Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 13, part. 3, Rech-Rhu.djvu/144

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REMÀ

plus remarquable dans lecesuresi son battement continuel, par lequel il se resserre et se dilatê. : (Boss.) L’ingratitude des malades est une chose—vraiment remarquable, surtout parmi les-personnes opulentes. {Cadet de Gassicourt.) Là guerre de Trentéans est une des époques lesiptus remarquables de l’histoire moderne, (B : Const.) • ■ ■

— Sedit d’une personne, faite pour attirer l’attention : Une femme, remarquable par sa laideur. ’C’est un homme remarquable. (Acad.) • ; ■ ’

REMARQUABLEMENT adv. (re-mar-kab ! c-man — rad. remarquable). D’une manière remarquable : Une femme remarquablement iTlitruite. ■ • ■

’ REMARQUE s. f. (re-mar-ke — ràd. remarquer)’. Action de remarquer, d’observer, de noter’ : liÏMARQmï : utile, judicieuse, importante.’ Remarque curieuse., Une chose digne de remarque/ J’en ai fait la remarque. .11 est une remarque que l’on ne fait guère : c’.est celle, de son ridicule. (Ch. Nod.) . — Note, observation écrite : Un. traité accompagné de savantes remarques. . -~ Ma remarque subsiste, Les objections qu’on.a fuites., ne détruisent pas l’observation que j’ai faite.

— Véher. Remarque ! Cri que pousse celui qui mène les chiensquand il voit partir une compagnie de perdrix. • ' ' > ■ ■

— Màr. Prendre des remarques^ Prendre des points de reconnaissance pour se diriger le long’ d : une côte, lorsqu’on y reviendra.

— Syn. ;Rcmarqiie, cousiilcraliou, note, etc.

V. CONSIDÉRATION., ’

Remarques sur lu langue Tmiieniiifi, par

Vaugelas, "publiées en deux "recueils : l’un qui parut du-vivant de l’auteur, en 1G47, chez Bilaine ; l’autre mis au jour en 1690 par Alemàn, avocat’au parlement de Grenoble, et dont’ on a contesté à tort l’authenticité. Nous n’examinerons pas une à une les sept cents ou huit cèntsobservations détachées qui •composent ces deux recueils, ni même les cinq cent quarante-sept contenues dans le premier. Nous étudierons lès principes qui sont la’base de toute grammaire, l’ensemble des règles du langage que Vaugelas â’établies. Il prétend lui-même, avec une : sincérité naïve, • avoir donné des maximes à ne changer jamais. » Vaugelas, qui vit’ naître l’Académie française et fut son collaborateur le plus zélé, a résumé les doctrines d’une époque qui, plus qu’aucune autre, a agi sur les destinées de la langue française. Alors, les recherches grammaticales n intéressaient pas seulement un petit nombre de savants et d’hommes de lettres ; le monde, les cercles discutaient les règles grammaticales ; on voit, par les lettres de Balzac et de Voiture, que le sort d’une phrase, d’une conjonction devenait presque une affaire d’Eiat. Richelieu lui-même trouvait du temps pour noter de sa.main, sur les requêtes qu’on lui présentait, des fautes de style. Les réunions de> l’hôtel de Rambouillet, de Port-Royal, de l’Académie ; dont, comme on l’a dit, Vaugelas fut l’unie, celles de la cour accordaient toutes à la grammaire une place honorable. Vaugelas recueillit et corrigea toutes ces discussions. Son autorité a exercé longtemps une grande-influence, et, de nos jours, son nom sétrouve encore mêlé aux discussions grammaticales et littéraires.

Avant tout, Vaugelas ne veut pas qu’on habille la tangue française k l’italienne, à l’espagnole ou a la grecque. « Je veux bien, dit-il, qu’elle rende hommage à la grecque et à la latine d’une infinité de mots qui en relèvent ; mais que, pour faire voir qu’on n’ignore pas la langue grecque ni l’origine dos mots, et qua, pour honorer l’antiquité, il faille aller contre les principes et les éléments de notre langue maternelle, certainement il n’y a nulle apparence et je n’y puis consentir. Après tout, on doit plus considérer en ce.sujet les vivants que les morts, qui aussi bien ne nous en savent point de gré et n’y profitent de rien, et l’on doit plus considérer ceux de son.pays que les étrangers. » Dans les lignes qui suivent, Vaugelas a résumé les qualités essentielles de notre langue : « Il n’y a jamais eu de langue où- l’on ait parlé plus purement et plus nettement qu’en la nôtre, qui soit plus ennemie des équivoques et de toute sorte d’obscurités, plus grave et plus douce tout ensemble, plus propre pour toute sorte de style, plus chaste eu ses iocutions, plus judicieuse en ses ligures, qui.aime plus l’élégance et l’ornement, mais qui craigne plus l’affectation... Elle sait tempérer ses hardiesses avec la pudeur, et la1 retenue qu’il faut.avoir pour ne pas donner dans les’figures monstrueuses où donnent

