Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 2, Scir-Soir.djvu/380

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de moutons et de chevaux. L’industrie manufacturière y est représentée par plusieurs établissements où l’on fabrique de l’horlogerie, chapellerie, ganterie, dentelles, draps, papiers, cuirs, tabac, sucre, eau-de-vie ; on y trouve aussi quelques usines à fer, des tuileries et des verreries. Le commerce exporte les produits du sol, ainsi que les laines, os, tourbe, huile de poisson, savon, pierres, poissons secs. Il importe des toiles, métaux, charbon, bois, denrées coloniales, cotonnades et tabac. L’a Prusse, en faisant passer ce pays sous sa domination, en a formé avec le Holstein une nouvelle province, dont les anciennes divisions administratives ont été provisoirement conservées. Le Slesvig forme

donc, comme à l’époque où il dépendait du Danemark, neuf bailliages, qui portent le nom de leurs chefs-lieux : Hadersleben, Apenrade, Lugumkloster, Tondern, Flensbourg, Gottorp-et-Hutten, Bredstet-et-Husum, Nordburg-et-Sonderburg, Femern.

Le Slesvig, autrefois habité par des Angles et des Frisons, apparaît dans l’histoire comme duché indépendant au xiie siècle. Vers la même époque, Waldemar, duc de Slesvig, après avoir vaincu Svend, roi de Danemark, réunit à son duché la couronne danoise, lin 1448, le trône de Danemark étant devenu vacant, le comte d’Oldenbourg, Chrétien 1er, fut élu roi par la nation danoise. Les duchés de Slesvig et de Holstein, réunis depuis plus d’un siècle déjà, étaient alors gouvernés par Adolphe de Schaumbourg ; k samoit, en 1460, les états de Slesvig-Holstein élurent Chrétien Ier, qui devint ainsi souverain de trois pays distincts. En 1490, le Slesvig fut partagé entre le roi Jean et son frère, et, en 1544, entre Christian III et ses deux frères. Une moitié du duché, soumise à !a Suède en 1658, fut ressaisie en 1714 par Frédéric IV. Le Slesvig, dont l’administration était réunie à celle du Danemark depuis la moitié du xvms siècle, essaya vainement de se rendre indépendant en 1848. Un traité de pacification eut lieu en 1851 ; une constitution provinciale du duché de Slesvig fui octroyée et promulguée en octobre, sans le consentement de la représentation du duché ; cela donna lieu en 1S57 k des réclamations de la part des puissances allemandes, solidaires du traité de1851. Comme les duchés de Slesvig et de Holstein faisaient partie de la Confédération germanique, le Danemark fut menacé de l’exécution fédérale.’L’affaire traîna en longueur ; la diète de Francfort prononça enfin avec une grande répugnance, et après des lenteurs interminables, l’exécution fédérale. Kn 18G3, l’Autriche et la Prusse, agissant de concert, envahirent le Slesvig et le Holstein et, à la suite d’une courte guerre, forcèrent le roi de Danemark à leur céder les duchés. Eu vertu de la convention de Gastein {14 août 1865), l’Autriche devait gouverner le Holstein et la Prusse le Slesvig. L’Autriche décida que la population du Holstein se prononcerait, par ses mandataires élus, sur son sort définitif. Le gouvernement prussien refusa de s’associer à cette mesure, envoya une armée dans le Slesvig, que les Autrichiens durent abandonner (7 juin 1866), et demanda k la diète fédérale l’exclusion de l’Autriche de la Confédération germanique, ce qui amena entre les deux puissances la grande guerre qui se termina par la bataille de Sadowa (3 juillet 1866). Par l’article 5 du traité de Prague (23 août 1866), il était entendu que la population du Slesvig serait appelée à décider par un vote si elle voulait appartenir à la Prusse ou au Danemark ; mais le gouvernement prussien ne tint aucun compte 3e cette stipulation, et le Slesvig fut purement et simplement annexé à la Prusse (l2janv. 1867).

