Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 3, Sois-Suj.djvu/240

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le pays ; mais les patriotes polonais protestè■ rent avec énergie. Résolus à secouer le joug odieux qu’on leur imposait et à sauver la patrie et 1 honneur, ils s’insurgèrent à Craeovie le 24 mars 1794 et proclamèrent Kosciusko dictateur. Pendant que, durant sept mois, malgré l’écrasante infériorité de leurs forces, ils faisaient de suprêmes efforts pour reconquérir leur indépendance, Stanislas, qui se trouvait à Varsovie au milieu des Russes, content de régner sur un lambeau de terre et de posséder encore le titre de roi, Stanislas obéissait aveuglément aux ordres de Catherine et poussait la bassesse jusqu’à déclarer criminel, dans une proclamation, le grand Kosciusko, La victoire de Maeiéjoviee et la prise de Varsovie par les Russes (octobrenovembre 1794) consommèrent la ruine de la nationalité polonaise. Vainement Stanislas accueillit presque comme un sauveur le farouche Som’arow ; il reçut de Catherine l’ordre de quitter Varsovie et de se retirer à Grodno (7 janvier 1795), et, le 25 novembre suivant il était contraint de signer son abdication. II. put mesurer alors à quel degré d’abaissement l’avaient conduit ses lâches condescendances envers Catherine, et la dernière de ses illusions s’évanouit, lui 1797, sur l’ordre de Paul Ier, il dut se rendre à Saint-Pétersbourg ; , où il vécut d’une pension de 2,350,000 francs que lui firent les trois puissances spoliatrices. Stanislas, qui ne s’était point marié, fut emporté par une attaque d’apoplexie a l’âge de soixante-six ans.

STANISLAVOW, ville de l’empire d’Autriche, dans la Galioie, à 130 kilom. S.-E. de Lemberg, sur la Bistritza, chef-lieu du cercle de son nom ; 10,800 hab. Tribunaux, gymnase. Commerce de grains et de tabac. Cette ville, bâtie dans une plaine fertile et agréable, possède une assez belle église paroissiale et, sur la place principale, une statue de l’empereur François Ier.

STANKAR (François), théologien polonais d’origine italienne, né à Mantoue en 1501, mort en. 1574. Il était médecin dans sa ville natale, lorsqu’il fut obligé de la quittera cause des persécutions que lui attirait son penchant pour les doctrines de la Réforme. Il se réfugia d’abord en Suisse, puis à Vienne, d’où il lut appelé, en 1547, comme professeur de langue hébraïque à l’université de Cracovie ; mais là, on le jeta en prison sous" prétexte d’hérésie. S’étant échappé, il alla prendre la direction de l’école de Pinczow et y introduisit les dncirines de Zwingle. En 1551, Albert, prince de Prusse, nomma Stankar professeur de théologie à Kœnigsberg, où il devint l’adversaire le plus opiniâtre d’Osiander. Obligé dès l’année suivante de quitter Kœnigsberg, il se rendit à Francfort-sur-l’Oder, où il s’occupa d’enseignement et de controverse religieuse et se brouilla avec Mélanolttbou et Bugenhagen. De retour en Pologne, il y prêcha la Réforme. Il trouva de nombreux partisans parmi les membres de l’aristocratie, mais il se vit repoussé par les synodes de Slomniça (15D4) et de Sandoinir (1559). Les protestants, ayant peu de confiance en lui, demandèrent l’avis de l’Église de Genève. Eu 1560, Calvin entreprit de réfuter les doctrines de Stankar ; mais celui-ci se défendit avec une violence furieuse, qui ne fit qu’accroître la haine de ses adversaires ; ceux-ci, il est vrai, ne se montraient pas plus modérés que lui dans leu" langage, et Calvin et de Bàze l’accusèrent amèrement de répandre le sociniauisine en Pologne. On a de lui, entre autres écrits : Canunes reformationis Ecetesiarum polonicarum (Francfort, 1552), ouvrage contre lequel Mêlanchttion écrivit une fiesponsio de coittroversiis- Stancari (1553) ; De Triaitate et mediatore Domino nostro Jesu Chrislo advenus Henricum Uullinyrrwn, Petrum Itlurturem et Joumiem Caloinam (15S2) ; Libri duo quorum primus est opolouia adversus eos gai eum et morosilalis et iracundis accusant ; aller de vera et recta inter Stanistaum Sarnicium Potonum et Franciscum Stanearttin Manltianum ineundse concordix in fi.de ratione (1507) ; De trinitale et unitate Dei (1567) ; Tria papistorum fundamenta (1571), etc.

