Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 2, Scir-Soir.djvu/75

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toute :, les règles communes et d’une originalité à !a fois riche et sévère. « Les flèches, dit M. de La Sicotière, sont percées d’étoiles et ornées à leur base de fenêtres ou lucarnes ogivales, surmontées d’un fronton triangulaire ; leurs arêtes sont garnies de crochets. Comme ces diverses ouvertures se correspondent, les flèches, vues de certain côté, sont d’une légèreté, on dirait presque d’une transparence merveilleuse. Le soleil couchant les éclaire et les embrase comme si elles étaient de verre. Elles s’appuient sur des tours percées de longues ouvertures en lancettes dans le goût du xme siècle. ■ Ces flèches sont une restauration nouvelle due à M. Alavoine. Le style primitif a été scrupuleusement conservé. On s’est borné a faire disparaître la différence de hauteur et d’ornementation qui existait entre elles, en les reconstruisant toutes deux sur le même modèle. L’église est élevée de quelques marches au-dessus du niveau Je la place. Le dessous du portail a été fort maltraité ; les voussures en étaient enrichies de feuillages et de petites figures, et -les parois latérales ornées de colonnes et de statues de grandes dimensions. Deux portails plus petits accompagnent le portail principal. L’un d’eux, celui de droite, présente de magnifiques bordures en feuilles de vigne, d’un travail délicat et fin. Celui de gauche est une reconstruction du xve siècle. Une galerie règne autour des toits et offre de tous côtés un horizon infini. La balustrade se compose d’un seul rang de quatre-feuilles. À l’intérieur, la cathédrale de Séez a l’aspect grave et imposant des édiliees religieux du xin* siècle. « La nef, dit M. Yiollet-le-Duc, bâtie au commencement du xtue siècle, fut remaniée dans sa partie supérieure cinquante ou soixante ans après sa construction. Lo chœur, élevé vers 1230 et presque entièrement détruit par un incendie, dut être repris vers 1260 de fond en comble, sauf la chapelle de la Vierge, que l’on jugea pouvoir être conservée. Le maître de l’œuvre du choeur, ne se fondant que sur des maçonneries très-insuffisantes, avait cherché, par l’extrême légèreté de sa constiuciion, à diminuer le danger d’une pareille situation... Les chapelles ubsklales, présentant des murs rayonnants étendus, se prêtaient, d’ailleurs, à une construction légère. En effet, les travées intérieures du sanctuaire sont d’une légèreté qui dépasse tout ce qui a été tenté en ce genre. » Les bas-côtés n’ont point de chapelles ; une seule a été ouverte dans le latéral gauche, tout récemment. Deux rosaces de vitraux de couleur éclairent les trnnssepts. Dans le chœur, quatre bas reliefs d’un travail merveilleux représentent des scènes de la vie de la Vierge. La plupart des fenêtres sont ornées de verrières représentant des scènes diverses nu des portraits d’évêques et de saints. Le tout est particulièrement remarquable par la finesse du détail et le soin de l’exécution.

Après la cathédrale, il faut encore citer : le cloître des Chanoines, situé au nord et qui conserve encore des murs en arête de poisson ; l’église Notre-Dame-de-la-Place, qui possède une galerie de petits bas-reliefs en bois d’une grande originalité ; le palais épiseopal, bâti en 1778 par M. d’Argentré, coinposé d’un corps de logis principal surmonté d’un fronton triangulaire et flanqué de deux ailes en saillie ; l’antique abbaye de Saint-Martin, aujourd’hui occupée par le séminaire ; enfin l’hôtel de ville monumental, édifice moderne en face duquel s’élève la statue de Conté, un des savants de l’armée d’Égypte et l’inventeur de crayons qui portent encore son nom aujourd’hui.