aujourd’hui nos voisins 11 n’y en a point

qui observe plus le nombre et la cadence que la nôtre, en quoi consiste la véritable marque de la perfection des langues. >

L’auteur des- Remarques reconnaît avant tout l’autorité de l’usage en fait de langage ; il va mèjne jusqu’à en subir (a tyrannie, puisque, selon lui, l’usage fuit beaucoup de choses par raison, beaucoup sans raison, beaucoup même contre raison, et qu’il ne faut pas laisser de lui obéir. Pour consulter l’usage, Vaugelas a interrogé les livres des bons auteuis. < C’est aux bons auteurs, dit Montaigne, d’enchaîner et de clouer la langue à

leurs livres. • Vaugelas invoque le témoignage d’Amyot, de Malherbe, de Desportes, de Duperron, de Coilfeteau, de Balzac, de Voiture, de Chapelain’j.de Gômbaut ; le grand siècle littéraire commençait à peine. Il témoigne un grand respect pour le traducteur de Plutarque : « Quelle obligation ne lui ’a point notre langue, n’y ayant jamais eu personne qui en ait mieux su le génie et le caractère, que lui, ni qui ait usé de mots ni de phrases si naturellement françaises, sans aucun mélange des façons de parler des provinces, qui corrompent tous les jours la pureté du vrai langage français. ■ Parmi les hommes savants en la langue dont il aime" à consulter les lumières, citons encore Conrart, d’Ablancourt, Patin, Ménage. Quant à la cour de cette époque, si les beaux esprits y foisonnaient, les bons esprits n’y étaient pas rares, et le bel usage dont elle donnait le modèle se confondait avec le bon usagé : «Il est certain, dit-il dans sa préface, que la cour est comme un magasin d’où notre langue tire quantité de beaux termes pour exprimer nos pensées... C’est un des principes de notre langue ou, pour mieux dire, de toutes les langues, que, lorsque la cour, en quelque lieu que ce soit, parle d’une façon et la ville d’une autre, il faut suivre la façon de la cour. » Vaugelas préfère aussi le langage de la capitale à celui des provinces. Il veut centraliser la langue et lui donner l’unité. Il demande une langue unique, nationale, exempte de l’influence de l’étranger ou des provinces, éminemment française, à la portée de toutes les intelligences. Ce qui, dans la langue du peuple, n’offense pas la plus saine partie de la cour ; ce qui, dans le langage de la cour, n’échappe pas au sens naturel du peuple, voilà le français qu’il voulait. L’existence d’une règle commune déduite de l’usage, en levant tous les doutes, en maîtrisant tous les caprices, en étant tout prétexte aux "anomalies, fait l’unité du langage, sa pureté et sa clarté. Voilà précisément ce qu’a essayé de faire Vaugelas. Pour ce qui touche particulièrement à l’art d’écrire, il marque quatre points indispensables : le choix des mots, leur arrangement dans la proposition, l’arrangement et la liaison des membres de la période.’la liaisem des phrases entre elles. Il considère la longueur excessive des phrases comme ennemie de la clarté du style. C’est un défaut qui n’était pas rare de son temps. Il donne enfin un excellent conseil. Ne comptez pas sur la pénétration de vos lecteurs ; souvenez-vous que vous n’écrivez pas pour une académie de beaux esprits, mais pour le public. Mettez-vous à la portée des ignorants. Faites surtout en sorte que les femmes vous entendent sans difficulté, car elles sont les meilleurs juges de la clarté dos-mots et des phrases. Vaugelas déplorait amèrement l’abandon de certaines locutions hardies et pittoresques, de certains tours nerveux hasardés par Montaigne et Ainyot, rejetés après eux. « J’ai toujours regretté, dit-il, les termes et les mots retranchés de notre langue, que l’on appauvrit d’autant... J’ai une certaine tendresse pour tous ces braves mots que je vois ainsi mourir, opprimés par l’usage qui ne nous en donne point d’autres en leur place ayant la même signification et la même force. » Il défend d’ailleurs de faire des mots nouveaux ; c’est un droit qu’il ne reconnaît à personne, pas mémo au souverain ; il répète là-dessus le mot de Pomponius Marcellus, qui osait dire à Tibère : ■ L empereur peut bien donner le droit de bourgeoisie romaine aux hommes, mais non pas aux mots. • Mais si Vaugelas défend à 1 écrivain de créer des mots, il le presse, au contraire, de créer des phrases qui, ««étant toutes composées de mots connus et entendus, pourront être toutes nouvelles et néanmoins fort intelligibles. • Le sens métaphorique, à son avis, esc plus beau et plus riche que le sens propre. S’il condamne le pléonasme comme faute grammaticale, il l’approuve comme beauté littéraire. ■ Il n’y a pas pléonasme lorsque les mots ajoutent quelque chose à la force de la pensée et qu’on affaiblit en les supprimant. Ce vice consiste à dire^une même chose en paroles différentes, sans qu’elles aient une signification plus étendue ni plus forte que les premières. •

