Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 2, Scir-Soir.djvu/384

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il’histri testimonio adversus Fausti Sociiii anabaplislx cavillationes (Wilna, 1590) ; le Synode de Brzesc, sous la présidence de Michel Jlahoza, métropolitain de Kiev (Cracovie, 1597) j D’une seule tête visible de l’Église de Dieu (1600) ; De l’usure et des exactions, des rentes, etc. (1004 ; 7e édit., 1640) ; Logica (Ingolstadt, 1618, 2 vol.), ouvrage qui a valu à l’auteur les éloges des critiques étrangers les plus autorisés, ceux de Rapin en particulier ; liefutatio Epicheremalis ministvorum evangeticorum (1612) ; Nova monstra novi arianismi (1612) ; De erroribus nouorum arianorum (1615) ; Nodus gordius, seudevocatione ministrerum (Cracovie, 1609), écrit qui produisit une vive agitation parmi les sociniens polonais et étrangers et qui fut l’objet d’un grand nombre de réponses, auxquelles Sraiglecki répondit à son tour ; De baptismo (1615) ; De ordinatione saeerdotum in Ecclesia romana (t615), etc.

SMIGURST, divinité infernale de la mythologie slave, suivante de Nija, la Proserpine slave. Elle présidait particulièrement aux eaux minérales, qu’elle conduisait à la surface de la terre pour»soulager les souffrances des humains, en particulier de ceux qui n’étaient pas malades par leur propre faute. Sa fête se célébrait à la même époque que celle de Nija, à grand renfort de coups de verges et d’aspersions d’eau.

SMILACE s. m., (smi-la-se). Bot. Syn. de

« smilax : Ce sont des smilaces qui fournissent

un médicament très-fréquemment employé, la

salsepareille. (P. Duchartre.) Le smilace rude

vient très-beau en Corse. (T. de Berneaud.)

SMILACÉ, ÉE adj. (sini-la-sé — rad. smilax). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte au smilax.

— s. f. pi. Famille de plantes monoeotylédones, ayant pour type le genre smilax : Les smilacées croissent principalement dans les contrées extratropicales. (P. Duehartre.) Les smilacées ont d’étroites analogies avec les asparaginées et les asphodélées. (F. Hœfor.)

— Encycl. La famille des smilacées renferme des plantes vivaees et des sous-arbrisseaux à rhizome rampant. Leurs tiges, dressées ou grimpantes, portent des feuilles alternes ou verticillées, nervées, entières, généralement grandes, rarement réduites à des écailles. Les fleurs, régulières, hermaphrodites ou unisexuées, tantôt solitaires, tantôt réunies en grappes ou en fascicules, presque toujours à pédoncules articulés et munis de bractées, présentent un périantho àsixdivisions, rarement plus ou moins, alternant sur deux rangs, les extérieures d’un tissu plus consistant ; des étainines égales en nombre et opposées aux divisions du périanthe, à filets libres, plus rarement monadelphes ; un ovaire libre, à trois loges ordinairement pluriovulées, surmonté d’un nombre égal de styleslibres ou plus souvent soudés en un seul corps et terminés chacun par un stigmate. Le fruit est une baie, ordinairement à trois loges, rarement plus ou moins, contenant chacune une ou plusieurs graines presque globuleuses, a tégument mince et membraneux, à embryon petit, entouré d’un albumen charnu, cartilagineux ou corné.

Cette famille, qui a beaucoup d’affinités avec les liliacées, comprend les genres suivants, groupés en deux tribus. I. Convaltariées : drymophile, streptope, prosarte, polygonate, muguet, smilacine, smilax, ripogone, luzuriaga, callixène, fragon, danaïde.

— II. Paridées : parisette, trillie, inédéole. Les smilacées croissent principalement dans les zones tempérées et surtout en Amérique. Elles sont assez remarquables par leurs propriétés médicales, et les convallariées sont surtout utiles sous ce rapport ; les paridées ont, au contraire, des propriétés assez énergiques pour que la plupart soient rangées parmi les poisons narcotico-àcres. Cette famille renferme beaucoup de plantes, d’ornement.

SMILACINE s. f. (smi-la-si-ne — rad. smilax). Chim. Alcali découvert dans la moelle de la salsepareille.

— Bot. Genre de plantes, de la famille des smilacées, formé aux dépens des couvallaires, et comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tempérées et les régions froides de 1 hémisphère nord.