Histoire. Séez, ville très-ancienne, tire son origine et son étymologie des Saii ou Sanii, peuple qui n’est autre très-probablement que celui des E’ssui, dont parlent les Commentaires de César. Après la chute de l’empire, on trouva pour la première fois mention d’une ville nommée Saïus, cioitas Salarum ou Saïorum. Au moyen âge, le nom de Sagius prévaut. Oïderic Vital écrit Salarium. Enfin, sur quelques cartes, Sée2 est désigné sous le nom de Saxia et plusieurs historiens voient dans les mots Sagii et Saii une corruption de Suxones ou Sassones. L’abbé Bezions, entre autres, n’hésite pus à fixer l’an 226 de notre ère pour date de la fondation de Séez et attribue cette fondation aux Saxons. Quant k 1 évêché qui Ht plus tard l’importance de la ville, tout porte à croire qu’il fut d’abord établi à Exinès (Oximum), ville beaucoup plus importante que Seez k l’époque où l’Évangile fut prêché dans cette partie de la Normandie. Au commencement du ixe siècle, on voit deux forteresses exister à Séez, l’une du côté d’Exmès, l’autre du côté d’Alençon. Un titre postérieur nous apprend que son territoire, d’abord très-étendu, avait été singulièrement restreint ; Une constituait plus qu une centenie (centena Sayensis), c’est-à-dire le chef-lieu d’une juridiction qui n’embrassait que cent paroisses. En 900, les Normands s’emparèrent de Séez et le ravagèrent. C’est, dit-on, avec les pierres des remparts détruits que l’évêque Azon commença, en 986, l’église cathédrale, reconstruite deux fois dans le siècle suivant. Eu 1050, Roger de Montgommery fonda à Séez les deux abbayes de Saint-Martin et de Troarn. Quarante ans plus tard, on voit l’évêque de Séez, Serlon, et Raoul, abbé de.

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Saint-Martin, sommés par le comte d’Alençon de lui fournir pour la guerre tous les nommes d’armes dont disposait l’église, refuser le service. Robert de Bellesme a alors recours k la violence. Serlon jette l’interdit sur ses terres et se réfugie eu Angleterre à la cour de Henri Ier. Ce dernier débarque en Normandie (llû5) et célèbre à C’arentan les fêtes de Pâques. Puis, vainqueur à Tinchebray, il enlève le comté de Séez au seigneur d’Alençon (1106). Robert de Bellesme en obtient d’abonl la restitution ; mais, accusé bientôt après- do s’être emparé des revenus du roi, il perd sans retour ses domaines <1112). En Uiï, Henri !" donne la ville et le comté de Séez à son neveu, Thibault, comte de Blois, qui en fit aussitôt l’abandon à son frère Étienne, comte de Mortain. Deux ans plus tard, Henri Ier le retira à Étienne pour le rendre k Guillaume III de Bellesme. Talvas le garde jusqu’en 1134, époque où Henri déclare de nouveau la guerre au comte d’Alençon et se saisit du comté de Séez, dont Guillaume de Bellesme ne reprit possession qu’en 1135, après la mort du roi d’Angleterre. Séez se composait à cette époque de deux parties distinctes : le Bourg-l’Evéque et le Bourg-le-Comte, ce dernier quartier formé peu à peu dans l’enceinte du château bâti par Guillaume Talvas de l’autre côté de l’Orne. À la nouvelle qu’Étienne, leur cousin, s’emparait de la succession de Henri If r, le comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenet, et sa femme Muthilde réunirent leurs troupes et prirent d’abord Séez et Exmès (1136). La ville et le comté de Séez étaient toujours censés appartenir aux comtes d’Alençon, et Guillaume III de Bellesme en était encore seigneur, lorsque le roi Louis le Jeune, ayant envahi la Normandie à l’occasion de ses démêlés avec le duc Geoffroy, fils de Henri II, marcha sur la place et détruisit le château de Bonrg-le-Comte, Vingt-quatre ans plus tard, Henri au Court-Mantel, révolté contre Henri II, essaye, mais vainement, de s’emparer de Séez. En 1189, les bourgeois accueillent dans leurs murs Richard Cœur de Lion, également révolté contre son père, mais c’est pour le voir s’humilier devant les archevêques de Rouen et de Cantorbéry et jurer de taire le pèlerinage de la terre sainte en expiation de sa rébellion. Au xin« siècle, la soumission de Séez, qui se rendit à Philippe-Auguste, entraîna la restitution des autres places du comté. Une longue paix s’ensuivit, qui permit à la ville de reprendre haleine. En 1226, à la suite de démêlés intimes, il fut convenu que tout ce qui était enclave dans le Bourg-1 Evêque ressortirait au siège d’Exmès, compris dans le domaine du roi, tandis que le Bourg-le-Comte ressortirait à la vicomte d’Essey dans la dépendance du comte d’Alençon. L’arrêt réglant ces dispositions lut exécuté jusqu’en 1370, époque où Charles V céda la châtellenie d’Exmès au comte d’Alençon et en démembra l’église de Séez pour la soumettre à la châtellenie de Falaise. Cependant, à la mort de Robert IV, comte d’Alençon (1222), ses héritiers uyant partagé ses domaines, Séez était échu à Robert Mallet, seigneur de Graville. Le roi Jean (1336) le confisqua et en fit don à Charles III, quatrième comte d’Alençon, de la maison de France. Ce dernier n’en jouit pas longtemps, Philippe de Navarre s’en étant emparé la même année pour venger son frère Charles le Mauvais, prisonnier au château d’Audely. Séez, repris par le comto d’Alençon, puis par Charles d’Artois, comte de Longueville, fut mis à sac en 1363. Pendant les guerres du xve siècle, la place tomba au pouvoir des Anglais dès leur entrée en Normandie (1417). L’année suivante, les Français les eu chassèrent, mais ne purent s’y maintenir et l’ennemi reprit Séez, qu’il garda jusqu’il l’épuque de son expulsion déijutve. La Réforme fut pour Séez une cause de nouveaux troubles. Eu 1562, Matignon s’empara de la ville et y mit une garnison catholique ; mais Coligny, profitant de l’absence de l’évêque, alors au concile de Trente, pénétra dans la ville à la tète des calvinistes, prit la cathédrale et maltraita fort l’abbaye de Saint-Martin, qu’il fut même sur le point d’incendier (15G3). Cinq ans plus tard, Séez tomba de nouveau au pouvoir des îeligionnaiies commandés par Montgominery. La