Vaugelas a reconnu dans sa préface que les dépouilles des auteurs anciens forment une des plus notables parties des richesses de notre langue. Or, il y a deux manières de s’approprier leurs dépouilles : tantôt on dérobe à un auteur une pensée, un tour, une image ; tantôt on reproduit par un calque continu tout l’ensemble d’un ouvrage ; c’est ce qu’on nomme traduire, c’a que Vaugelas • essaye de faire dans’sa belle traduction de Quinte-Curce, dont Balzac disait : à Si l’Alexandre de Quinte-Curce est invincible, celui deVaugelas est inimitable, i

Une qualité de la langue fort prisée au xvuc siècle, et avec raison, est la noblesse sans morgue et la délicatesse sans affectation. Vaugelas veut que l’on montre en parlant, aussi bien qu’en écrivant, du respect pour soi-même et pour les autres, t C’est une maxime, dit-il, que toutes les façons de parler qui sont basses doivent être évitées, quoiqu’il y ait beaucqup plus de liberté à parler qu’à écrire. Il y a une certaine dignité, même dans le langage ordinaire et familier, que les honnêtes gens sont obligés de garder comme ils gardent une certaine bienséance en tout ce qu’ils exposent aux yeux

ÏÎEMA

du monde. • Autant il craint qu’un langage savant et travaillé ne soit obscur pour le plus grand nombre, autant il recommande d’éviter avec soin tout ce qui pourrait offenser la pudeur ou la délicatesse des femmes. —Cependant il a soutenu énergiquement contre leurs injustes dégoûts plusieurs termes qu’elles repoussaient, comme poitrine, face, chose, vomir des injures, etc. On voulait exclure le mot poitrine de la prose comme des vers, sous le prétexte ridicule que l’on dit poitrine de mouton. • Faut-il donc, réplique vertement Vaugelas, supprimer tous les noms des choses communes aux personnes et aux bêtes ? Et, à ce titre, comment exprimerat-on la tête d’un homme ? » — « Je connais, dit-il ailleurs, un homme de grand esprit et renommé pour tel de tout le monde qui n’écrit jamais chose parce que c’est un mot qui fait de sales équivoques... J’avoue que l’on ne saurait empêcher les esprits enclins aux mauvaises pensées d’en faire naître presque partout et de détourner beaucoup de paroles en mauvais sens, étant toujours comme au guet sur des paroles à deux ententes, qui est certes une marque d’un esprit bien lias et d’une âme mal née.» Molière a dit absolument la même chose dans la Critique de l’École des femmes.

Le complément nécessaire de la noblesse, c’est l’harmonie. Vaugelas disait dans sa préface que l’harmonie est la véritable marque de la perfection des langues. Mais une qualité que Vaugelas demande avant tout, c’est le naturel, fa naïveté. ■ Cette contrainte, dit-il, empêcherait de dire beaucoup de choses de la’maiiière dont elles doivent être dites et ruinerait la naïveté, à qui j’oserais donner la première place parmi toutes les perfections du style. ■ Il distingue soigneusement la naïveté de la négligence, qui.n’a rien de commun avec elle ; l’une est vice et l’autre est vertu.

