Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 3, Sois-Suj.djvu/160

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Pharis, de Géranthrées, d’Amyclées, détruit de fond en comble Hélos et fait une expédition malheureuse contre les Tégéates, Us attaquèrent les Messéniens, avec lesquels ils étaient depuis longtemps en rivalité. À la suite de deux guerres sanglantes, l’une qui dura de 744 k 724, l’autre de 684 à 6G8 (v. Messénie), ils réduisirent tous les Messéniens en esclavage, excepté les habitants de Pylos et de Méthone, qui allèrent s’établir en Sicile et doublèrent a la fois leur population et leur territoire. Par cette conquête, Sparte était devenue l’État le plus puissant.du Pé-. loponèse. En 620, elle fit aux Tégéates une guerre qui dura soixante-quatorze ans et se termina par la soumission de la ville de Tégée, qui devint tributaire. En 582. elle renversa la dynastie des Cypsélides à. Oorinthe, et, en 580, celle des Orlhagorides à Sicyone et fit alliance avec ces deux villes. À la suite d’un différend ayant pour objet la possession de Tyrée et de la Cynurie, Sparte déclara la guerre à Argos. Les Argiens, défaits dans une grande bataille vers 547, durent céder les pays disputés et vraisemblablement aussi la côte orientale de la Laconie, qui, à partir du vie siècle, fit partie du territoire laeédémonien. Dans une seconde guerre contre les Argiens, Cléomène, roi de Sparte, après les avoir vaincus (514), s’avança jusqu’à Argos ; mais il ne put prendre cette ville, qui se défendit héroïquement. Sparte intervint dans les affaires de l’Attique en 510 pour chasser Ilippias, auquel succéda Clistliène, pour expulser ce dernier au profit d’Isugoras en 507 et pour rétablir Isagonis que Clisthène venait de renverser (505). Vers la même époque, les Spartiates s’emparèrent de Cythère, qui devint une bonne station navale, et, en 491, ils firent une expédition dans l’Ile d’Egine, dont les habitants leur livrèrent des otages. À cette époque, « Sparte, dit M. Duruy, était maîtresse par elle-même des deux cinquièmes du Péloponèse, redoutée ou obéie. dans le reste ; les peuples répondaient k son iippel quand elle les invitait à suivre son armée hors de leur péninsule. Elle était la première puissance <te la Grèce, et sa réputation pénétrait même en Asie ; car vers l’époque de la guerre contre Argos (547), une ambassade ilu riche Crésus, roi do Lydie, était venue solliciter son secours, et elle se disposait k lui envoyer des vaisseaux et des soldats, quand elle upprit sa chute. C’est à elle encore que s’adressèrent les victimes de Polycrate, l’exilé samien Méandrios, les Ioniens révoltés contre les Perses et Platée qui voulait se séparer de la Beotie, Athènes enfin, qui oulait se venger d’Egine. Elle était donc, avant les guerres inédjques, reconnue par les Grecs et pur les barbares comme la tête de l’Hellade. •

