Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 14, part. 3, Sois-Suj.djvu/247

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superficie de 351 iiètres pour le premier type et de £80 mètres pour le second. Il est des stations, telles que celle d’Epet nay, où s’arrête un nombre considérable de trains, pour lesquelles on donne au buffet une surface de 750 à 800 mètres carrés, Quant aux stations hors classe, on donne aux diverses parties qui les composent les dimensions sui viintes, variables suivant leur importance : veat.bule, de 93 à 228 mètres carrés ; bureau des billets, de 10 à 14 mètres carrés ; salles d’attente, de 103 à 242 mètres carrés ; bureau du chef de gare, de II à 24 métrés carrés ; bureau du souschef de gare, de 5mq.93 k 22m<t,20 ; du commissaire de surveillance, de 10 à 39m<I, !>5 ; du commissaire de police, 14 mètres carrés ; du télégraphe, de 8 à 25>™q,20 ; salle des bagages, arrivée, de 19 à 284 mètres carrés ; départ, de 39 a 286 mètres cariés ; salle de visite, de 40 à 107 mètres carrés ; bureaux de la messagerie, de 23 a 417 mètres carrés ; de la douane, de 9"iq,60 à 125 mètres carrés ; lampisterie, de 13 à 39 mètres carrés ; latrines, de 42 k 95 mètres carrés ; buffet et dépendances, de 95 à 210 mètres carrés. La superficie totale occupée par les stations intermédiaires varie de 3 à G,5 hectares pour le premier type ; de 2,5 à 3 hectares pour le deuxième ; de 1,5 à 2 hectares pour le troisième ; de 0,5 à 1 hectare pour le quatrième, le cinquième et le sixième, sans jamais atteindre hectare. Le prix des stations sur les grandes lignes de France, y compris les bâtiments de toute nature, les doubles voies, le mobilier et le matériel des ateliers et d’alimentation, s’élève à 1,200,000 francs pour les stations de première classe ou principales ; a 1,080,000 francs pour celles de bifurcation ; à 465,000 francs pour celles de deuxième classe ; à 170,000 francs pour celtes de troisième classe ; k 85,500 francs pour celles de quatrième classe. Sur la ligne de Mulhouse, où les stations sont en général assez éloignées, la dépense affectée à cet article de la construction a varié de 12,000 à 14,000 francs le kilomètre de longueur de chemin. Pour les chemins du Nord et de l’Est, où les stations sont plus rapprochées, ceite dépense s’est élevée à 32,000 francs le kilomètre. Pour les grandes lignes de chemin de fer établies en France, la moyenne du prix de revient des stations (bâtiments, ateliers, dépenses diverses) a été de 48,000 francs par kilomètre, l’our les lignes de moindre importance, elle a été seulement de 22,000 francs, M. Ferdonnet admet que cette dépense moyenne

serait pour les lignes qui restent a construire, de 20,000 à 15,000 francs, suivant qu’elles seraient de second ou de troisième ordre. Les statistiques de l’État sur les chemins de fer indiquent que le nombre des Gazions est moyennement de 1,4 par myriamètre, ce qui correspond k un espacement moyen de 7 kilomètres entre deux stations. Cet intervalle varie de 2 à 22 kilomètres, suivant que les chemins desservent les banlieues des grandes villes ou qu’ils traversent des contrées moins favorisées. Sur 100 stations de toutes classes, les stations bois classe entrent pour 2 pour 100, celles de première pour 10,5 pour 100 avec un espacement moyen de 68 kilomètres, celles de deuxième pour 10,05 pour 100 avec un intervalle de 68 kilomètres, celles de troisième pour 77 pour 100 avec un espacement de 9 kilomètres. Sur toutes les stations existantes, 21 pour 100 sont pourvues de dépôts de machines et de remises de voitures, et sur 5 stations il y en a 2 dans lesquelles sont établies des prises d’eau. Les dépenses pour les bâtiments sont en moyenne de 6,000 francs par kilomètre pour les stations de première classe, de 1,500 francs pour celles de deuxième ciasse, de 4,400 fr. pour celles de troisième, et enfin pour toute classe de 11,900 francs par kilomètre. En Angleterre, l’espacement moyen des stations est de 5,5 kilomètres ; en Belgique, il varie entre 4, 5, 7 et 9 kilomètres, suivant les lignes ; en Allemagne, cet espacement est de 8 kilomètres ; il est de 7 sur le réseau autrichien, de 9 sur le réseau des États divers ’ d’Allemagne et de 10 sur le réseau prussien, j Dans les chemins écossais, qui passent à juste [ titre pour avoir été exécutes à bon marché, puisque pour la plus grande partie le prix de revient total ne dépasse pas 100,000 francs par kilomètre, les stations entrent pour une dépense qui varie de 8,600 à 11,000 francs par kilomètre. Il serait à désirer que les chemins départementaux français atteignissent dus ehitl’i es aussi bas, pour faciliter leur exécution, que l’on réclame avec tant d’msi-slance depuis de longues années.