SLESZKOWSKI (Sébastien), célèbre médecin de Sigismond IH, roi de Pologne, et écrivain remarquable, né k Wielun en 1569, mortàKalisch en 1648. Reçu docteur en médecine et en philosophie, Sleszkowski entreprit de longs voyages scientifiques à l’étranger, passa quelque temps en Italie, où il fit de grands progrès en médecine, et, de retour dans sa patrie, il devint médecin et secrétaire à la cour de Sigismond III, roi de Pologne. Habile chirurgien et médecin profondément versé dans les sciences de son

époque, Sleszkowski occupe la première place parmi les savants de son temps dans son pays. Il était ennemi juré des juifs, qu’il a attaqués sans miséricorde dans ses écrits. On a de lui : Opéra medica duo (Cracovie, 1616, in-8°J, ouvrage qui mérite, même k présent, d’être lu ; Découverte des trahisons, des perversités, des opérations secrètes, des conseits perfides et des deiseins dangereux des juifs vis-à-vis de la république (Brunsberg, 1620, in-4°) ; la Généalogie des juifs (Brunsberg, 1622, in-4°) ; la Science méthodique pour connaître la peste et en g’uénV (Kalisch, 1623, in-4<>), plusieurs fois réimprimée ; De fugiendis medicis et chirurgis judasis (Varsovie, 1C30, in-60) ; les Secrets dans l’art médical ; Praxis phlebotomim seu vens seclionis (Cracovie, 1616, in-8"), etc.

SLESZKOWSKI (André), orateur polonais, mort à Cracovie en 1786. Il fut professeur d’éloquence à l’académie de Cracovie, docteur en philosophie, chanoine du collège de Sainte-Anne et éeolàtre deKurzelowsk. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Vende pallium, eme librum, proverbium antiquum academi-

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cum (Cracovie, 1775, in-4°) ; De morte Dei hominis, orationes V (Cracovie, 1775, in-S») ; Agere et pati sapientis institution (Cracovie, 1770, in-4") ; De sancto Stanislao episcopo orationes Vt (Cracovie, 1773, in-8°).

SLEVOGT (Jean-Adrien), médecin distingué, né à Iéna en 1653, ’ mort en 1726. Il fit ses études médicales dans l’université de sa ville natale, fut reçu docteur en 1681 et devint médecin pensionné du canton. Nommé en 1685 professeur d’anatomie, de chirurgie et de botanique, il obtint en 1722 la chaire de médecine pratique et celle de chimie. Slevogt n’a écrit aucun ouvrage important, mais on a de lui une foule de dissertations inaugurales, qui furent soutenues sous sa présidence, et parmi lesquelles nous pouvons citer les suivantes : De fermentationibus microcosmicis (Iéna, 1696, in-4o) ; De epilepsia infantili (Iéna, 1696, in-4°) ; De paracentesi thoracis et abdominis (1697) ; De sudoribus (1697), etc.

SLÉVOGTIE s. f. (slé-vo-gtî—de Slevogt, savant aliéna.). Bot. Genre de plantes, de la famille des gentianées, formé aux dépens des gentianes.

SL1DELL (John), homme politique américain, né à New-York vers 1798. Son père était un riche fabricant de chandelles. À la suite d’un duel, il quitta New-York et alla étudier le droit à la Nouvelle-Orléans, où il exerça avec un grand succès la profession d’avocat. Pendant la double présidence du générai Jackson (1829-1837), M. Sfidéll devint attomey de l’État de la Louisiane et membre du congrès. Lors des différends qui surgirent en 1847 entre les États-Unis et le Mexique, il fut envoyé, en qualité de ministre plénipotentiaire, dans ce pays, ne put aplanir les difficultés et revint aux États-Unis lorsque la guerre éclata entre les deux républiques. Nommé membre du sénat en 1853, il s’y montra un fougueux partisan de l’esclavage, défendit à diverses reprises les tentatives faites par les aventuriers, sous les ordres de Walker, pour s’emparer du Nicaragua, puis du Honduras, et se prononça à diverses reprises pour l’annexion de Cuba et de divers pays aux États-Unis. Le président Buchanan lui proposa un portefeuille, puis une ambassade, mais il refusa. Depuis longtemps Sfidéll, qui est beau-frère du général Beauregard, poussait k un mouvement séparatiste entre les États du Sud et les États du Nord, lorsque la guerre civile éclata. Bientôt après, à fut envoyé, par Jefferson Davis, en France, en même temps que M. Mason était envoyé en Angleterre, afin d’entraîner les cabinets des Tuileries et de Londres à favoriser les intérêts du Sud, la cause de l’esclavage et le démembrement de la grande république. Arrêté par le capitaine Wilkes, il recouvra peu après la liberté et remplit sa mission, qui n’eut du reste aucun succès. Le général Butler, devenu maître de la Nouvelle-Orléans, confisqua ses biens. Après le triomphe de la cause de l’Union, il a vécu dans la retraite.

SL1DI, nom moderne de l’île de Délos. V. ce mot.