STANLEY (Thomas), philologue anglais, né à Cumberlow, comte d’Hertford, en 1625, mort à Londres en 1778. Il compléta ses études à Cambridge, voyagea ensuite sur le continent et revint se fixer à Londres, au milieu des jurisconsultes de Middle-Temple, partageant son temps entre l’étude du droit et celle des classiques de l’antiquité. Stanley était intimement lié avec le poète Edward Sherburne et avec Joseph Marsham. Grâce à ses talents et à sa naissance (il était petit-fils d’un enfant naturel du comte Édouard Derby), il contracta un riche mariage qui lui permit de s’adonner entièrement à ses goûts favoris. On lui doit : Poems and translations (Londres, 1649, 2 vol. in-8°) ; History of philosophy (1655, 3 vol. in-fol.), ouvrage dans lequel il expose les doctrines par des citations, sans porter de jugements critiques ; Æschyli tragœdiæ VII, cum scholiis (1664, in-fol.), édition estimée ; des traductions anglaises d’ouvrages italiens, espagnols, français, entre autres d’Aurore Isménie et le prince, de Perez de Montalvan ; du Discours sur l’amour, de Pic de La Mirandole (1651) ; d’Oronte de Chypre, de Preti (1650) ; des Poésies de Viaud, etc.

STANLliY (Thomas-John r/ALDERLEY, ba XIV.

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ronnet), voyageur et homme politique anglais, né à Alderley en 1766, mort en 1850. Il dirigea en 1789 un voyage scientifique en Islande. Elu membre de la Chambre des communes, il ne siégea que dans le Parlement de 1790-1796. Il devint ensuite doyen des juges de paix de Cheshire et fut élevé à la pairie le 9 mai 1839. On a de lui une traduction du roman Leonora, de G.-A. Burger, et deux lettres écrites au docteur Black pendant le voyage d’Islande, au sujet des eaux minérales de cette île. Ces deux lettres se trouvent dans le tome III des Transactions philosophiques de la Société royale et sont reproduites par G. Maekensie dans son ouvrage sur l’Islande (1811). La relation écrite par Stanley de son voyage scientifique en’ Islande en 1789 est conservée à Alderley-Park, mais presque^ rien n’en a été publié,

STANLEY (Édouard), écrivain et évêque anglais, né à Londres le l«r janvier 1779, mort au château de Brabow, en Écosse, en 1849. Il étudia la théologie à Cambridge et devint recteur d’Alderley, où il resta pendant trente-deux ans. Il devint évêque de Norwich et soutint à la Chambre des lords les idées libérales, qu’il avait toujours hautement professées. Il faisait partie de plusieurs sociétés savantes et iia inséré divers articles dans le Blackioood’s Magazine et dans plusieurs autres revues. On à, en outre, de lui : Histoire familière des oiseaux, de leurs mœurs et de leurs instincts (1S35, î vol.).

