Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 2, Scir-Soir.djvu/407

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812 SŒDE SŒMM SŒMO SŒTO


gens de la ville, hommes fort corrompus, environnèrent la maison, heurtant à la porte, et ils parlèrent au vieux homme maître de la maison en disant : « Fais sortir cet homme qui est entré en ta maison, afin que nous le connaissions. » Mais le maître de la maison sortit vers eux et leur dit : « Non, mes frères, ne lui faites point de mal, je vous prie ; puisque cet homme est entré en ma maison ne faites point une telle infamie. Voici : j’ai une fille vierge et cet homme a sa concubine ; je vous les amènerai dehors maintenant, et vous les violerez, et vous ferez d’elles comme il vous semblera bon, mais ne commettez point cette action infâme à l’égard de cet homme. » Mais ces gens-là ne voulurent point l’écouter ; c’est pourquoi cet homme prit sa concubine et la leur amena dehors, et ils la connurent et abusèrent d’elle toute la nuit jusqu’au matin, puis ils la renvoyèrent comme l’aube du jour se levait. » Le récit hébraïque ajoute qu’elle eut k peine la force de se traîner à-propos la porte où elle mourut, et qu’alors le lévite la coupa en douze morceaux et en envoya un à chaque tribu d’Israël. À la suite de cet envoi, les tribus indignées envahirent le territoire de Benjamin, « frappèrent les hommes au tranchant de l’épée, tant les hommes de chaque ville que les bêtes et tout ce qui s’y trouva. Ils brûlèrent aussi toutes les villes. » Ce récit, que Jean-Jacques Rousseau a amplifié dans un opuscule intitulé le Lévite d’Ephraïm, nous montre que la sodomie n’avait pas disparu avec Sodome et Gomorrhe, et que la pluie de soufre et de feu sous laque le ces villes avaient péri n’avait pas imprimé une terreur durable.

La sodomie régnait aussi chez les chrétiens, même chez les premiers sectateurs du nouveau culte.

Voici, par exemple, les paroles que saint Paul adresse aux chrétiens de Corinthe : « Ne vous trompez point vous-mêmes ; ni les fornicateurs, ni les adultères, ni les efféminés, ni ceux qui commettent le péché contre nature, n’hériteront du royaume do Dieu. » (I, Cor., vi, 10.) Et celles-ci, plus explicites encore, qu’il adresse aux chrétiens de Rome : « Dieu les a livrés aux convoitises de leurs propres cœurs, de sorte qu’ils se sont abandonnes à l’impureté, déshonorant entre eux-mêmes leurs propres corps… C’est pourquoi Dieu les a livrés à leurs affections infâmes ; car, même les femmes parmi eux ont changé l’usage naturel en celui qui est contre la nature. Et les hommes tout de même, laissant l’usage naturel de la femme, se sont embrasés eu leurs convoitises l’un envers l’autre, commettant, homme avec homme, des choses infâmes et recevant en eux-mêmes la récompense de leur erreur… ; et, bien qu’ils aient connu la justice de Dieu, ils n’ont pas compris que ceux qui commettent de telles choses sont dignes de mort, et non-seulement ceux qui les commettent, mais encore ceux qui y prêtent leur concours. »

On voit que, même avant que les vœux éternels de célibat eussent rendu la sodomie inévitable dans l’Église, elle s’y était établie, ou plutôt s’était maintenue dans la société chrétienne comme dans la société juive et la société païenne, d’où la société chrétienne était sortie.

Sans vouloir ici exagérer en rien les vices des papes, nous n’apprendrons rien en disant que plusieurs d’entre eux se sont adonnes à cette pratique honteuse qui, durant tout le moyen âge et même plus tard, s’étendit dans les cloîtres et généralement dans tous les lieux où des hommes, condamnés au célibat, se trouvaient réunis.

SODOMIQUE adj. (so-do-mi-ke — rad. sodomie). Qui concerne la sodomie : L’acte sodomique est le signe d’une dépravation sans remède. (Proudh.)

SODOMISER v. n. ou intr. (so-do-mi-zérad. sodomie). Se livrer k la sodomie.

SODOMITE s. m. (so-do-mi-te — rad. sodomie). Celui qui se livre à la sodomie.

— adj. Qui a rapport à la sodomie ou aux sodomites : Mœurs sodomites.

SODOMITIQUE adj. (so-do-mi-ti-ke — rad. sodomite). Qui a rapport à la sodomie ou aux sodomites : Habitudes sodomitiques.