SLIGO, ville d’Irlande, dans l’ancienne province de Connaught, chef-lieu du comté de son nom, k 144 kilom. N.-O. de Dublin avec un bon porta l’embouchure du Garrow ! dans la baie de Sligo, par 540 22’ delatit. N. et no 1’ de longit. O. ; 11,104 hab. Distilleries, brasseries, filatures et manufactures de toiles ; magasins maritimes ; pêche ; commerce d’entrepôt, dont les principaux articles sont les grains, toiles, poissons secs et salés. Le port de Sligo est assez sûr ; les navires de 200 tonneaux peuvent venir jeter l’ancre contre le quai. Les anciens quartiers de la ville sont composés de rues étroites, malpropres, mal pavées et incommodes ; mais depuis quelques années de nouveaux quartiers se sont élevés où l’on voit de beaux marchés, de vastes magasins, des rues bien percées, bordées d’élégantes constructions. Deux belles églises, plusieurs chapelles, un hôpital, une caserne d’infanterie, épars sur les points culminants de la cité, donnent k Sligo un aspect très-pittoresque. On y voit en outre les ruines

d’une abbaye de dominicains, fondée en 1322 par Maurice Fitzgerald ; ces ruines, assez bien conservées, sont situées dans la partie de la ville qui appartient à la famille Palmerston.

SLIGO (comté de), division administrative de l’Irlande, dans la région occidentale de l’île. Il est baigné au N. par l’Atlantique, qui y forme la baie de son nom ; limité à Ï’E. par le comté de Leitrim, au S. et à l’O par ceux de Roscommon et de Mayo. Sa superficie est de 461,753 acres (186,548 hectares), dont 290,696 acres en terres labourables, 151,723 en terres incultes, 6,134 en plantations diverses, 12,740 en lacs et marais ; 128,510 hab. Chef-lieu, Sligo. Villes principales : Dromore, Bullisodare, Tubbereurry. La côte, très-découpée, forme plusieurs petites baies et des havres nombreux. Le sol est assez montagneux ; il est traversé, de l’E. À l’O, par une chaîne de montagnes dont les sommets principaux sont l’Ox, le Knock-Narce et le Knak-Shecuan. Ses rivières principales sont : le Garwag, l’Owen-Reg, l’Eski et le Moy. On y trouve plusieurs lacs : le lough Gilly, à l’E. ; Gara, au S. ; Esk, à 10. Les marais les plus étendus sont dans la partie méridionale. Le sol, généralement lé SLOD

ger, sablonneux, mêlé d’argile et de gravier, produit de l’orge, de l’avoine et des pommes de terre. On y trouve de beaux pâturages et on s’occupe beaucoup dans ce comté de l’élève des bêtes à cornes. Les côtes et les rivières sont très-poissonneuses. La fabrication de la toile est l’industrie la plus importante de ce comté, dont on exporte des dos- tiaux, des œufs, du beurre, des toiles, etc.

SL1NGELANDT (Pierre van), peintre hollandais, élève de Gérard Dov, né k Leyde en 1640, mort en 1691. Il poussa si loin la patience et l’amour du fini qu’on pouvait, dans ses tableaux, compter les mailles d’une dentelle et Ses moindres détails de la composition. Aussi peignait-il avec une extrême lenteur et ses tableaux sont-ils fort rares. Quoique ses œuvres soient très-estimées, on convient que, s’il peut être comparé à Gérard Dov pour la finesse, il en est bien éloigné pour le mouvement et la chaleur de la composition. Son chef-d’œuvre est un Concert rustique, que possède le musée d’Amsterdam. Le Louvre renferme trois de ses toiles, parmi lesquelles la Famille hollandaise.

SLINGELANDT (Simon van), homme d’État hollandais, mort en 1736. Il fut secrétaire du conseil d’État, trésorier général des Provinces-Unies et grand pensionnaire de Hollande, Il a laissé des écrits politiques qui ont été imprimés en 1787 (Amsterdam, 3 vol.).

SLUSGINEVER (Ernest), peintre belge, né à Loochristi, près de Gand, en 1823. Il eut pour maître Wappers, remporta plusieurs prix à r Académie des beaux-arts et débuta, en 1842, par un tableau, le Vengeur, qui eut du succès. Depuis cette époque, il s’est adonné à peu près exclusivement à la peinture historique, dans laquelle il a fait preuve d’un sérieux talent. M. Slingineyer a remporté une mé laille d’or à l’exposition de Bruxelles en 1845 et a été décoré, en 1850, de l’ordre de Léopold. Parmi ses tableaux les plus estimés, nous citerons : la Mort de Ctassicus, acheté par le roi do Hollande ; la Mort de Jacobson, une de ses meilleures toiles, qui appartient au roi des Belges ; la Bataille de Lépante (1848) ; la Mari de Nelson (1850) ; la Batailte.de Brouwershaven (1852) ; le Camoéns ; un Episode de la Saint-Barthélémy ; les Martyrs du feu, l’Arrestation du comte Louis de Crécy, etc.