STANLEY (Henri), journaliste et voyageur américain, né vers 1840. El s’est acquis une grande célébrité en accomplissant une longue et périlleuse exploration dans l’Afrique centrale à la recherche du docteur Livingstone. En 1871, le bruit ayant couru de la mort du célèbre voyageur, dont on n’avait plus de nouvelles précises depuis trots ans, deux expéditions, parties l’une d’Angleterre, l’autre des États-Unis, furent envoyées à sa recherche. À la tête de la seconde, dont un journal américain, le Nelo-York Herald, avait fait les fiais à lui seul, fut placé M. Henri Stanley, l’un des rédacteurs du journal. L’expédition gagna Zanzibar, où elle s’aboucha avec le consul anglais, et, pénétrant dans l’intérieur du continent africain, parcourut, au prix de fatigues inouïes et au milieu de périls sans cesse renaissants, la vaste région baignée par le Zambèze, où le docteur Livingstone avait laissé ses dernières traces. La caravane s’achemina, le drapeau américain en tète, à. travers des pays inconnus dont aucun de ses membres ne savait la langue, et eut à souffrir non-seulement de la faim, de la soif, des fièvres, mais encore de l’hostilité des indigènes. À Mamyena, il fallut livrer un combat sérieux ; les Arabes que M. H. Stanley avait emmenés de Zanzibar lâchèrent pied honteusement", quatre Aiuéricains perdirent la vie dans la lutte. Enfin l’expédition rencontra par hasard le docteur Livingstone sur la rive orientale du lac Tanganyika, dans le village d’Ujiji, où il était depuis quelques mois en proie au plus extrême dénûment et dangereusement, malade. H. Stanley était arrivé de nuit, a-t-il raconté, dans un village situé sur la rive orientale du Tanganyika. C’était à la fin de novembre 1871. Il fit tirer quelques coups de feu pourréveiller les indigènes ; l’un d’eux aussitôt le salue d’un Good morning, sir, en excellent anglais : c’était un domestique de Livingstone. Il courut avertir son maître qu’une caravane, conduite par un blanc, le demandait, et, peu de temps après, M. Stanley se trouvait en présence de celui que les natifs désignaient sous le nom d’Homme blanc. Le récit de cette rencontre presque miraculeuse fut d’abord accueilli en Europe avec une certaine incrédulité. En même temps que M. Stanley en donnait connaissance aux autorités anglaises de Bombay et au New-York Herald, il faisait parvenir cinq lettres du docteur Livingstone, relatant les péripéties des dernières explorations du voyageur. Sir Henry Rawlinson, président de la Société royale de géographie de Londres, traita l’expédition de M. H. Stanley de o vaste et immoral humbug (blngue), » imaginé par les Américains pour se donner de l’importance, et déclara que les lettres de Livingstone avaient été fabriquées par de mauvais plaisants ; que la fausseté en était de toute évidence. À la Société de géographie de Ber- ’ lin, M. Kiepert soutint la même opinion en termes encore plus tranchants. Or, les lettres étaient parfaitement authentiques, et la rencontre de M. H. Stanley avec le docteur Livingstone, si fortuite qu’elle eût été, était non moins incontestable. Les deux éminents géographes durent baisser la tête. Voilà comment il faut se lier aux autorités les plus compétentes. Depuis, !e docteur Livingstone adressa plusieurs lettres amicales à M. G. Bennett, directeur du New-York Herald, qui avait fourni les sommes considérables nécessaires à l’expédition et auquel il se considérait comme redevable de la vie.

L’expédition avait atteint le but désiré ; elle laissait à Livingstone des vivres, des instruments, 1,000 livres sterling et renouait, par une série de postes qu’elle avait établis, les communications de l’explorateur avec la côte. II. Stanley revint à Zanzibar et de là passa en Europe, où il fut accueilli, à Londres et à Paris, par de chaleureuses ovations. Des banquets furent organisés en sa faveur par les sociétés de géographie ; la reine Vie STAN

toria lui fit présent d’une tabatière en or enrichie de diamants ; lord Granville le félicita du zèle et de la prudence qu’il avait déployés dans une entreprise considérée comme presque impossible ; à Paris, M. Washburne, ministre des États-Unis, salua en lui un voyageur intrépide destiné à couvrir de gloire sa patrie.

À la suite de ces premiers succès, le JVewYork Herald et le Daily Telegraph résolurent de faire les frais d’une seconde expédition, à la tête de laquelle serait encore placé M. H. Stanley, et destinée à poursuivre les travaux d’exploration des sources du Nil, sur les traces de Speke, de Grant et de Livingstone. La mort de ce dernier, arrivée en avril 1874, donna un nouvel élan à ces recherches. M. H. Stanley partit de Zanzibar le 19 octobre 1874, à la tète d’une caravane composée d’environ 300 indigènes et d’un petit nombre d’Américains, et reprit la route qu’il avait précédemment parcourue. Au mois de décembre suivant, il atteignait le district de Mponapona, dans le pays d’Usagaut, puis Mgongo-Tenibo, et les dernières nouvelles, parvenues en Europe à la fin d’octobre 1875, relataient la reconnaissance opérée d’un lac immense, le Victoria-Nyanza. De Mponapona à Mgongo l’expédition avait déjà perdu 120 hommes, dont 2 Européens, morts de fatigue ou tués par les indigènes ; elle en perdit encore 26 de Mgongo au lao Victoria. Cette première partie du voyage accomplie, pour une fraction sur les traces de Speke, de Burton et de Grant, pour l’autre dans des régions restées jusqu’à présent inconnues, pourra avoir pour la science géographique des résultats importants. La suite de l’exploration promet d’être encore plus fructueuse.