SŒDERHAMN, ville de Suède, dans la préfecture et à 90 kilom. N. de Gefle, avec un petit port de commerce à l’embouchure d’une petite rivière de même nom, dans le golfe de Botnie ; 1, 791 hab. Fabrique royale d’armes à feu, toiles, fers.

SŒDERKŒPING, ville de Suède, dans la préfecture et à 45 kilom. N.-E. de Linkœping, non loin de la Baltique ; 1, 618 hab. Commerce de sel, poisson, planches, goudron. Aux environs, sources minérales exploitées.

SŒDERMANLAND, ancienne province du royaume de Suède. V. Sudermanie.

SŒDERMARK (Olof-Jean), peintre suédois, né en 1790, mort en 1848. Il embrassa d’abord la carrière militaire, puis il se livra à l’étude de la peinture, se rendit en 1832 à Munich et deux années plus tard en Italie. Ses tableaux de genre, ses portraits et surtout ses portraits de femmes ont été très-admirés. On cite, parmi les tableaux de Sœdermark, son portrait de la femme de lettres suédoise Frédérique Bremer, celui du sculpteur suédois Kogelberg et celui de la célèbre Jenny Lind. —


Son fils, Pierre, a aussi cultivé la peinture avec succès.

SOËP s. f. (so-èff). Ichthyol. Nom de la vandoise dans le département de l’Ain.

SŒFLINGEN, bourg du Wurtemberg, dans le cercle du Danube, bailliage et à 4 kilom. O. d’Ulm ; 1, 700 hab. Forges à fer, tréfilerie, fabrication de toiles, pipes et tabatières. Ancienne abbaye de l’ordre de Sainte-Claire, fondée en 1258 et supprimée en 1803.

SŒM1AS (Julia), fille d’Avituset de Mœsa, sœur de Julie Mammea, femme de Varius Marcellus et mère d’Héliogabale, morte en 222. La naissance d’Héliogabale fut, dit-on, le fruit de ses amours adultères avec Caracalla. Après la mort de Varius, elle suivit sa mère exilée à Emèse. Elle fi preuve d’un grand courage dans la bataille qui eut lieu entre les troupes de Macrin et celles d’Héliogabale. Ce dernier étant monté sur le trône, elle prit part aux affaires publiques et fit ensuite partie du sénat féminin (v. Héliogabale). On lui reproche d’avoir mené une vie très-dissolue. Lors de la révolution qui mit fin au règne d’Héliogabale, Sœmias ne voulut pas se séparer de son fils et fut tuée avec lui.

SŒMMERING (monts), contre-fort des Alpes Styriennes, s’étendant du N.-O. au S.-E. entre le mont Bremech et le mont Gross-Pfaff, sur la limite de la Styrie et de l’Autriche propre.

SŒMMÉRINGIE s. f, (seu-mé-rain-jide Sœmnierriug, méd. allem.). Bot. Genre de plantes, de la famille des légumineuses, tribu des hédysarées, dont l’espèce type croît dans les marais du Brésil.

SŒMMERRING (Samuel-Thomas), célèbre anatomiste allemand, né à Thorn le 25 janvier 1735, mort à Francfort-sur-le-Mein le 2 murs 1830. Reçu docteur à l’université de Gœttingue en 1778, il vit s’établir presque immédiatement en Allemagne sa réputation scientifique, qui ne fit que s’accroitre par de nouveaux travaux. Sa thèse inaugurale était intitulée : Dissertatio de basi encephali et originibus nervorum cranio egredientium. Déjà brillaient dans ce premier et important ouvrage cette activité d’investigation et cette sagacité d’invention qui ont toujours caractérisé son talent. En 1779, il fit imprimer k Casse ! un volume in-4° Sur les fonctions du système lymphatique dans l’état de santé et de maladie, et sur L’application que doit faire le médecin, dans sa pratique, des connaissances que possède la science sur cette partie intéressante de l’anatomie physiologique. À la même époque, plusieurs philosophes, entre autres Raynal et Condorcet, plaidaient avec chaleur la cause des noirs, dont ils réclamaient l’affranchissement. L’attention publique se portait de toutes parts sur cette question ; ce fut alors que Sœmmerring publia son traité sur les différences physiques qui distinguaient les noirs des Européens. La première édition fut publiée k Mayence en 1784 et fut bientôt suivie d’une seconde k Francfort en 1785. La même année vit paraître une nouvelle dissertation de Sceinmérring sur les petits calculs qui se rencontrent dans l’épaisseur de la glande pinéale ou bien aux environs de cet organe. Toujours voué à l’étude du cerveau, le savant physiologiste fitparaître, en 1786, un ouvrage sur VEntre-croisement des nerfs optiques et un autre en 1788, intitulé : Du cerveau et de ta moelle ëpinière. Dans l’intervalle do ces deux publications, un mémoire fut encore composé par lui sur les crises et la perturbation critique. Un autre mémoire fit, eu 17SS, beaucoup de bruit en Allemagne et même en France, où n’arrivaient pas, comme aujourd’hui, les travaux anatomiquesdes Allemands ; ce succès fut dû à la nature du sujet traité par Sœmmerring, Des effets pernicieux des corsets. Les découvertes nombreuses qu’il avait faites sur la structure du cerveau n’avaient qu’à peine occupé les savants ; il parla des corsets, et l’Europe retentit de son noml