Pendant la seconde guerre médique, Sparte joua un grand rôle. Ce fut Léonidas qui arrêta un instant l’armée de Xerxes au défilé des Thennopyles, où il trouva une mort héroïque (480). Cette même année, Eurybiade irit part avec la flotte lacédémonienne à la latiulle de Salamine. L’année suivante, Pausanias commanda eu chef l’armée grecque qui remporta une victoire complète sur Mardonius 1479). Peu après, l’ambition, l’urrogance et la trahison de Pausainas, qui forma le dessein d’asservir sa patrie, amenèrent les Grecs alliés a se séparer de Sparte et à placer Athènes à la tête de la Grèce. À la suite d’un tremblement de terre qui détruisit en partie Sparte en 460, les ilotes et les Messéniens entreprirent de secouer le joug des Spartiates et marchèrent sur la ville. Le roi Archidamus parvint à les repousser, et les ilotes rentrèrent dans la soumission, sauf un certain nombre d’entre eux qui suivirent les Messéniens. Ce fut alors que commença (464) une troisième guerre de Messénie, qui dura dix ans et pendant laquelle les Spartiates éprouvèrent à diverses reprises des revers, ils demandèrent même des secours à Athènes ; mais lorsqu’ils furent parvenus à comprimer par leurs seules forces le soulèvement des Messéniens, ils renvoyèrent d’une façon blessante k Athènes les auxiliaires qu’ils en avaient reçus. Cette conduite impolitique amena une guerre entre Sparte et Athènes, qui s’allia avec Argos, Mégare, les Phocidiens et Jps Thessalietis. Une année Spartiate, sous prétexte de secourir les Doens contre les Phocidiens, vint camper à Tanagie ; les Athéniens accoururent k sa rencontre, ayant à leur tête Pericles ; mais, malgré leur bravoure, ils furent défaits par suite de la défection des Thessaliens (456). Toutefois, les Athéniens ne tardèrent pas à prendre leur revanche. La victoire de Myronidès sur les Béotiens à CKnophyta (456) assura l’infiaence d’Athènes sur la Grèce centrale ; l’année suivante, Toltnidas brûla Gythium, arsenal de Sparte, et prit Naupacte, que les Athéniens donnèrent aux Messéniens vaincus, qui s’étaient retirés chez eux en quittant le Péloponèse. Cimon, ayant été rappelé d’exil en 456, sur la demande de Périclès, conclut entre Sparte et Athènes, en 454, une trêve qui devint, en 450, une paix soi-disant définitive. Deux ans plus tard, en 448, à l’occasion de la deuxième guerre sacrée, Sparte forma contre Athènes dans le Péloponèse une ligue puissante, dans laquelle elle n’hésita point à faire entrer les Perses. Elle avait commencé les hostilités, lorsqu’elle dut s’arrêter par suite de la conquête de l’Eubée par péricles, et les deux peuples rivaux signè ïiv.

o.

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rent, en 445, une paix de trente ans. Cette paix devait être subitement interrompue en 431 par la célèbre guerre du Péloponèse, qui dura vingt-sept ans. La rivalité commerciale de Mégare, d’Egine et dé Cor’mthe et la haine séculaire de Sparte, avivée par les intrigues de la Perse, telles étaient les causes de cette guerre, dont nous avons parlé ailleurs (v. Pkloponesi ;) et qui se termina par l’abaissement d’Athènes, par la destruction de son port et de ses fortifications (404). Sparte, après avoir écrasé sa rivale, devint toute-puissante en Grèce ; mais alors on vit s’introduire chez elle le luxe, la corruption, la vénalité, Ses généraux avides pillent le trésor public, et ses institutions se corrom 1 pent. Le joug écrasant que son impitoyable oligarchie fait peser sur les ilotes et les clas I ses pauvres provoque, en 399, la rébellion de Cinadon, comprimée dans le sang. En même temps, elle s’attire la haine des Grecs par

’ la tyrannie qu’elle exerce dans chaque ville

. où elle envoie un harmoste Spartiate, que soutient une garnison lacédémonienne, par l’injuste guerre qu’elle fait à l’Elide (408), par les tributs annuels qu’elle exige des villes soumises. Rien de grand et de fécond ne sortait de cette domination, menacée d’une rapide décadence par des causes multiples, notamment par l’état même de Sparte. A cette époque, la • cité Spartiate, dit l’historien précité, diminuait de jour en jour, comme usée par le jeu de ses institutions de fer. Ce cadre étroit dont elle s’était environnée, et qui, jamais ne s’ouvrant, se resserrait toujours, finissait par ne plusrenfermerqu’un petit nombre de Spartiates ; une foule avaient péri dans les guerres ; d’autres étaient rejetés dans la classe inférieure par leur pauvreté, qui ne leur permettait plus de venir s’asseoir aux tables publiques. Aristote le dit expressément : « Qui n’avait pas le moyen de fournir aux dépenses de ces tables était privé de ses droits politiques. » Les Spartiates sentaient bien qu’ils étaient menacés de périr par défaut de citoyens. « Le territoire ’ de Sparte, dit Aristote, pouvait entretenir l,50û cavaliers et 30,000 hoplites ; il porte à > peine aujourd’hui 1,000 guerriers. Dans des assemblées de 4,000 personnes, k peine voyait-on 40 Spartiates, y compris les rots, le sénat et les éphores. » En outre, à mesure que le nombre des Spartiates diminuait, l’inégalité augmentait. L’or et l’argent cessaient d’être proscrits. Ceux qui revenaient des commandements en Asie, les harmostes, les généraux en rapportaient de grandes sommes et bien d’autres choses encore, l’amour du luxe, de la mollesse, l’esprit de vénalité, tous les vices dont Lycurgue avait voulu préserver sa ville. Les éphores, les sénateurs donnaient eux- mêmes l’exemple de ces dangereuses nouveautés ; le gouvernement devenait de plus en plus oligarchique. Tout Se passait entre les éphores et le sénat ; l’assemblée générale était même rarement consultée, et moins les gouvernants étaient nombreux, plus ils étaient jaloux de leurs privilèges, plus ils craignaient de les laisser envahir. Il résultait de la une haine violente entre les privilégiés et la classe inférieure, qui se recrutait des Spartiates déchus de leur rang par la pauvreté, d’ilotes affranchis, de Laconiens auxquels on avait accordé certains droits, d’enfants nés de Spartiates de la première classe et de femmes étrangères, «