— Hist, Pendant le moyen âge, on désignait parle nom du station les points d’un chemin où s’étaient arrêtes les pèlerins -ou les cortèges qui transféraient les reliques des corps saints, À l’endroit où ces halles avaient lieu, on construisait un petit monument, une pierre, une croix ou un reposoir. On rencontre encore un grand nombre de ces stations aux angles des chemins ou à l’entrée des villages. La Bretagne, la Normandie. l’Auvergne possèdent un grand nombre de ces croix, et le passant de ces contrées penserait faire un sacrilège s’il ne se signait pas devant ces restes du moyen âge. Si. Vioilet-le-Duc, dans sou Dictionnaire de l’architecture du xi" au svio siècle, cite le passage suivant de Cor"rozet, auteur des Antiquités de Paris (1586), au sujet de la translation à l’abbaye de Saint-STAT

Denis des restes du roi saint Louis, mort à Tunis, par Philippe le Hardi, son fils : Le cortège fun^bre/H le trajet à pied et s’arrêta plusieurs fois en chemin, et « furent édifiés des stations et reposons, en façon de pyramides, à chacune desquelles sont les effigies des trois roys et l’image du crucifix à la poincte, ainsi qu’on les voit encores de présent. Aucuns les appellent mont’-joyes. » On voit encore aujourd’hui un fragment de ces stations sur le bord de la Seine, à Saint-Denis même.

— Astron. Lorsqu’on rapporte le mouvement d’une planète aux étoiles, il parait tantôt direct, c’est-à-dire dirigé dans le même sens que celui du soleil et de la lune, tantôt rétrograde, c’est-à-dire dirigé dans le sens du mouvement diurne ; mais le passage ne se fait pas brusquement. Avant de changer de signe, la vitesse de l’astre décroît, puis devient nulle, le mouvement parait s’arrêter, la planète parait stationnaire. Le point de jonction de deux arcs parcourus dans dos Sens différents est une station. Les stations des planètes inférieures ont lieu un peu avant et un peu après la conjonction inférieure ; celles des planètes supérieures ont lieu un peu avant et un peu après l’opposition ; du reste, l’.i.rc parcouru dans le sens rétrograde est toujours divisé en deux parties égales par le point de conjonction ou d’opposition. V. rétrogradation.

— Géod. On choisit les stations gèodésiques aux points les plus élevés du pays, sur des édifices qui puissent servir d’observatoires et où 1 on puisse établir des signaux. En l’absence d’édifices convenables, on fait ériger des tours quadrangulaires en charpente, renfermant des escaliers à vis et terminées par des plates-formes sur lesquelles on dresse les signaux et où s’établit l’observateur. Les instruments doivent reposer

sur mie plate-forme secondaire, supportée par des pièces indépendantes de celles que les mouvements de 1 observateur pourraient faire dévier.

— Physiol. On peut définir la station l’immobilité active et volontaire du corps en

équilibre sur sa base de sustentation. La condition première pour que cet équilibre existe est que la ligue verticale passant par le centre de gravité de notre eorps (qui correspond chez l’homme au milieu du bassin) tombe sur la base de sustentation, c’est-à-dire les pieds et l’espace compris entre eux ; mais ht causa de l’étroitesse relative de cette base de sustentation, à cause de l’élévation du centre de gravité de notre corps, à cause enfin de son défaut de rigidité absolue, nous somme" toujours à l’état d’équilibre instable. Nous ne pouvons pas nous tenir debout immobiles sans le concours continu de certaines forces musculaires agissant dans des sens divers et se balançant réciproquement pour maintenir le corps dans la verticale. Il y a là, de notre part, un travail incessant d’autant plus difficile que la base de sustentation est plus étroite. Quelle différence sous ce rapport entre la station sur la pointe du pied et celle qui a lieu sur les deux pieds reposant largement à terre 1 Si nous les écartons l’un de l’autre, nous élargissons notre base de sustentation dans le sens transversal et il nous devient facilo de nous pencher à droite et à gauche sans risque de tomber. Si nous en plaçons un en avant et l’autre en arrière, la chute en avant ou en arrière est rendue très-difficile et le tronc peut se déplacer sans danger dans le sens antéro-posterieur.