Le cabinet de Cassel contenait une fort belle collection de monstres ; Sœmmerring étudia avec soin tous les sujets qui s’y trouvaient exposés, et, dans un traité particulier, il décrivit les cas singuliers qu’il avait remarqués dans ce musée anatomique. Il trouva le moyen d’être original dans une description qui semblait peu propre k faire briller le talent de son auteur ; il rendit compte surtout, avec une rare habileté, des observations qu’il avait recueillies sur les monstres acéphales ou polycéphales. En 1791, il publia k Mayence son Programma de curatione calcuti, et en 1795 un mémoire sur la nature particulière des os chez les goutteux. Il publia ensuite son Manuel sur la structure du corps humain. Cet ouvrage eut un très-grand nombre d’éditions. Plus tard, Sœmmerring publia un travail intitulé : De l’organe de l’âme. Il soutient dans cet ouvrage que l’âme a son siège dans l’humidité vaporeuse qui lubrifie pendant la vie la cavité des ventricules cérébraux. One autre publication qui se fit k Francfort eu 1811, et qui a pour titre : l’abuise baseos encephali, représente dans des planches d’une rare perfection les différences principales qui existent entre le cerveau de 1 homme et celui des animaux. Sœmmerring publia ensuite son Traité des causes et du traitement des hernies ombilicales et inguina-


les. En 1811 parut un traité sur les causes, le diagnostic et le traitement des hernies ombilicales et inguinales ; puis un autre sur les causes, le diagnostic et le traitement de la hernie inguinale. C’est dans ce dernier ouvrage que fut soutenue pour lu première fois cette opinion généralement adoptée aujourd’hui, que la hernie ombilicale ne se forme jamais, chez les adultes, k travers la cicatrice ombilicale elle-même, mais bien au moyen d’éraillements survenus à la ligne blanche aux environs de l’ombilic. Les autres ouvrages de Sœmmerring que l’on peut citer comme importants sont les suivants : De morbis vasorum absorbentinm corporis humani ; Icônes organi auditus humani ; Considérations Sur les maladies des yeux, leurs causes et leur traitement. Le livre capital de ce savant, celui qui a fondé le plus solidement sa gloire parmi ses compatriotes, a pour titre : Icônes embryonum humanorum. Cet ouvrage eut cela de remarquable qu’il ouvrit, pour ainsi dire, la voie k toutes ces belles et grandes recherches d’embryologie dont l’Allemagne a été le théâtre dans la première moitié de ce siècle.