Des germes profonds de dissolution se trouvaient dans l’État lacédémonien, lorsque les Spartiates, comprenant, après la guerre du Péloponèse, que les Perses avaient profile de cette guerre plus peut-être qu’euxmêmes, résolurent de porter leurs armes en Asie. Lorsque le jeune Cyrus se souleva contre son frère Artaxerxès iYlnéinon, ils mirent un Spartiate, Cléarque, k la tête de 13,000 Grecs auxiliaires, qui allèrent, combattre pour le jeune prince et qui assistèrent k la bataille de Cunaxa (401) ; puis ils firent directement la guerre au roi de Perse (400-395), et leurs généraux Thymbron, Dercyllidas et Agésilas battirent k diverses reprises les armées de ce prince. Ce fut alors que, à l’instigation et grâce aux subsides du roi de l’erse, les États opprimés, Athènes, Thèbes, Argos, Coriuthe et les Thessaliens, se liguèrent contre Sparte. Le géuéral Spartiate Lysandre fut vaincu par les coalisés k Haliarte, où il trouva la mort (394). Vainement le roi Agésilas remporta sur eux la victoire de Coronée (393), la défaite des Spartiates à la bataille navale de Cnide leur fit perdre l’empire de la mer, qui revint aux Athéniens. Dans cette situation critique, ils n’hésitèrent point à signer avec le roi de Perse le honteux traité d’Antalcidas (387), qui livrait ace prince les Grecs d’Asie en échange d’une flotte de 80 vaisseaux avec laquelle ils redevinrent maîtres de la Grèce. Sparte fit alors peser une tyrannie écrasante sur la plus grande partie de l’Hellade, sur la Thessalie et les cités sujettes d’Olynthe. Après avoir démantelé Mantiiiée (3S5), rétabli à Phlionte le gouvernement aristocratique, pris par surprise la citadelle de Thèbes (382), elle attaqua le port d’Athènes, le Pirée (378) ; mais, cette même année, le général thèbain Félopidas reprit la citadelle (Cadmée) et chassa les Lacédémouiens. Athènes et Thèbes se liguent alors contre l’ennemi commun. Battus successivement sur terre, et sur mer à Thespies, à Naxos (377), à Orchomène, à Tégyre, k Leucade (376), les Spartiates éprouvèrent, en 371, la