SMILACINE, ÉE adj. (smi-la-si-né). Bot. Syn. de smilacÉ.

SMILACITE s. m. (smi-la-si-te —rad. smilax). Bot. Genre de végétaux fossiles, analogue aux smilax, et connu par des empreintes trouvées dans les marnes tertiaires du midi de la France.

SMILAX s. m. (smi-laks — nom grec de l’if). Entom. Genre d’insectes coléoptères peiiiamères, de la famille des braehèlytres, dont l’espèce type habile le Brésil et la Guyane.

— Bot. Genre d’arbrisseaux grimpants, type de la famille des smilacées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans les régions tempérées et les régions chaudes des deux hémisphères : Les anciens ont connu le smilax. (F. Hœfer.)

— Encycl. Bot. Les smilax sont des arbustes a racines fibreuses ou tubéreuses, à tiges sarmemeuses, grimpantes, souvent munies d’épines ou d aiguillons, portant des feuilles

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alternes, oblongues, cordiformes à la base, entières ou dentées, épineuses ou inermes, à pétioles ordinairement accompagnés de vrilles opposées et préhensiles. Les fleurs, dioïques, le plus souvent groupées en corymbes axillaires, présentent un périanthe campanule, étalé, à six divisions ; six étamines ; un ovaire libre, à trois loges, surmonté d’un nombre égal de styles et de stigmates ; le fruit est une baie à trois loges, dont chacune renferme une ou deux graines globuleuses. Ce genre comprend un assez grand nombre d’espèces, dont la plupart sont exotiques. Deux ou trois seulement se trouvent dans le midi de l’Europe ; quelques-unes sont cultivées dans les jardins, comme objets de curiosité plutôt que d’ornement.

Le smilax rude, vulgairement nommé liseron épineux, liset, salsepareille d’Europe, etc., est un arbuste grimpant, très-épineux, à tiges dures, sèches, rameuses, portant des feuilles cordiformes, ovales ou lancéolées, coriaces, épineuses, et des fleurs blanc verdâtre, petites, odorantes ; les individus femelles produisent des baies globuleuses, rouges, brunes ou noirâtres. Cet arbuste habite les contrées méridionales de l’Europe ; il croit dans les lieux arides, les buissons, sur les rochers, le long des rivages de la mer, etc. ; il fleurit en automne et ses fruits ne mûrissent que beaucoup plus tard. Il forme des buissons touffus, ce qui le rend éminemment propre à faire des haies défensives. Sa racine est sudorifique et remplace quelquefois celle de la salsepareille ; mais, comme ses propriétés sont bien moins énergiques, il en iaut une dose beaucoup plus forte. On cultive quelquefois cette plante dans les jardins ; elle est rustique, et ses feuilles d’un beau vert, maculées de blanc, lui donnent un aspect assez agréable.

Le smilax de Mauritanie se distingue du précédent par ses tiges plus élevées, ses feuilles moins coriaces et moins épineuses, ses baies rouges ou jaunes. Il habite surtout, comme l’indique son nom, le nord de l’Afrique ; mais on le trouve aussi en Provence et en Corse ; il croît dans les lieux arides et sur les rochers. Ses propriétés médicales sont un peu plus énergiques que celles du précédent. Nous citerons, parmi les espèces exotiques, le smilax tamnoïde, qui croit à la Carofine et dont on mange les jeunes pousses au printemps ; le smilax réglisse de la Nouvelle-Galles, dont les feuilles se prennent en infusion sous le nom de thé doux ; le smilax faussesquine de l’Amérique du Nord, dont on utilise les ti" ; es et les rameaux pour faire des ouvrages de vannerie ; enfin la salsepareille et la squine. V. ces mots.