C’est pour maintenir toujours leur centre de gravité dans la verticale qui passe par la base de sustentation que les gens obèses et ceux qui portent un éventaire ou un autre fardeau devant eux se rejettent plus oumoins en arrière. C’est pour la même raison que le portefaix chargé se penche en avant, tandis que l’homme qui porto un fardeau de la main droite se renverse un peu à gauche, etc.

Lorsque l’homme est immobile et dans la station verticale proprement due, sa tête repose presque en équilibre sur la colonne cervicale. Toutefois, comme elle a une faible tendance à tomber en avant en raison de son poids, il faut, pour qu’elle demeure dans sa direction naturelle, que les muscles de la partie postérieure du cou so contractent ai viennent en aide à l’action des ligaments jaunes placés entre les vertèbres cervicales. De même les muscles situés derrière la colonne dorsale et lombaire entrent en jeu pour l’empêcher de fléchir en avant sous le poids des membres supérieurs, du thorax, de l’abdomen et des viscères que contiennent ces deux grandes cavités. Le poids du corps so trouve ainsi tran>mis un bassin, qui repose lui - même sur les fémurs. La disposition anatouiique des parties dans cette région tendant surtout à favoriser le mouvement de rotation des os coxaux en avant sur les fémurs, les puissants muscles fessiers sont placés en arrière pour s’y opposer. Ces derniers os transmettent le poids du corps sur l’extrémité supérieure du tibia. Ici, c’est la flexion du genou qui tend surtout à s’opérer mais les muscles extenseurs de la jambe sur la cuisse (droit antérieur de la cuisse en particulier) sont des puissances antagonistes

suffisantes pour maintenir la rigidité néces* saire des deux colonnes de sustentation. Plus bas, les muscles du mollet empêchent la flexion intempestive du pied sur la jambe. La charge du corps est ainsi transmise fina STAT

lement au sol par une voûte osseuse dont le contour est marqué par le talon, l’extrémité des métatarsiens et le bord externe du pied. En résumé, la station exige la contraction active des muscles, et particulièrement des muscles des membres ; c est pour cette raison qu’elle est fatigante à la longue.

Ia station des animaux est essentiellement active et exige un déploiement de forces musculaires, qui ne peut être prolongé longtemps dans la plupart de3 animaux, à moins que des | dispositions mécaniques spéciales ne vienj lient se substituer en grande partie aux ef-I forts des puissances contractiles.

! La station a été distinguée, chez les solipèdes,

en libre et en forcée, suivant que les quatre membres ou trois d’entre eux seulement supportent le corps ; cette distinction, fort juste, du reste, ne s’applique qu’à ces seuls animaux. Dans la station libre, le corps est appuyé sur trois membres ; le quatrième, qui est toujours un membre postérieur, se trouve légèrement fléchi ; il n’appuie sur le sol que par la pince et ne supporte point sa part du poids du corps ; mais, après avoir occupé cette position pendant un certain temps, il revient à l’appui, et le second vient prendre la même situation pour se reposer à son tour, et ainsi successivement. C’est à cette particularité remarquable que les solipèdes doivent, en grande partie, l’aptitude k rester debout pendant fort longtemps, et elle paraît n’exister que chez eux. Dans la station forcée, les quatre membres sont appuyés sur le sol et chacun supporte proportionnellement sa part du poids du corps.