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terrible défaite de Leuctres, k la suite de laquelle le général thébain Epatninondos envahit à trois reprises le Péloponèse, rétablit la Messénie comme État, fonda Mégalopolis pour donner un centre k la confédération arcadienne et porta k Sparte un coup dont elle ne devait plus se relever. Encore une fois, elle fut vaincue à Mantinée (363) par Démétrius Polyoreète et Epaminondas, qui y trouva la mort, et, l’année suivante, elle perdit son roi Agésilas, qui avait fait preuve de grands talents militaires. Sous le règne de Philippe, roi de Macédoine, Sparte ayant attaqué Messène et Mégalopolis, ce prince intervint dans le Péloponèse et la força k cesser ses attaques. En 338, elle refusa de s’adjoindre aux Grecs contre le roi de Macédoine, et les laissa, impassible, écraser à Chéronée. Lorsque Alexandre le Grand envahit l’Asie. Sparte, à l’instigation du roi de Perse Darius, essaya de soulever la Grèce contre le jeune conquérant ; mais le général Antipater marcha contre elle et vainquit Agis, qui trouva la mort dans la bataille (330). En 252, Aratus, ayant fondé la ligue achéenne pour lutter «outre la Macédoine, demanda aux Spartiates leur concours dans cette œuvre patriotique ; mais ceux-ci refusèrent de répondre h son appel et ne prirent les armes pour la cause des Hellènes que lorsqu’ils y furent contraints plus tard par Philopœmen. En ce moment, l’État lacédémonien était tombé dans une profonde décadence et se trouvait en proie aux révolutions intestines. Deux de ses rois, Agis III, puis Cléomène III, entreprirent de faire revivre les antiques institutions de Lycurgue, sans songer aux modifications profondes qui s’étaient produites dans les mœurs publiques. Agis III paya de la vie sa périlleuse tentative (239) ; Cléomène, sans se laisser intimider par cette fin tragique, procéda avec une extrême vigueur aux réformes qui lui semblaient devoir régénérer sa patrie, fit opérer le partage des biens et mit à mort les éphores qui s opposaient à ses vues. Mais, toufentier au désir de faire renaître l’antique grandeur de sa patrie, il commit la faute grave, au lieu de s’unir aux Achéens contre les Macédoniens, de, combattre la ligne achéenne parce qu’elle ne l’avait pas choisi pour stratège. Il vainquit Aratus au mont Lycée (225), puis à Dymes ; mais le roi de Macédoine, Antigone Doson, s’empressa d’intervenir et écrasa à Sellasie (222) les troupes de Cléomène, qui quitta alors la Grèce et alla mourir on Égypte. Avec lui disparu SPAR

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rent les réformes qu’il avait faites, et Sparte retomba dans son irrémédiable décadence. En 210, Machanidas, qui s’était emparé du pouvoir suprême, entreprit de conquérir tout le Péloponèse ; mais Ph’lopœmen, stratège des Achéens, marcha contre lui et le défit à la bataille de Mantinée, où il trouva la mort (200). Le tyran Nabis, qui lui succéda et se rendit odieux par ses cruautés, s’allia d’abord à Philippe, puis se prononça pour Rome, qui devait être plus redoutable encore que les Macédoniens pour la liberté de la Grèce. Grâce à l’appui des Romains, il put se rendre maître d’ArgoS ; mais ses nouveaux alliés ne tardèrent pas à lui prendre sa conquête, en même temps qu’ils lui enlevaient les villes du littoral laconien et. Gythium (195). Trois ans plus tard, Nabis perdit la vie en combattant contre les Étoliens, qui s’emparèrent de Sparte ; mais Philopœmen délivra la ville, qui fut alors comprise dans la ligue achéenne. Neuf ans plus tard, en 1S3, Rome détacha Sparte de la ligue et, en 146, la réduisit en province romaine, ainsi que le reste dé la Grèce. La cité de Lycurgue, comprise dans la province d’Achaïe, fut alors administrée au nomdusénat romain par unagentchoisi parmi les Spartiates. Sous Auguste, la Laconie fut séparée de Sparte et forma le territoire particulier desEleuthéro-Laconiens. Lorsque, au milieu du vue siècle, on substitua dans l’empire romain le nom de thèmes à celui de provinces, Sparte fit partie du th>me du Péloponèse ; puis, lors de la fondation de l’empire latin en 1204, elle fut comprise dans la principauté de Morée ou d’Achaïe. Un prince de la famille des Paléologues fit plus tard de Sparte le siège d’un despotatr, qui disparut en 1460, lorsque Mahomet II s’en empara et chassa le dernier despote, Démétrius. Celui-ci appela à son secours le prince de Riraini Malatesta, qui mit, en 1460, le siège devant la ville et qui’, ne pouvant s’en rendre maître, parvint à l’incendier. À partir de ce moment, elle ne fut plus qu’un monceau de ruines abandonné, et les Turcs lui substituèrent successivement, comme chef-lieu de la Morée, Mistra, construite a peu de distance par les Latins, puis Tripolitza au siècle dernier. Après la proclamation de l’indépendance hellénique, le roi Othon, comme nous l’avons dit plus haut, voulut ressusciter à la fois le nom et la ville de Sparte. On éleva près des ruines de la cité antique des maisons et quelques édifices, et elle devint le chef-lieu de i’éparchie de Lacédémone.