L’influence des Remarques de Vaugelas a été très-grande. Peu de livres ont eu un aussi grand nombre- d’éditions dans l’espace de quelques années. Cet ouvrage aiété annoté, commenté, continué par une foule d’auteurs, dont plusieurs ont un nom même dans la grande littérature. Ii a fait école. En 1704, l’Académie, considérant que les Remarques étaient toujours pour une foule de gens la règle du langage et que cependant le temps y avait apporté quelques modifications, en publia une édition nouvelle, accompagnée d’observations propres à éclairer le lecteur. Perrault, dans son Parallèle des anciens el des modernes, dit qu’il connaît plusieurs provinciaux qui savent les Remarques patcœur. Boileau, dans ses Réflexions critiques sur Longin, nomme Vaugelas le plus sage de nos écrivains. Racine, à Uzès, commentait les Remarques dans la crainte de désapprendre le français en province. Mais de tous ceux qui ont parlé de lui d’une manière favorable, nul n’a été plus explicite que Voltaire. Il lui donne une place dans la nomenclature des’écrivains célèbres du xviio siècle, avec cette mention : « C’est un des premiers qui ont épuré la langue. •

« La langue française, dit M. Sainte-Beuve, avait fait une année de rhétorique brillante avec Balzac ; que dis-je ! elle avait fait, depuis Malherbe, ses preuves d’une poésie bien autrement éclatante et sublime avec le Cid (1036), elle avait fait acte de haute et neuve philosophie avec Descartes par le Discours de la méthode (1637), lorsqu’elle eut le courage de se remettre à la grammaire avec Vaugelas, à une grammaire non pédantesque, humaine, mondaine, toute d’usage et de cour ; non pas du tout à une grammaire élémentaire, mais à une grammaire perfectionnée, du dernier goût et, pour les délicats. Avant dépasser k d’autres chefs-d’œuvre, elle sen : tit le besoin de se donner un dernier poli.... ! Vaugelas avait sa raison de venir et d’être ; il eut sa fonction spéciale, et il s’en acquitta fidèlement, sans jamais s’en détourner un seul jour ; il reçut le souffle à son moment ; il fut effleuré et touché, lui aussi, bien que simple grammairien, d’un coup d’aile de ce génie de la France qui déjà préludait à son essor et qui allait se déployer de plus en plus dans un siècle d’immortel renom ; à eut l’honneur de pressentir cette prochaine époque et d’y croire. »

REMARQUÉ, ÉE (re-mar-ké) part, passé du v. Remarquer. Marqué de nouveau : Linge remarqué.

— Qui attire l’attention ; Parmi les innombrables sottises que fait faire la vanité, les plus remarquables, quoique les moins remarquées, sont les mauvais livres. (Ch. Nod.)

REMARQUER v. a. ou tr. (re-mar-kédu préf. re, et de marquer). Marquer de nouveau : On avait déjà marqué ces pièces de vin, on les a remarquées. (Acad.)

— Observer, porter son attention sur, faire attention k : On remarque sans peine les défauts des autres, et on ne surmonte les siens qu’avec peine. (Boss.) J’ai 'souvent remarqué que c’est par ses défauts qu’on gouverne ceux dont on est aimé. (il»i« de Sév.) Les préceptes ne nous apprennent jamais mieux ce qu’il faut faire que lorsqu’ils nous font remarquer ce qu’il faut éviter. (Condill.) Nous n’acquérons des connaissances qu’à proportion que nous démêlons une plus grande quantité de choses et que nous remarquons mieux les qualités qui les distinguent. (Buff.) /"ai toujours remar-

REMB

que qu’xinê certaine philosophie raffinée est toujours mieux comprise par les femmes que par les hommes. (Renan.)

— Distinguer parmi plusieurs autres personnes ou plusieurs autres choses : Si nous n’avions pas- de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres. (La Rochef.) Une grande naissance ou une grande fortune annonce le mérite et le fait plus tôt remarquer. (La Bruy.) Qui ne peut briller par une pensée veut se faire remarquer par un mot. (Volt.)

— Loc. fam. Remarquez bien la chasse. Souvenez-vous de l’injure que vous venez de me faire, et que je n’oublierai pas.

Se remarquer v. pr. Être remarqué : Des gens se croient tris-remarquables, qui SB remarquent à peine. (Ch. Nod.)