SMILES (Samuel), écrivain anglais, né à Haddington (Écosse) en 1816. Il étudia la médecine et exerça pendant quelque temps la profession de médecin chirurgien à Leeds. M, Smiles obtint ensuite un emploi dans un chemin de fer et écrivit des articles dans les journaux. Il a fondé sa réputation par la publication, en 1858, d’un ouvrage philosophique, intitulé Self-help (il faut s’aider soimême), qui a été traduit en français sous le titre de Self-help ou Caractère, conduite et persévérance (1865, in-12), par M. Al. Talandier. Dans ce livre, si populaire déjà qu’il n’existe peut-être pas dans la Grande-Bretagne une seule bibliothèque communale qui ne le possède, M. Smiles se montre chaud partisan de ceux qui croient que ni les lois, ni les institutions de l’État, ni les écoles, ni les livres ne peuvent élever le niveau d’une société sans le concours libre et persévérant des individus. Les gouvernements n’ont à ses yeux qu’une valeur négative et restrictive ; c’est à l’homme de penser et d’agir par lui-même. Ceux qui tournent leurs regards vers l’Ftat pour lui demander le bienêtre, la lumière morale et en quelque sorte le chemin de l’avenir, invoquent avec une stupide idolâtrie une force qui reçoit an contraire l’impulsion de la souveraineté individuelle. La providence des nations ne réside point dans ceux qui les gouvernent ; elle est dans la volonté de chacun. Mais ces principes, justes en eux-mêmes, peuvent, par l’exagération, conduire à l’indifférence politique. « La manière dont un homme est gouverné, dit M. Smiles, peut ne pas avoir une très-grande importance. » C’est là une erreur évidente ; car, de tout temps, le despotisme a produit l’abaissement des caractères. Il est des institutions politiques qui, impuissantes à créer, ont le triste privilège de détruire, et ce qu’elles détruisent chez l’homme, ce sont justement ces forces de l’ame, ces viriles initiatives du sentiment personnel, que Smiles considère avec raison comme les éléments les plus actifs du progrès. Le Self-help enseigne à chaque page la philosophie des petites choses, les avantages de l’économie et la valeur du temps. L’auteur, pour tous ces motifs, attache une grande importance à la biographie des inventeurs. L’homme qui invente ne rend pas seulement, par sa découverte, un service à l’humanité ; il laisse un exemple. De même que les Vies des grands hommes de Plutarque ont donné naissance à de grands hommes, de même la lecture des biographies des hommes utiles fera naître des hommes utiles. » Une grande sagesse, qu’on pourrait appeler la splendeur du bon sens, comme Platon définissait le beau la splendeur du vrai, dit M. Esquiros, tel est le

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caractère qui distingue surtout le livre de M. Smiles, si populaire chez nos voisins, et qui répond admirablement aux idées de la famille anglo-saxonne. » En effet, nul ne peut aider celui qui ne s’aide point lui-même. Pour quiconque, au contraire, se cherche et s’appuie sur ses propres forces, la moindre circonstance peut faire jaillir l’étincelle qui est la révélation du talent,

SMILIE s. f. (smi-lî — du gr. smilion, petit ciseau de sculpteur). Entom. Genre d’insectes hémiptères, de la tribu des membracides, comprenant plusieurs espèces, qui habitent l’Amérique : Les smilies ont leur prothorax en lame tranchante. (Blanchard.)

SMILLAGE s. m. (smi-lla-je ; Il mil. — rad. smilte). Travail de dégrossissage qu’on fait subir aux moellons et aux pierres meulières.

— Encycl. Le smillage se fait au moyen de la grosse hachette ou de la laye ; il consiste à dégrossir les moellons bruts et à régulariser leurs formes, en les taillant de manière que leurs joints soient plus ou moins pleins, et leurs lits à peu près parallèles entre eux et d’équerre avec le parement, lequel doit être taillé assez proprement. Les moellons smillés sont employés à la construction des parements de murs ou de voûtes qui doivent rester apparents, et que l’on rejointoie seulement. Dans une journée de six heures, un ouvrier peut smiller environ 300 moellons do pierre dure, présentant une surface totale de 12 mètres carrés ; lorsque la pierre est tendre, la quantité de moellons s’élève à 500 et la surface a 19 mètres carrés. Le smillage des moellons entraîne un déchet qui varie par mètre cube de l/ioà 1/5. Lorsque la meulière n’est pas très-dure, un ouvrier peut en smiller 170 blocs, pouvant faire 5 mètres à 5"n,5 carrés de parement ; si, au contraire, la meulière est dure et caillasseuse, ce travail se réduit à 90 blocs au plus, pouvant faire de 3"n,25 à 3™,50 carrés de parement. Le déchet occasionné par le smillage de la meulière varie de 1/ 10 à 1/3, suivant la forme plus ou moins régulière des matériaux bruts.

SMILLE s. f. (smi-lle ; Il mil. — du gr. smilê, ciseau de sculpteur). Techn. Marteau avec lequel les maçons piquent le moellon et le grès.

SMILLER v. a. ou tr. (smi-llé ; Il mil.rad. smille). Techn. Piquer avec la smille : Smiller le moellon.