ville fut mise à feu et à sang, le trésor de la cathédrale pillé, et l’édifice eut même beaucoup à souffrir de la rage du vainqueur (15GS). Ces excès contribuèrent k pousser les Sagiens dans le parti de la Ligue (1569) ; mais la place ne s’en rendit pas moins spontanément à Henri IV, lorsque le Béarnais se présenta devant ses murs l’année suivante. Depuis cette époque, l’histoire de Séez no présente plus que des épisodes d’un intérêt secondaire. Nous rappellerons seulement l’influence considérable de ses évêques, dont l’un, François Rouxel de Médavy, tiguraaux conférences ouvertes dans l’Ile de la Bidassoa pour le traité de paix des Pyrénées et le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Autriche (1659). Lorsque éclata la Révolution, Séez était encore un gouvernement de place, et ses habitants relevaient du bailliage de Falaise et d’Alençon et de la vicomte d’Essey-et-Mehendiu. Son chapitre, qui se signala en 1645 par sa scandaleuse opposition a un arrêt du parlement de Rouen enjoignant la résidence aux curés et l’option entre ta cure ou le eanouicat aux titulaires de béué SÉGA

flces, avait été d’abord séculier, puis soumis en 1178 par l’évêque Jean Ier à la règle de Saint-Augustin, et enfin sécularisé de nouveau en 1547 par le pape Paul III. Le couvent de cordeliers établi à Séez passait pour le premier que ces religieux eussent possédé en France. Enfin, l’hôpital général et l’Hôtel-Dieu renfermaient chacun une fabrique considérable, le premier de point de France et le second de dentelle. On remarque dans les environs de la ville un camp romain, dit camp de César, et le château d O, édifice gothique où fut retenue captive Isabeau de Bavière, après l’expulsion des Anglais.

Le armes de Séez étaient : D’azur, à la foi en fasce sur laquelle revoie un cœur en flammes, le tout surmonté d’une fleur de lis d’or en chef.

Célébrités. Séez a vu naître : Osmond, fils du comte de Séez, qui suivit Guillaume le Conquérant en Angleterre et devint évoque de Salisbury ; Claude du Moulinet, savant plus connu sous le nom d’abbé des Tuileries ; le chimiste Curaudeau ; Hugues Guérin, si populaire sous son sobriquet de Gaultier-Garguille ; Conté et le compositeur Lesueur.

SÉFERRIQUE adj. (sé-fèrr-ri-ke — du lat. sex, six, et de ferrigue). Chim. Se dit d’un sel qui contient six fois autant d’oxyde de fer que d’acide.

SEFF1N, bourg de la Turquie d’Asie, dans le pachalik de Bagdad, sur ta rive droite de l’Euphrate, près du désert de Syrie, à 177 kilom. E. d’AÎep. Au S. de ce bourg s’étend la fameuse plaine de tnèma nom, dans laquelle eurent lieu en 657, dans l’espace de cent dix jours, quatre-vingt-dix combats entre les partisans d’Ali et ceux de Mohaviah, qui fut vainqueur.

SEFIR s. m. (sé-fir). Chronol. Nom du second mois des Arabes.

