressions capables de les écraser ou des poussées susceptibles de les renverser. Dans les têtes, on raccorde les voussoirs avec les tympans, soit par une courbe sensiblement parallèle à l’intrados, soit par des redans correspondants aux assises courantes du parement. Au-dessus des tympans se placent horizontalement, ou avec deux pentes longitudinales opposées, le bandeau et la plinthe, sorte de cordon en pierre, et le parapet construit quelquefois tout entier en pierre de taille, et souvent en maçon-