SLOANE s. f. (slo-a-ne). Bot. Syn. de

SLOANÉE.

SLOANE (sir Hans), médecin et botaniste anglais, né à Killileagh en 1600, mort à Chelsaa en 1752. Il suivit à Paris les cours de Tournefort et de Duverney, devint membre de la Société royale de Londres et suivit, en qualité de médecin, le duc d’Albemarle, nommé gouverneur de la Jamaïque. Il en rapporta, en 1689, une riche collection d’objets précieux, et notamment 800 espèces de plantes. Les Transactions philosophiques contiennent un grand nombre d’articles de lui. On a, en outre : Catalogus plantarum quai in insula Jamaica spente proveniunt, vel vulgo coluntur, qui forme le prodromus de la partie botanique de sou grand ouvrage : Voyage aitx îles de Madère, la Barbade, Saint-Christophe et la Jamaïque, avec l’histoire naturelle desplantes, arbres, quadrupèdes, poissons, etc. (1707-1725). Il fut créé médecin en chef de l’armée, président de l’École de médecine, etc. On lui doit l’établissement du premier dispensaire qui ait été installé en Angleterre. Le Musée britannique a hérité de ses magnifiques collections.

SLOANÉE s. f. (slo-a-né — de Sloane, botan. angl.). Bot. Genre de plantes, de la famille des tifiacées, type de la tribu des sloanées.

— s. f. pi. Tribu de la famille des tifiacées, ayant pour type le genre sloanée,

— Encyol. Les sloanées sont des arbres à feuilles alternes, très-grandes ; les fleurs présentent un calice à cinq divisions, une corolle k cinq pétales, des étamines en nombre indéfini ; le fruit est une capsule coriace, ligneuse, k plusieurs loges. Les espèces peu nombreuses de ce genre croissent aux Antilles et dans les régions chaudes de l’Amérique du Sud. La sloanée dentée a des rameaux inclinés, portant des feuilles distiques, d’un vert noirâtre, sur lesquelles tranchent agréablement des ileurs étoilées, jaunes ou vertes, accompagnées de bractées et réunies en grappes opposées aux feuilles. Le fruit de cet arbre est bon k manger ; son écorce est employée comme astringent, et son bois sert k faire des canots d’une seule pièce. Quelques auteurs réunissent k ce genre les apéibas ou bois de mèche, dout les naturels se servent pour se procurer du feu par ie frottement.

SLOBODE-PAVLOVSKAIA, ville de la Russie d’Europe, dans le gouvernement et k 16 kilom. S.-O. do Saint-Pétersbourg, près de Gatchina. Elle fut fondée en 1831 par l’empereur Nicolas Ier pour servir d’asile aux invalides de la garde impériale chargés de famille.

SLOBODSKOlÉ, ville de la Russie d’Europe, dans le gouvernement et k 31 kilom. N. de Viatka, ch.-l. du district de son nom, SHrla Viatka ; 6,150 hab. Commerce de fourrures, miel, cire et grains.

SLODTZ (Sebastien), sculpteur flamand, né

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à Anvers en 1655, mort k Paris en 1726. Il fut un des artistes qui contribuèrent le plus k l’embellissement des palais de Louis XIV. Ses ouvrages les plus remarquables sont : un buste de Titon du Tillet, une statue de Saint Ambroise (église des Invalides), Annibal mesurant au boisseau les anneaux des chevaliers romains tués à Cannes (au jardin des Tuileries), Saint Louis envoyant des missionnaires dans les Indes (bas-reliefs, aux Invalides), le groupe de Protée et Aristée (Versailles), etc. SLODTZ (René-Michel), sculpteur français, surnommé Micbel-Auge, petit-fils du précédent, né à Paris en 1705, mort en 1764. A l’âge de vingt-cinq ans, il remporta le second prix de sculpture, fut envoyé k Rome comme pensionnaire du roi et y demeura dix-sept ans. Il exécuta dans cette ville plusieurs œuvres remarquables, entre autres Saint Bruno refusant la couronne qu’un ange lui apporte et Je Tombeau du marquis Capponi. De retour k Paris (1747), précédé d’une brillante réputation, il reçut une pension et devint plus tard dessinateur de la chambre et du cabinet du roi, On cite de lui les Anges adorateurs et les Bas-reliefs du maître-autel de Choisy, ainsi que le fameux Mausolée du curé Languet, dans l’église Saint-Sulpice. Cet ouvrage, exécuté en marbres de diverses couleurs, et où se voient le squelette de la Mort et la figure du curé, fit une immense sensation à cette époque, mais il se ressent de la décadence de l’art sous Louis XV.