SMILODON s. m. (smi-lo-don — du gr. smilê, ciseau de sculpteur ; odous, dent). Mamm. Syn. de sténodon,

SMINTHE s. m. (smain-te — du gr. sminthos, rat). Mamm. Genre de mammifères rongeurs, du groupe des rats.

SMINTHURE s. m. (smain-tu-re — du gr. sminthos, rat ; aura, queue). Entom. Genre d’insectes aptères, de l’ordre des thysanoures, famille des podurelles, formé aux dépens des podures, et comprenant une douzaine d’espèces, qui vivent en France, en Irlande et en Suisse : Les sminthures vivent sur tes feuilles des arbres ou à terre, quelquefois dans l’eau. (H. Lucas.)

— Encycl. Les sminthures sont caractérisés par un corps ovoïde ou globuleux ; la tête inclinée ; les antennes coudées au milieu ; le thorax et l’abdomen confondus en une seule masse ; les jambes longues et grêles ; la queue de longueur moyenne. Les espèces peu nombreuses de ce genre habitent surtout l’Europe occidentale. Elles vivent, les unes sur les feuilles des arbres, les autres à terré, quelques-unes sur l’eau. Toutes sautent avec une extrême agilité. Le sminlhure croisé ne dépasse guère 0»i,001 de longueur ; sa forme est globuleuse, et ses antennes égalent la longueur du corps ; sa couleur est d’un brun verdâtre un peu luisant, avec des taches fauves ou bruu clair ; très-commun dans toute la France, il sa trouve surtout sous les pierres humides. Le sminlhure vert est moitié plus petit ; sa couleur est d’un vert clair mat, avec la tête jaunâtre et les yeux noirs. On le trouve sur les écorces.

SMINTHURIDE adj. (smain-tu-ri-de — de sminlhure, et du gr. idea, forme). Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au sinimhure.

— s. in. pi. Groupe d’insectes thysanoures, ayant pour type le genre sminlhure.

SMIilKE (sir Robert), architecte anglais, né à Londres en 1780, mort dans la même ville en 1867. Fils d’un peintre de mérite, il reçut une éducation très-soignée et s’occupa surtout d’archéologie architectonique. On lui doit cependant quelques monuments intéressants, entre autres le Britisk Muséum, dont la première pierre fut posée eu 1823 ; VHôtel des Postes {New-Post Office), commencé en 1829. La construction de ces deux édifices, dont le côté utilitaire est très-appréciê des spécialistes et dont le bon guùt est remarqué des artistes, valut à l’auteur une certaine vogue, durant laquelle il fit bâtir sur ses dessins un assez grand nombre d’hôtels habités par les gravds noms de la gentry anglaise. L’Académie des beaux-arts lui ouvrit ses portes en 1832. À la même époque et pour les mêmes moùfs, il fut anobli. Depuis lors, il se livra spécialement à ses études archéologiques. Après de longues excursions il a, à son retour à Londres, publié un ouvrage très-estimé : Spécimens of continental architecture,

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qui renferme une foule de dessins, dont quelques-uns sont fort remarquables.

SMIRKE (Sidney), architecte anglais, fils du précédent. Il a construit en style gothique moderne plusieurs hôtels particuliers à Londres, le club Carlton, le Temple, etc., et a été nommé, en 1847, membre associé de l’Académie royale. À l’Exposition universelle de 1855, à Paris, il. Smiike a envoyé les dessins à’Un salon de lecture, pour le Musée britannique. Ce travail consciencieux et correct n’avait rien de saillant et ne pouvait en aucune façon entrer en comparaison avec les magnifiques dessins d’architecture que l’on admirait à cette exhibition célèbre.

■ SMIRRING s. m. (smi-raingh). Ornith. Un des noms de la poule sultane rousse.

SMITH (Thomas), érudit anglais, né à Suffren-Waiden (comté d’Essex) en 1514, mort

à Mount-Hall en 1577. Il fit ses études à Cambridge et fut nommé, en 1535, professeur de grec à l’université. Pour augmenter ses connaissances, il visita la France, l’Italie et se fit recevoir, à Padoue, docteur en droit, science qu’il fut chargé d’enseigner à son retour à Cambridge en 1542. En 1547, il quitta l’enseignement, devint, par l’entremise du duc de Somerset, intendant des mines d’étain, chevalier, secrétaire d’État, ambassadeur auprès de l’empereur d’Allemagne. Sous Marie Tudor, il perdit ses emplois ; mais Elisabeth le tira de sa retraite pour utiliser ses talents diplomatiques et le nomma conseiller privé, puis chevalier de l’ordre de la Jarretière. On doit à Thomas Smith : De recta et emendata lingual grxex pronuntintione (Paris, 1568, in-4») ; De republica Anglorum (Londres, 1583, in-4°).