Bois do Sparte.

AVANT LES HÉRACLIDES. (La chronologie de ces rois est des plus incertaines.) 1880

Sparton vers

Léiex — 1"42

Mylès ou Mélos — 1680

Eurotas — 1631

Lacédémon — 1577

Amyclas — 1480

Argalus.

DYNASTIE DES

Aristodème, père de Proclès et d’Eurysthène, , Proclides ou Enrypontides.

Proclès 1186

Soûs 1

Eurypon 1142-986

Prytanis)

Eunome 9S0

Polydecte 907

Charitaùs, mineur 898

(Lycurgue, oncle de Charilaùs, régent, 898-879.)

Nieandre 809

Théopompe 770

Zeuxidaine 723

Anaxidame., , 690

(Quelques ehronologistes placent ici un Archidamus, de 651 à 603.)

Agasiclès 645

Ariston 597

Démarate 520

Lèotychide 492

Archidamus Ier ou II 469

Agis 1er 427

Agésilas

Archidamus II ou III

Agis II

Eudamidas Ier

Archidamus III ou !V

Eudamidas II

Agis III - 244

Eurydatnidas 239

Euclidas ou Epiclidas, prince eurysthénide, frère de Cléomène III... 231

Cynortas vers 1415

CEbalus. Hippocoon.

Tyndare — 1328

Ménélas (gendre de Tyndare)... — 1280

Oreste (déjà roi d’Argos) — 1240

Tisaniène 1220 ou 1192

HBRACLIDTÏS.

Lycurgue, de la race des Proclides, tyran

Machanidas, tyran ^

Nabis, tyran

Eurysthénides ou Agides.

Eurysthène

Agis

Eohestrate

Labostas

Doryssus

Agésilas

Arehélaùs

Télècle

Alcamène

Polydore

Eurycrate 1er

Andxandre

Eurycrate II

Léon

Anaxandride

Cléomène 1er..

Léonidas 1er.

Plistarque (Cléoinbrote Ier et Pausanias, régents)

Plistoanax

Pausanias

Agésipolis 1er

Cléombrote II

Agésipolis II

Cléomène II

Aréus ou Arétas Ier.

Acrotattis

Aréus ou Arétas II

Léonidas II

Cléombrote III, usurpateur.

Léonidas II, rétabli.

Cléomène III

Agésipolis III

1190

400 361 338 330 296 261

Sparte ions la législation de Lycurgue (LES arts ET LA POÉSItf À), par E. Beulé. On ne

I s’attend pas en générai à trouver les arts et la poésie k Sparte, dans cette cité guerrière. « Les races conquérantes et les constitutions militaires répugnent par leur nature aux dé

licatesses de la civilisation, dit M. Beulé au

commencement de son livre. Les plaisirs de l’intelligence et du goût trouvent difficilement leur place dans une cité qui ressemble à un camp. Il y a longtemps que le sage Ho 1 mère a personnifié cet antagonisme de la force et de la science, du génie de la guerre

1186

986 957 909 853 813 776 724 687 652 645 597 519 491

480 466 409 397 380 371 370 309 2G5 264 257 243 239 238 219 219 210 205-192

et du génie des arts, en mettant aux prises Mars et Minerve. L’histoire a justifié par un grand exempte l’allégorie du poôte : Romo conquérante repousse les lettres et les arts et les étouffe chez ses nouveaux sujets ; la jour où elle se laisse séduire k leur charme, c’en est fait des vertus romaines. » C’est pour cette raison que nous avons coutume de regarder Sparte comme un pays barbare, surtout au milieu de la Grèce, qui brille do tant de lumière et est ornée de tant de chefsd’ueuvre. Ce jugement est injuste cependant, et nous devons le tenir pour d’autant plus

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