SŒMOND SIFUSSON ou SŒMOND le Sage, savant Scandinave, né en Islande en 1056, mort en 1133. C’est à lui qu’on attribue l’Ancienne Edda, dite Edda de Sœmond, et la Saga de Niai. En dehors de cette tradition et de ce fait qu’il fut prêtre et curé d’une des premières paroisses d’Islande, on n’a sur lui que des renseignements légendaires. Il passait pour magicien, et la Saga de l’cvêqueJean, écrite au commencement du xme siècle, raconte sur lui la légende suivante. Sœmond avait suivi les leçons d’un maître célèbre du continent, y avait appris toutes les sciences, puis avait tout oublié, jusqu’à son propre nom. L’évêque, qui voulait le sauver, le détermina à fuir, k quitter les pays du Midi et k revenir en Islande. Ils choisirent pour réaliser leur projet une nuit obscure, pendant laquelle ils marchèrent sans être poursuivis ; mais, au milieu de la seconde nuit, le ciel étant sans nuage, le maître put lire dans les étoiles où ils en étaient de leur course, et il se mit k leur poursuite. Sœmond lut lui-même le danger dans les astres : « Mon maître est en chemin, dit-il k l’évêque, et voit où nous sommes. Prends mon soulier, remplis-le d’eau et mets-le moi sur la tête, > Au même instant, le maître s’arrêta dans sa route et dit k ses compagnons, en regardant les astres : « Mauvaise nouvelle, mes amis ! Celui que nous poursuivons vient de se noyer ; je vois le signe de l’eau J sur son étoile, et nous pouvons maintenant retourner au logis. » Délivrés de ce péril, les | deux fuyards continuèrent k marcher en : avant. La nuit suivante, le maître, regardant encore le ciel, fut tout étonné de rej trouver l’étoile de son élève nette et bril : lante, comme s’il ne lui était rien arrivé. Il remonte à cheval avec tous ses gens et part en grande hâte ; mais Sœmond aperçoit ce nouveau péril : à Voila derechef l’astrologue en route, dit-il k l’évêque ; vite, prends mon soulier, tire ton couteau et blesse-moi k la cuisse ; mets-moi ensuite sur le haut de la tète mon soulier plein de sang. » L’évêque lit ainsi, et aussitôt l’astrologue, qui, tout en chevauchant, ne cessait d’observer les cieux, s’arrêta et dit k ses hommes : « Celte fois, je vois du sang sur l’étoile de celui que nous cherchons ; assurément, il vient d’être tué par celui qui l’entraînait dans sa fuite, et le voilà puni de m’avoir abandonne. » Cela dit, il tourna bride, lui et les siens, et ils rentrèrent au logis. L’astrologue, cependant, inquiet de sa première méprise, monta à sa tour ; quelle ne fut pas sa stupéfaction en voyant que l’étoile de Sœmond avait recouvré tout son éclat I II en conclut, mais un I peu tard, que son élève en savait autant et plus que lui, qu’il avait eu tort de vouloir le retenir et qu’il fallait désormais lui laisser faire son chemin dans le monde sans maître ni leçon, sage raisonnement qui rendit le repos à l’astrologue et qui permit k l’évêque et à Sœmond de retourner sans encombre en Islande et d’y aborder heureusement.

Telle est l’ancienne légende sur Sœmond le Sage, celle du xiiie siècle ; il y en a une seconde plus récente. On raconte encore aujourd’hui en Islande, quand on parle de Sœmond, qu’il y avait autrefois k Paris une école de magie noire ; les leçons s’y donnaient dans une chambra souterraine ou nul rayon de lumière ne pénétrait. Les écoliers restaient enfermés dans cette salle pendant tout le temps de leur éducation, de trois k sept ans, sans voir le jour et sans monter une seule fois à la surface de la terre. Une main noire et velue leur présentait chaque jour leur nourriture, lis n’apprenaient que dans des livres écrits avec des caractères de feu qui brillaient dans les ténèbres ; 11 n’y avait qu’un maître, qui restait invisible et secret ; c’était le diable en personne. Pour seul profit de ses leçons, quand, k la fin de chaque année, une promotion quittait l’école, le diable revendiquait corps et âme celui des disciples qui sortait le dernier ; chacun espérait bien être alerte ce jour-là et laisser quelqu’un de ses camarades en arrière. Le jour où Sœmond dut sortir, ses études étant achevées, deux autres Islandais se trouvaient avec lui. Craignant pour ses compatriotes un sort funeste et comptant sur sa propre habileté, il s’engagea à sortir le dernier. Il jeta sur ses


épaules un grand manteau blanc sans l’attacher, ni le nouer d’aucune façon ; quand ses deux amis eurent passé, il se glissa rapidement, laissant entre les griffes du démon qui s’abaissaient sur lui le manteau seul ; mais la porte de fer de la salle souterraine se ferma si vite par derrière qu’elle lui écorcha un talon. Sa mésaventure s’appliqua depuis proverbialement k quiconque ne sortait pas assez promptement pour son honneur de quelque louche entreprise. Selon un autre récit, quand Sœmond quitta la prison, il avait le soleil en face, et le diable ne prit que son ombre, qu’il retint. Suivent cent histoires de bons tours joués au diable pur Sœmond, qui s’était mis en possession de la meilleure cure d’Islande, k Oddi. Une fois, Sœmond a pris le malin k gages comme valet d’écurie. Le service va bien jusqu’un printemps ; mais le jour de Pâques, pendant que le curé est en chaire, voila que l’insolent valet apporte tout ] le fumier k la porte de l’église, de sorte qu’après le sermon la procession ne peut sortir.. Sœmond, k qui reste toujours la victoire, force le démon à venir incontinent réparer son-insulte en effaçant avec sa langue jusqu’aux dernières traces du fumier, et le démon vaincu, se résignant avec rnge, enlève même avec sa langue une partie de lu pierre qui sert de seuil à la petue église d OJdi, comme chacun peut le voir encore d « no,’jours. Voici un des moyens par lesquels Sœmond obtenait un si grand ascendant sur les puissances des ténèbres. Il demanda un jour au diable s’il pouvait se l’aire très-petit, et il le délia de se changer en un moucheron capable de passer k travers un trou fort étroit qu’il pratiqua dans un mur avec une vrille. Le diable aussitôt de se transformer comme on le lui demandait et d’entrer en bourdonnant dans le mince corridor. Sœmond l’y attendait ; il bouche les deux extrémités, et voilà le diable en sa puissance ; il ne le délivra, comme on pense, que sous bonnes conditions.