La station quadrupède est celle dans laquelle la base de sustentation est la plus étendue et l’équilibre le plus Stable. Elle est d’autant plus difficile que le poids du corps est plus considérable, que les rayons des membres sont plus fléchis les uns sur les autres, qu’enfin il y a moins do dispositions mécaniques pour remplacer les efforts musculaires. « Pour peu qu’on réfléchisse sur

l’état de l’appareil locomoteur dans la station, dit M. Colin, il est facile de voir que cette attitude nécessite des efforts musculaires plus ou moins considérables, et que, par conséquent, elle ne peut être indéfiniment prolongée, si des dispositions mécaniques ne viennent au secours des puissances musculaires. En effet, les rayons des extrémités étant, pour la plupart, fléchis les uns sur les autres, l’épaule sur le bras, le bras sur l’avant-bras, la cuisse sur la jambe, celle-ci sur le pied, il en résulte que le poids du corps tend à augmenter cette flexion et à affaisser le tronc sur les extrémités. Or, pour prévenir cet affaissement, maintenir les membres dans leur fixité et leur donner une rigidité convenable, il faut une contraction plus ou moins énergique de la part des extenseurs ; c’est là ce qui rend la. station fatigante. Mais la contraction des muscles n’étant pas continue ou incessante, la station ne saurait être que moiueutanée. Néanmoins, cette attitude peut ne prolonger fort longtemps, parce que, d’une part, les extenseurs étant multiples dans chaque région, ils peuvent agir et se reposer tour k tour, et parce que, d autre part, diverses dispositions mécaniques habilement combinées viennent en aide à l’action musculaire. » Ainsi, les membres antérieurs, par le fait de leur direction à peu près verticule, se trouvent dans de très-bonnes conditions pour dispenser les muscles d’un grand déploiement de force ; mais leurs rayons supérieurs sont, au contraire, dans une inclinaison défavorable. En effet, l’angle seapulo-humerai tend toujours à se fermer ; mais cette action est limitée par des muscles nombreux : le rhomboïde, les trapèzes, le releveur "propre de l’épaule, l’angulaire de l’omoplate ; ces cinq muscles s’opposent à l’abaissement et a la projection eu arrière de l’extrémité supérieure de l’épaule et lui donnent une grande fixité. Quant à la projection en avant de l’angle scapulo-huméral, elle est empêchée surtout par le grand pectoral, le sus-epineux et le coraco-radial. A portée de l’humérus, les rayons osseux présentent une direction à peu près verticale, si ce n’est cependant k la région digitée. L’avant-bras, qui tend à se fléchir en avant, est maintenu Uans sa situation pur cinq extenseurs. Le métacarpe continue la colonne reciiligue et verticale dont l’avaut-bras for.ne le seyuient supérieur. Sa flexion en arrière est empêchée par un énorme extenseur. Quant à la région digitée, qui est oblique de haut en bas et d arrière en avant, son obliquité, normalement très-pronoiicee, tend sans cesse à augmenter par le fait du poids que supporte chaque extrémité ; néanmoins, elle ne dépasse jamais ’certaines limites, grâce à la présence d’un appareil fibreux ires-solide, appelé le ligament suspenseur du boulet.

Quant aux membres postérieurs, dont les régions s’éloignent beaucoup de la direction verticale, ils exigent des etforts musculaires considérables et des dispositions mécaniques encore plus multipliées que dans les membres thoraciques, pour que leur obliquité reste dans ses limites pendant la station. Le bassin, très-oblique relativement au troue, tend à devenir horizontal et obéirait k cette tendance ri le long vaste, le demi-tendineux et le demi-membraneux ne venaient s’y opposer. La cuisse est aussi oblique sur le bassin et son extrémité inférieure tend h se porter en avant et à s’élever ; niais ce mouvement

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est empêché par le fa=cia lata, le droit antérieur, le triceps crural et le grand fessier. Quant à la flexion du métatarse sur la jambe, elle est limitée d’ubord par legastro-cnémien, ensuite par le fléchisseur superficiel d< : s phalanges qui passe un sommet du calcanéum. Enfin, l’inclinaison de la région digitée sur le métatarse est borjnée par un appareil ligamenteux suspenseur, semblable à celui du

membre antérieur.

Tous les grands efforts musculaires qu’exige la station se passent dans les membres ; le tronc se repose presque autant quand l’animal est debout que lorsqu’il est couché. Seulement, l’élévation de la tète exige de la part des muscles extenseurs de la tête sur l’encolure une contraction d’autant plus pénible que la tête est plus lourde. Mais ces muscles, étant nombreux, peuvent se contracter tour à tour et, par conséquent, se reposer les uns apiès les autres. Néanmoins, comme ils finissent par se fatiguer, ils ont pour auxiliaire passif le vaste ligament cervical qui part des apophyses épineuses du garrot pour se terminer en arrière de la protubérance occipitale, après avoir pris des points d’implantation sur les vertèbres du cou. Quant

aux autres parties du tronc, elles peuvent se maintenir immobiles sans le secours d’efforts bien considérables.