SEFSTRŒM (Nils-Gabriel), chimiste suédois, né k Ilsboe, dans le Helsingland, en 1787, mort à Falun en 1854. Après avoir fait ses études k Upsal, sous Berzélius, et à Stockholm, il se lit recevoir docteur en médecine. En 1812, il fut nommé professeur de chimie à Carlsberg ; en 1813, professeur adjoint au Carolinum (Académie médico-chirurgicale de Stockholm) ; en 1818, professeur à l’École d’artillerie de Marienberg ; en 1819, directeur de l’École des seigneurs, nouvellement fondée à Falun. Il conserva cette dernière fonction jusqu’à sa mort. Il était depuis 1815 membre de 1 Académie des sciences de Stockholm, depuis 1833 membre de la Société des sciences d’Upsal ; il faisait aussi partie de plusieurs autres sociétés savantes. Il a publié beaucoup de mémoires dans diverses revues scientifiques ; mais ce qui rendra son nom immortel dans les annales de la chimie, c’est la découverte qu’il fit, en 1830, d’un nouveau corps simple qu’il avait extrait du minerai de fer de Taberg, en Suède, et auquel il a donné le nom de vanadium.

SEFY (schah), sixième ou septième roi de Perse, de la dynastie des Sofis.inort àKaschan en 1642. Il s’appelait Som-Hiru avant son avènement au trône et succéda en 1628, sous le nom de Sefy, k son aïeul Abbas le Grand. Il repoussa les Duzbeks, perdit Kandahar, qui fut livrée aux Mongols par un gouverneur révolté, et fit la guerre aux Turcs. Cette dernière guerre se termina par la paix de 1638, qui fixa les limites de l’empire ottoman et de la Perse telles qu’elles sont encore aujourd’hui. Sefy fut un des tyrans les plus

cruels de la Perse ; il fit mettre k mort ou aveugler sa mère, sa tante, sa favorite et un grand nombre de personnes de haute condition, princes, généraux, ministres, etc. C’est ainsi qu’il fit périr le vainqueur d’Hormuz, l’illustre Iman-Couli-K.han, avec toute sa famille. On trouve des détails sur Sefy dans les relations de Thomas Herbert, d’Oléarius, de Tavernier et de Chardin.

SEGA (Philippe), évêque de Plaisance en 1578 et légat pontifical, puis cardinal en 1591, mort k Rome en 1596. Il accompagna en France le cardinal Cajetan, légat <ie Sixte-Quint auprès de la Ligue, et, lorsque ce légat fut rappelé, Sega resta à Paris et le remplaça. Il reçut et publia en 1591 le bref du nouveau pape, Grégoire XIV, dans lequel celui-ci promettait de nouveaux secours en argent et en troupes, s’il était nécessaire, pour assurer l’élection d’un roi catholique. Sega fit de grands efforts pour empêcher l’a-Véneinent de Henri IV au trône de France,

trône sur lequel le roi d’Espagne et le pape, par l’entremise de Sega, s’efforcèrent en vain de faire monter l’infante Isabelle. Lorsque l’évêque de Bourges et le cardinal de Vendôme, devenu cardinal de Bourbon depuis la mort de Charles X, eurent absous Henri IV (1593) des excommunications lancées contre lui, Philippe Sega protesta contre ce qu’il appela une fausse conversion et contre 1 arrogance, disait-il, avec laquelle les prélats français avaient osé s’attribuer le droit d’absoudre un hérétique relaps, droit qui n’appartenait qu’au seul pontife romain. Les évéques tirent la sourde oreille aux protestations du légat pontifical et k ses menaças d’excommunication. À l’entrée de Henri IV à Paris,

Sega quitta cette ville et revint à Rome.

SÉGA1ROL s. m. (sé-ghè-rol), Oruith, Nom vulgaire de la crécelle,

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SEGAI.A (François), sculpteur italien. On ne le connaît que pai* ses œuvres, dont les plus remarquables sont : la statue de Sainte Catherine, dans l’église Saint-Antoine do Padoue, et la statue de Saint Jean-Baptiste, dans l’église Saint-Marc, à Venise.

S EGA LA. (Jean), peintre italien, né à Venise en 1663, mort en 1720. Élève de F. Délia Vecchia, il adopta le genre de Paul Véronèso et duTitien. I ! commerça par travailler k son art avec beaucoup de zèle et fit d’assez bons tableaux, parmi lesquels nous citerons l’Aiinonciation de la Vierue, dans l’école délia Carita, k Venise. Segaïa ne continua malheureusement pas à suivra la voie dans laquelle il s’était engagé. Il contracta des habitudes de paresse, laissa rouiller son tulent et tomba dans la misère.