SMITH ou SMYTHE (Jean), voyageur et homme d’État anglais du xvie siècle. Il se rendit en France sous le règne d’Édouard VI, ’ pour y suivre quelques négociations, et entra successivement au service de plusieurs princes étrangers. Lors de l’insurrection des Pays-Bas contre Philippe II en 1576, Smith fut envoyé en Espagne par Elisabeth, pour intercéder au nom de l’Angleterre auprès de la cour de Madrid en faveur des insurgés. Smith vivait encoreen 1596. On ade lui : Discours sur les formes et les effets de différentes armes, etc. (Londres, 1589 ; réimpr. en 1590, in-4<>) ; Certaines instructions, observations et ordres militaires, etc. (Londres, 1594-1595, in-4°). On y a ajouté des Instructions pour les enrôlements et les recrues. Il existe deux manuscrits relatifs aux négociations de Jean Smith en Espagne, dont un se trouve dans la bibliothèque de Lambeth.

SMITH (Richard), théologien anglais, né dans le Lincolnshire en 1566, mort en 1655. Il fit ses études à Oxford, alla ensuite étudier la théologie à Rome, puis professa à Valladolid et à Douai. Nommé, après son retour en Angleterre en 1624, évêque de Chalcédoine, il fut, lorsqu’il voulut appliquer le décret de Pie V concernant la soumission des réguliers à. la juridiction épiscopale, en butte aux atta âues desjésuitesetdes bénédictins, et, sur les énonciations calomnieuses de ces derniers, le gouvernement anglais proscrivit Smith, qui se réfugia en France, où Richelieu lui donna l’abbaye de Charroux. Mais Mazarin, circonvenu par les ennemis du prélat, le dépouilla de ce bénéfice. Smith, réduit a la plus extrême misère, dut accepter un asile chez les bénédictines anglaises. Ses principaux ouvrages sont : Balance de la religion (1609) ; lireviset necessariadéclaraliojuris episcopalii (Calais, 1631) ; Traité de la distinction entre tes articles fondamentaux et non fondamentaux de la loi (1645, in-8°).

SMITH (John), navigateur anglais, l’un des fondateurs de la colonie anglaise de la Virginie, né en 1579, mort en 1631. Il fit trois expéditions en Virginie, fonda James-Town, qui devint le chéf-lieu de la colonie, soutint contre les Indiens de nombreuses guerres, dans l’une desquelles il fut fait prisonnier et sur le point d’être dévoré, lorsque la tilie d’un chef de tribu, Pocahontas, s’intéressa à son sort et le sauva. Il a laissé : Description de la Nouvelle-Angleterre ou Observations et découvertes ducapitaine Jean Smith dans l’Amérique septentrionale en 1614 (Londres, io 16). SMITH (Thomas), orientaliste anglais, né à Londres en 1638, mort dans la même ville en 1710. Il étudia à Oxford et se voua en même temps à la carrière ecclésiastique et à l’enseignement. Sa profonde connaissance des langues orientales le fit choisir pour accompagner, comme interprète, lord Hnrvey,

ambassadeur à Constantinople. En 1688, il fut rayé de la liste des agrégés d’Oxford pour avoir refusé de prêter serinent à Guillaume III. Ses principaux ouvrages sont : De druidum moribus ac institutis (Londres, 1664, iti-40) ; Itemarks upon i/ie manners, religion and government of the Turks (Londres, 1678, in-S») ; An account of the Greek church (Londres) 1680, in^S") j Misceltanea (Londres, 1686, 2 vol. in-8°).

SMITH (John), dessinateur et graveur en manière noire, né à Londres en 1654, mort dans la même ville en 1719. Il étudia sous Tillet, puis sous Isaac Beckett, enfin sous Van der Vaart. Il travailla ensuite chez Kneller, profita de ses conseils et grava un grand nombre de ses tableaux. On a de John Smith plus de vingt-cinq portraits, parmi les- ’ quels on cite le sien propre, tenant en main