La traduction complète du voyage de II. H. Stanley à la recherche du docteur Livingstone a paru à la librairie Hachette (1873, in-8° illustré) ; des extraits en avaient déjà été donnés dans le Tour du monde.

STANLEY (Édouard-Henry Smith, lord), puis comte de Derby, homme d’État anglais. V. Dkrby, au Supplément.

STANLEYB s. f. (stau-lè — de Stanley, lord angi.). Bot. Genre de plantes, de la famille des crucifères, groupe des notorhizées, comprenant plusieurs espèces, qui croissent dans l’Amérique du Nord.

STANNAGE s. m. (sta-na-je — du lat. stannum, étain). Techn. Opération qui consiste à imprégner une étoffe d’une dissolution d’étain, avant de la teindre.

STANNATE s. m. (stnnn-na-te — du lat. stannum, étain). Chim. Sel résultant de la combinaison de l’acide stannique avec une base.

STANNEUX, EUSE adj. (sta-neu, ou stannneu — du lat. stannum, étain). Chiin. Se dit d’un des oxydes de l’étain. Il Sulfure stanneux, Premier degré de sulfuration de l’étain,

STAHNIGO-PHOSPHOBIQUE adj. (stannni-ko-fo-sfo-ri-ke — de stannique, et de phosphorique). Chim. Se dit d’un chlorure d’étain et de phosphore.

— Encycl. Chlorure stannico-phosphorique.

V. PHOSPUORIQUB.

STANNIDE adj. (starm-ni-de — du lat. stannum, étain ; eidos, aspect). Miner. Qui ressemble à l’étain.

— s. m. pi. Famille de minéraux, qui comprend l’étain et ses combinaisons.

STANNIFÈRE adj. (stann-ni-fè-re — du lat. stannum, étain ; fero, je porte). Techn. Qui contient de l’oxyde d’étain, qui est à base d étain : Gtaçitre stannifère. Email STANNIFÈRE. La faïence commune est une poterie STANNIFÈRE.

STANNIFÉRER v. a. ou tr. (stann-ni-fé-ré — rad. stannifère). Techn. Recouvrir d’une glaçure stannifère.

STANNINE s. f. (stann-ni-ne — du lat. stannum, étain). Miner. Substance qui contient des sulfures d’étain et de fer. •— Encycl. La stannine, appelée aussi étain pyriteux, est une substance d’aspect métalloïde, gris jaunâtre, compacte, à cassure granulaire ou un peu conchoïdale. Sa densité est environ 4,5 en moyenne. C’est un sulfure triple d’étain, de cuivre et de fer. Elle fond au chalumeau et recouvre le charbon d’une poussière blanche non volatile. Elle se dissout dans l’acide azotique avec un précipité blanc immédiat. La solution laisse déposer un peu de cuivre sur une lame de fer, bleuit par l’ammoniaque et précipite en même temps de l’oxyde de fer. Ce minéral présente deux variétés principales, l’une laminaire, l’autre massive. On le trouve en petites masses dans diverses localités du comté de Cornouailles, notamment à Huel-Rock et au Mont-Saint-Michel.

STANNIQUE adj. (stann-ni-ke-du lat. stannum, etain). Chim, Se dit d’un acide qui s obtient en précipitant un stannate soluble par un acide. Il Sulfure stannique, Second degré de sulfuration de l’étaiu.

— Encycl. V. ÉTAIN.

STAMNOÏDE adj. (stann-no-i-de — du lat. stannum, étain, et du gr. eidos, aspect). Miner. Qui ressemble à l’étain : Métaux stan-

HOÏDES.

— s. m. pi. Famille de métaux comprenant l’étain, l’antimoine et l’osmium..

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STANOSTHÊTE s. m. (sta-no-stè-te). Enlom. Syn. d’EUPLECTE.

STANOVOÏ ou IABLOSOÏ(monts), immense chaîne de montagnes duN.-E. de l’Asie, dans la Sibérie. Cette chaîne, qui se rattache nu système de l’Altaï, commence au S. du lac Baïkal, près de Kiakhta, s’avance au N.-E., à travers le territoire du Trans-Baïkal et le gouvernement de Iakoutsk, jusqu’au cap Oriental, sur une étendue de 6,000 kilom., séparant au S.-E. le bassin de l’Amour da celui de la Lena. Elle envoie un contre-fort dans la presqu’île du Kaintchaïka et donne naissance à de nombreux cours d’eau, dont les plus importants sont la Koliina, l’Indigirka et l’Anadyr. Elle ne présente pas da sommets très-élevés ; le Tchokondo, point culminant de la chaîne, ne dépasse pas 2,500 mètres. Les monts Stanovoï renferment des mines d’or, de cuivre, de fer et de zinc ; dans la partie S.-O. de la chaîne sont les riches mines de Nertschinsk. Cette partie des monts Stanovoï porte aussi le nom de montagnes de Daourie.