SÉGALAS (Pierre - fîalomon), chirurgien français, né kSaint-l’a ais (Basses-Pyrénées) en 1792. Il fit ses études médicales à Paris, devint proseeteur de Marjolin et pussa soti doctorat en 1817. Après avoir fait avec succès k l’École pratique des cours de physiolofie et de pathologie médico-chirurgicale, il evint professeur agrégé de la Faculté en 1823 et membre de l’A jadémie de médecine. Membre du conseil de surveillance de l’Assistance publique, membre du conseil municipal de Paris sous l’E npire, il a été promu en 1853 ofdcier de la Légion d’honneur. Le docteur Ségalas est m spécialiste, mais un de ces spécialistes comme il en existe plusieurs aujourd’hui, qu., après avoir étudié avec un zèle égal toutes les branches de la science, sont ensuite portés par goût ou par des circonstances fortuites à concentrer particulièrement leur attention sur un seul point et apportent dans son e (amen exclusif les lumières d’une appréciation baséo sur les connaissances générales qi ’ils ont acquises dans des études régulières et complètes. Engagé, par la fréquentation dss hôpitaux, dans la voie la plus sûre pour arriver promptement k des résultats appréei, blés, il a marqué, en effet, sa carrière médicale par des cours et par des écrits qui lui assignèrent de bonne heure un rang honora’jle parmi les jeunes médecins de son époque. Ces cours et ces écrits révélèrent en lui un de ces hommes k idées positives et pratiques, capables d’extraire d’une question donnée tout ce qu’elle peut avoir de vraiment itile et de moins contestable. Aussi, dès les Premiers pas qu’il fit dans le champ malheureusement si vaste et si fécond des maladies des voies urinaires, fixa-t-il l’attention publique par le soin qu’il mit, avant tout, k precker la valeur relative des divers modes de traitement proposés et k populariser, tout en le :> perfectionnant, les procédés opératoires qui leur sont appropriés. M. Ségalas s’occupa d’abord, dans cetto spécialité, des rétrécissements de l’urètre ; la cautérisation, proposée depuis quelques années par Ducamp, comptait déjà des détracteurs ; il chercha k la rohabiliter, et c’est le fruit de nombreux essai i qu’il fit k cet égard et des résultats heureux par lui obtenus qu’il publia sous le titre de Traité des rétentions d’urine et des maladies qu’elles produisent (1828, in-8<>). Cet ouvrage n’est point assurément le dernier mot le ia science sur le sujet auquel il est consacré, puisque la cautérisation est aujoutd’hu, et avec raison, une des méthodes de traitement les inoins suivies ; mais il n’en est pa :, moins remarquable sous le rapport de l’observation des faits et de la sûreté des inductions. Des maladies de l’urètre, M. Ségalus passa naturellement k celles de la vessie et s’occupa du broiement de la pierre ; mais, trop prident pour se mêler de la querelle que susc tait ulors la découverte de cette admirable conquête de la chirurgie moderne, conquête k laquelle, d’ailleurs, il ne Se reconnaissait aucun droit, il se contenta d’en simplifier les moyens et de l’appliquer avec succès. Rien n’est plus ingénieux, en effet, que son brise-pierre k pression et k percussion, qui, composé do deux tiges enchâssées l’une dans l’autre, de manière k se présenter sous a funne d’une sonde ordinaire, joint aux avantages réunis de ceux de MM. Horteloup et Jaiobson le mérite de ne pas effrayer le malade. C’est cet instrument lithotriteur que l’Académie des sciences a couronné en 1834, sur le rapport de MM. de Blainville, Double, Duméril, Dupuytren, Larrey et Roux. Enfin il co npléta ses travaux sur les maiadies des voies urinaires par la publication des écrits suivants : Mémoire sur ta cautérisation des maladies oryaniques de l’urètre (1829) ; Un mot sir la lilliotritie considérée dans son application aux enfants (1834) ; Essai sur la yruvéle et la pierre considérées sous le rapport de leurs causes, de leurs effets et de leurs dicers modes de traitement (1835, l vol.in-8°, av3C planches) ; Lettre à M, Dieffenback sur un cas d’urètroplaslie faite par un procédé nouveau et suivie d’un plein succès (1840, in-8°) ; Sur l’urétroplastie I (1845) ; De la lilliotritie considérée au point de vue de son application (Paris, 1856, iu-S°, ■ 2e édit.), etc. Parmi les é nits étranger» k sa I spécialité, nous citerons : Recherches expéri- f mentales sur l’absorption intestinale (1828), mémoire adressé k l’Acad imia des sciences ; Série d’expériences sur dîners points de physiologie et de pat/iotoyie (.823) ; Mémoire sur les altérations du sixmj ; Lettre à M. Mayendie sur les propriétés médicamenteuses de l’u- I rée et sur le genre de mort que produit ia noix