Quant à la station bipè.lc, elle est propre h

l’homme et aux oiseaux. Elle s’effectue chez ces derniers par un mécanisme spécial.

Le corps de l’oiseau étant oblique et le centre de gravité placé en avant des articulations coxo-fémorales, il faut, pour que l’équilibre soit possible, ou que le corps se redresse et devienne presque vertical, ou que les pieds se projettent assez en avant de manière à arriver sur la ligne de gravitation. Or, chez la plupart des oiseaux, le fémur est fortement (téohi sur le bassin et les tarses très-élevés en avant, les doigts très-longs et écartés les uns des autres.

Il y a dans les oiseaux, comme dans les mammifères, des dispositions mécaniques qui viennent en aide aux puissances musculaires et rendent la station aussi peu pénible que possible ; elle sont relatives aux os et aux muscles eux-mêmes. ■ Dans la station bipédale des oiseaux, dit M. Colin, la base de sustentation étant très - étroite, l’équilibre doit avoir peu de stabrl.tù ; aussi, pour que la ligne de gravitation tombe toujours sur cette base, il est indispensable que le troue conserve une certaine inclinaison relativement aux membres, et que le cou, les aile3, la queue se maintiennent dans une situation déterminée. Or, on voit, en effet, d’abord que les pattes s’écartent plus ou moins l’une de l’autre, notamment chez les gallinacés ; ensuite que le cou se ploie en S, de manière à ramener la’tête en arrière. Lorsque l’équilibre est menacé, le corps oscille sur les membres, la queue s’élève et s’abaisse alternativement à la manière d’un balancier ; mais les mouvements de cet appendice tiennent à ceux do la partie postérieure du corps et n’en sont jamais indépendants, à moins qu’ils ne se bornent à un simple déplacement des plumes. « Enfin, il est des oiseaux, tels que la cigogne, le héron, la grue, dont la station devient momentanément unipédale. Dans ce cas, l’oiseau, appuyé sur une seule patte, tient l’autre relevée et fléchie sous le corps, tout le reste du tronc demeurant immobile ; il reste ainsi fort longtemps dans cette attitude, qui est propre à plusieurs èchassiers.

STATIONNAIRE udj. (sta-si-o-nè-rerad. station). Qui reste dans le même lieu, qui ne change pas de place : La mouche exécute toute sorte de vols, et, quand il lui plait, elle s’arrête en fuir et y devient stationnaire. (B. de St-P.) Plus l’homme est voisin de l’état sauvage, plus il est stationnaire. (B. Const.) Les peuples stationnairks sont tous des peuples graves. (Proudh.)

"— Qui ne varie pas, qui ne change pas : La température ne reste pas toujours stationnaire. A quelques mètres au-dessous du sot, le thermomètre demeure stationnaire pendant toute l’année. (A. Maury.)

— Fig. Qui ne progresse pas : La science w peut être stationnaire. Duns l’Inde, la civilisation est stationnaire. / ; faut remonter assez haut dans l’histoire de la société française pour y trouver les causes de l’état STAtionnaire dans lequel l’agriculture est les/ée. (M. de Dombasie.) Jiien dans la vie ne doit être stationnaire. (Mme Je Staël.) En fait de doulauis, l’espèce humaine est stationnaire. (Chateaub.) Les gouvernements ne voudraient que des peuples stationnaires. (Ballanclie.) Les animaux ne diffèrent de nous essentiellement que par une intettigence stationnaire, tandis que la notre est indéfiniment perfectible. (A. Fée.) Les gouvernements sont, par nature, stationnaires, immobilistes, (Proudh.) La société n’étant pas stationnaire, la toi ne saurait être immuable, (J, Simon.) Lorsque la propriété est limitée au sol, elle est stationnaire comme le sot lui-même. (Iï. lJclletan.)

— Antiq. rom. Soldats stationnaires, Soldats qui étaient distribues en différents lieux pour avertir leur chef de ce qui s’y passait.

— Pathol. Se dit des maladies qui régnent plus généralement et plus constamment que les autres rendant une ou plusieurs années.

— Astron, Se dit d’une planète, lorsqu’elle