STANS PEDE IN UNO (Debout sur un seul pied), Fin d’un vers d’Horace (Satires, I. lé, stv, v. 10). » Lucilius avait ce défaut : dans l’espace d’une heure, il dictait deux cents vers debout sur un seul pied. »

L’expression d’Horace répond à notre locution familière : Au pied /eue.

« Je voulais vous écrire une lettre plus digne de vous ; mais sachez, monsieur, que je vous écris stans pede in uno, dans une maudite auberge, entouré de bruit et d’importuns. »

P.-L. Courier.

o De la colonne où il était perché stans pede in uno, voyant quelques marchands français qu’une pieuse curiosité attirait vers lui, saint Siméon Stylite les pria de faire ses compliments à sainte Geneviève et de le recommander à ses prières. »

Arnault.

« C’est un ouvrage de beaucoup de temps qu’une bonne traduction. Il en coûte souvent moins d’être auteur de son cru, Putru a été quatre ans à traduire la première période de 'oraison de Cicéron pour le poëte Arehias. Nos traducteurs, aujourd’hui, sont beaucoup plus expéditifs, et ils vous traduiront un auteur quelconque en moins de quinze jours, slantes pede in uno.

Cousin d’Avallon.

STANTÉ, ÉE adj. Autre orthographe du mot STENTÉ.

STANTON (Edwin-M.), homme d’État américain, né à Steubenvilie, État d’Oliio, en 1815, mort en décembre 1869. Après avoir terminé, en 1834, ses études au collège de Kenyon, il entra dans une librairie de Columbus, mais renonça bientôt au commerce pour s’adonner à l’étude du dmit, et exerça la profession d’avocat dans différentes villes de l’État d’Ohio et de la Pensylvanie. Il obtint de nombreux succès au barreau et acquit en outre la réputation d’un jurisconsulte éininent. En 1857, il alla s’établir à Washington, afin de se trouver plus rapproché du siège de la cour suprême des États-Unis (United States Suprême court). Il y mena k bonne tin un grand nombre de procès importants, dont la plupart étaient relatifs à des délimitations de propriétés. Aussi, en 1858, l’attorney général Black l’envoya-t-ii en Californie pour y défendre les intérêts de l’Union dans un procès d’une haute importance, au sujet de terres appartenant antérieurement au Mexique. Black ayant succédé, en 18G0, à Lewis Cass comme secrétaire d’État, le président Buchanan appela aux fonctions d’attorney général Stanton, qui lit beaucoup de difficultés pour accepter ; car, bien qu’il appartînt au parti libéral, il était un adversaire décidé de la politique sécessioniste de Buchanan, et bien des fois, dans le conseil des ministres, il éleva la voix en faveur du maintien de. l’Union. Abraham Lincoln ayant été élevé à la présidence choisit d’abord Simon Cameron pour ministre de la guerre ; mais Caineron était plutôt au courant de la politique intérieure que des affaires militaires, et il devint bientôt évident qu’il n’était pas à la hauteur de ses fonctions, surtout au milieu des difficiles circonstances qu’avait créées la guerre civile. Lorsqu’en janvier 1862 il résigna son portefeuille, ce fut Edwin Stanton qu’après de longues tergiversations Lincoln appela à ce poste, qui entraînait une responsabilité extraordinaire. S : anton n’était pas un soldat de profession, mais il possédait une rare énergie et de grands talents administratifs. Sa nomination causa, du reste, un étonnement général aux États-Unis ; car rien jusqu’alors n’avait pu faire prévoir que Lincoln lui donnerait un poste si peu en rapport avec ceux qu’il avait remplis jusqu’à cette époque. Le nouveau ministre entreprit aussitôt, avec une ardeur infatigable, la réforme radicale de l’administration militaire, et son activité produisit bientôt les meilleurs résultats dans toutes les branches de ce service. C’est à lui surtout que revient l’honneur de l’initiative de la brillante et décisive expédition que le général Buttler et l’amiral Karragut exécutèrent contre la Nou 133