— Syn. Remarquer, apercevoir, découvrir, etc. V. APERCEVOIR.

  •  ?— Remarquer, considérer, contempler, etc.

V. CONSIDÉRER.

REMARQUEUR, EUSE s. (re-mar-keur, eu-ze — rad. remarquer). Personne qui remarque.

— s. m. Fauconn. Piqueur chargé de remarquer le départ des perdrix.

— Jeux. Enfant chargé, au jeu de mail, de rapporter les boules qui s’écartent de l’allée des joueurs.

REMASQUER v. a. ou tr. (re-ma-skédu préf. re, et de masquer). Masquer de nouveau.

. REMASTICAGE s. m. (re-ma-sti-ka-jerad, remastiquer). Action de remastiquer ; résultat de cette action.

REMASTIQUER v. a. ou tr. (re-ma-sti-ké —i- du préf. re, et de mastiquer).’ Mastiquer de nouveau

REMAUDIRE v. a. ou tr. (re-md-di-redu préf. re, et de maudire). Maudire de nouveau.-Maudire, et rkmaudire son sort.

REMBALLAGE s. in. (ran-ba-la-je — du préf. r, et de remballage). Action de remballer, nouvel emballage.

REMBALLER v. a. ou tr. (nw-ba-lé — du préf. r, et de emballer). Emballer de nouveau : Il n’a pas vendu ses marchandises, ii les remballe. (Acad.)

— Pop. Mettre de nouveau dans un véhicule : Il remballa sa femme, et fouette cocher.

REMBANG, ville sur la côte septentrionale de l’île de Java, dans les possessions hollandaises, ch.-l. de province, k 60 kilom. N.-E. de Samarang, à l’embouchure d’une petite rivière dans la mer de Java. Elle est grande, bien bâtie et populeuse. La situation en est avantageuse pour le commerce.

RÈDIBANG (province de), dans les possessions hollandaises de l’île de Java. Elle a environ 180 lieues carrées. Le sol, en grande partie calcaire, produit du riz en quantité, du maïs et du café ; le bois de teck y est très-abondant. Dans le S.-E. se trouvent de nombreuses sources salées qui donnent par évapo : ration jusqu’à 200 tonnes de sel marin par an.

REMBARQUÉ, ÉE (ran-bar-ké) part, passé du v. Rembarquer. Embarqué de nouveau : Troupes rembarquées.

— Fig. Engagé de nouveau :

Me voici rembarqué sur la nier amoureuse.

La Fontaine. REMBARQUEMENT s. m. (ran-bar-ke-màn — rad. rembarquer). Action de rembarquer ou de se rembarquer : Le rembarquement des marchandises. Demander sou rembarquement.

REMBARQUER v. a. ou tr. (ran-bar-kédu préf. r, et de embarquer). Embarquer de nouveau : Rembarquer des troupes. Rembarquer des marchandises.

— v, n. ou intr. S’embarquer de nouveau : Nous rembarquons dans huit jours.

Se rembarquer v. pr. Être rembarqué : Des troupes ne sk rembarquent pas aisément sous le feu de l’ennemi.

— S’embarquer de nouveau : Genséric traverse la mer et s’empare de Rome ; il ta livre à ses soldats pendant quatorze jours et quatorze nuits, il se rembarque ensuite. (Chateaub.)

— Fig. S’engager, s’aventurer de nouveau : Se rembarquer dans une entreprise.

REMBARRER v. a. ou tr. (ran-bâ-ré— du préf. re, de en, et de barre). Renforcer, consolider, il Vieux mot.

— Fig. Contenir, repousser vigoureusement : Le monde barbare, que Rome avait rembarré dans le Nord d’une si rude main, était alors partout. (Michelet.)

Vous alliez lors rembarrer le Lorrain.

La Fontaine. Il Reprendre énergiquement : Il parlait mal de mon ami, je I’m rembarré. (Acad.) Il n’a qu’à venir, avec son sang noble : comme je vous le rembarrerai I (Mariv.) J’ai trop bonne opinion de ma fille pour ne pas croire quelle saurait bien te rembarrer si tu t’écartuis du respect. (G. S ; ind.) u. Répondre énergiquement à : Je voudrais qu’il y eût ici quelqu’un de ces messieurs pour vous tenir tète et rembarrer un peu ce que vous venez de dire. Mol.)