SLOGAN s. m. (slo-gan). Hist. Cri de guerre d’un clan écossais.

SLOKA s. m. (slo-ka). Littér. Strophe de deux vers d’un poëine indou.

SLON1M, ville de la Russie d’Europe, dans le gouvernement età 130 kilom. S. de Grodno, ch.-l. du district de son nom, sur la Schara ; 5,200 hab. commerce de blé et de cuirs.

SLOOP s. m. (sloup — mot angl. V. chaloupe). Mar. Petit bâtiment caboteur k un màt. h Sloop de guerre, Corvette ayant moins de vingt cations.

SLOTH s. m. (slott). Main m. Un des noms de l’aï ou paresseux.

SLOTWINSKI (Félix), jurisconsulte polonais, né dans la Galicie en 1788, mort en 1862. Il étudia la philosophie k l’université de Lemberg et le droit k celle de Cracovie, devint, en 1812, k cette dernière, professeur de droit naturel et d’économie politique, puis doyen de la Faculté de droit (1833) et professeur de droit romain et de droit ecclésiastique, chaire qu’il quitta en 1848 pour reprendre celle de droit naturel et do droit criminel, qu’il occupa jusqu’à sa mort. Il avait, en outre, été, de 1818 à 1837, membre du comité législatif de la république de Cracovie et dépuié k différentes diètes. Nous citerons, parmi ses nombreux écrits : De trissectione cujuscumqueanguli (Cracovie, 1811) ; De l’histoire du droit naturel et des divers systèmes de ses historiens (Cracovie, 1812) ; De laméthode mathématique en général (Cracovie, 1813) ; le Droit naturel privé (Cracovie, 1813) ; De nécessitais prtescriptionum in statu civili (Cracovie, 1815) ; le Droit naturel gouvernemental (Cracovie, 1815) ; Des bases réelles de la science financière (Cracovie, 1818) ; le Droit naturel des peuples (Cracovie, 1822) ; Des principes et des progrès dans la science du droit naturel (Cracovie, 1825) ; Vindîcw juris naturz (Cracovie 1828) ; De immunitate ecclesiastica (Cracovie, 1832) ; Législation de la république de Cracovie (Cracovie, 1836) ; Inslitutiones juris ecclesiastici (Cracovie, 1839-1840, 2 vol.) ; Considérations sur la secte de Ronge et de Czerski (Cracovie, 1850) ; Mistaire universelle du concile de Trente (Cracovie, 1857), etc.

SLOTWINSKI (Constantin), jurisconsulte et littérateur polonais, né en 1793, mort en 1846. Après avoir fait k Cracovie ses études de droit, il entra, en 1810, dans l’artillerie polonaise, fut blessé grièvement pendant la campagne de 1812 et abandonna peu après la carrière militaire. Il remplit ensuite divers emplois administratifs et, en 1831, fut appelé à la direction de l’institut scientifique des Ossolinski k Lemberg. Il introduisit une foule d’améliorations dans cet établissement et y établit une imprimerie et une lithographie. Accusé, en 1834, d’imprimer et de répandre des livres interdits, il fut arrêté et conduit k la forteresse de Kufstein, dans le Tyrol, où il subit neuf années de détention. Rendu à la liberté, il revint auprès de sa famille dans la Galicie et fut tué lors des massacres qui ensanglantèrent cette contrée en 1846. On a de lui, entre autres ouvrages : la Pologne, son histoire et sa constitution (Lemberg, 1819-1823, 2 vol.) ; Exposé systématique des lois de soumission delà Galicie (Brunn, 1827, 3 vol.) ; Catéchisme des sujets galiciens au sujet de leurs droits et de leurs, devoirs vis-àvis de la cour, du gouvernement et d’eux-mêmes (Lemberg, 1832) ; Esquisses d’un projet d’établissement d’une société de crédit dans lu Galicie, considérations sur ces esquisses, etc. (Lemberg, 1833) ; Lelum Polelum (Lemberg, 1833) ; Histoire de la Pologne méridionaleoccidentale pendant les dix premiers siècles de l’ère chrétienne, etc.

SLOUTCH, rivière de la Russie d’Europe. Elle prend sa source près de la limite septentrionale du gouvernement de Podolie,

coule d’abord k l’E., puis au N. et au N.-O..

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