Ces légendes sont extraites du livre du savant docteur Konrad Mauser : Islàndische Volkssagen lier Gegenwart, vorwiegsnd nach mûudlicher Ueberlieferung gesammett und verdentsc/ii (Traditions populaires de l’Islande), publié à Leipzig en 1860.

SUES DENFIE1.DS, nom d’une des trois grandes divisions géographiques de la Norvège, entre le Skager-Knck au S., la mer du Nord k l’O., le Nordentields au N.-O. et au N. et la Suède k l’E. Elle comprend les dix préfectures de Christiansand, Buskerud, Smanlehnen, Hedemarken, Bradsberg, Jarsberget-Laurvig, Stavanger, Mandai et Nœdenes.

SŒNS (Jean ou Hans), peintre, né k Burle-Duc en 1547. Il étudia sous Jacques de Baan et sous Mostaert, voyagea en Italie et fut employé k Rome au puîuis du pape, pour peindre dans les frises de très-grands paysages k fresque. Il fut ensuite chargé par le grand-duc de Parme, Ranuccio, de plusieurs travaux dans lesquels il se montra aussi habile peintre de figures que de paysage. Il travaillait encore k Purme en 1607.

SŒRBÉE s. f. (so-èr-bé). Bot. Syn. de sowerbée.

SŒRENSEN (Pierre), en latin Petrus Soverinus, médecin danois, né k Rib eu 1542, mort en 1602. Il fit Ses études k Copenhague, voyagea k l’étranger, revint en 1570 et fut médecin des rois Frédéric II et Christian IV. En 1602, il fut nommé professeur de médecine k l’université. Comme savant, on ne peut lui refuser un certain mérite pour l’époque k laquelle il vivait. Ses ouvrages attestent une étude approfondie des philosophes et des médecins de l’antiquité. Parmi les anciens, il paraît suivre de préference Galion et, parmi les modernes, Paracelse.

SŒRENSEN (Charles — Frédéric), peintre danois, né à Samsœ en 1818. Il fit ses études k l’Académie de Copenhague, les compléta dans l’atelier d’Eckersberg, et il a peint, k partir de 1845, des mannes assez renommées.

SOEST, ville de Prusse, province de Westplialie, chef-lieu du cercle de son nom, dans lu régence et k 24 kilom. N. d’Areuaberg, dans une belle plaine renommée pour sa fertilité ; 10, 000 hab. Gymnase, école normale évangéliuue. Fabrication de toiles et de lui-nages, tanneries. Commerce ne grains ; aux enviions, riches salines. Parmi ses nombreuses églises, on remarque lu cathédrale, de style byzantin, fondée au xe siècle par Bruno, frère de l’empereur Othon le Grand, ainsi que l’atteste une inscription qu’on lit sur un pilier du portail ; elle renferme le tombeau de saint Patrocle et des fr^ques représentant des épisodes do la vie de Jésus Christ. Soest était autrefois une ville libre hanséatique, dont la population s’élevait à 40, 000 âmes ; elle sut résister aux prétentions uutbitieuses de Dietrich, archevêque de Cologne, qui voulait conquérir la Westphalie. Elle échut en 1449 aux comtes de La Marck et devint ensuite ville impériale.

SŒESTDIJK, village de Hollande, dans la province d’Ùtrecht, entre Amersfoort et Vaarden, près de l’Eera. Beau château.

SŒETOLF (Nicolas-Bierfreund), poète danois, né k Assen, sur l’Ile de Funsk, en 1797, mort en 1844 à Egidsborg (Seeland), où il était prédicateur. Il débuta comme poëte en 1815 par ses Romantiske Diejte et fit paraître