Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/141

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WARWICK (comté de), comté du centre de l’Angleterre, borné au N.-E. par le comté de Leicester, à i’E. par celui do Southampton, au S.E. par celui d’Oxford, au S.-O. fiai- celui de Gloeester, il l’O. par celui de Woreoster, ot au N.-O. par celui de Stafford, entre 51» 57’ et 52» 40’ de huit. N., et ontre3°3o’et4<>20.’ da longit. O. ; 231,032 hectares, dont 203,000 en culture da prairies ; 570,000 hub. L’aspect du pays est diversifié par une agréable succession de collines et de -vallons qui présentent les plus beaux sites. Il est traversé par les rivières d’Avon, de Tame, de Leam, de Rea, de Stow, d’Aine, d’Arrow, d’Anchor, de Blythe, de Gole, de Swift et de Dove, et traversé par les canaux de la Grande-Jonction, du Vieux-Birmingham, de Coventry et d’Ashby-de-la-Zouch. Le climat est doux et la végétation hâtive. Le sol y est en général fertile et bien cultivé, et on y récolte les différentes espèces de céréales, de légumes et de fruits, des pommes de terre, des navets. Il était jadis couvert d’immenses forêts, et sa partie septentrionale, appelé Wooland, contient encore de grandes forêts avec de vastes landes et marais. On y élève beaucoup de gros et de menu bétail, et particulièrement des moutons. Ses productions minérales sont le fer, la houille, le grès, la pierre calcaire, l’argile bleue. L’industrie manufacturière y est très-importante. On connaît les produits des nombreuses fabriques do Birmingham et de Coventry.


WARWICK, ville des États-Unis (Rhode-Island), à 16 kilom. S. de Providence ; 7,000 hab.


WARWICK, ville des États-Unis, dans l’État et à 90 kilom. N.-O. de New-York ; 6,000 hab. Usines à fer.


WARWICK, nom qui a été porté successivement par plusieurs personnages qui n’appartenaient pas à la même famille et à. qui le comté de Warwick avait été transmis par alliance. Le premier dont l’histoire fasse mention est Henri de Newburgh, Hls de Roger de Bellomont, comte de M< : ilent, en Normandie ; il était parent de Guillaume le Conquérant, qu’il suivit en Angleterre et qui récompensa ses services en lui donnant le titre de comte do Warwick. Il mourut en 1123, et le titre demeura dans sa famille jusqu’à la mort de Thoinasde Newburgh (1242), qui ne laissa d’autre héritier que sa sœur Marguerite. Celle-ci se maria deux fois, et ses deux époux portèrent successivement le titre de comte de Warwick ; mais comme elle mourut sans enfants en 1203, il passa à son cousin William Mauduit ou Malduit (en latin Maledoctus), qui mourut aussi sans héritier diroct (1267). Il eut pour successeur son neveu, William de Beauchamp, baron d’Klmley, dont les descendants continuèrent la série des comtes de Warwick, jusqu’à la mort de la comtesse Anne (1449), qui ne laissa pas d’enfants. Le fils du comte de Salisbury, Richard Nevil, qui avait épousé une tante de la comtesse Anne, fut alors créé comte de Warwick. Il fut tué en 1471, à la bataille de Bainet, et son titre passa à son gendre, George Plantogenet, duc de Clarence, frère du roi Édouard VI. Clarence fut mis à mort en 1478, laissant un fils, qui porta le titre de comte de Warwick jusqu’au jour où il fut décapité par l’ordre de Henri VII, qui voyait en lui un compétiteur à la couronne (1499). Il n’y eut plus de comtes de Warwick jusqu’en 1547, époque où Édouard VI releva ce titre en faveur de John Dudley, descendant de Richard Beauchamp, douzième comte de ce nom. Dudley fut décapité en 1553 ; mais son second fils, Ambroise, fut créé comte de Warwick par la reine Elisabeth en 1562. Il mourut sans héritiers en 1589, et le titre ne fut plus porté jusqu’en 1818, époque où Jacques lKt le conféra à Robert Rich, dont les descendants le conservèrent jusqu’à la mort d’Édouard Rich, comte de Warwick et de Holland (1759), qui ne laissa pas d enfants, mâles. Le titre passa alors à Francis Greville, comte Brooke, qui descendait par les femmes des anciens Beauchamp. Le : s titres de comte Brooke et de comte de Warwick sont demeurés jusqu’à ce jour dans celle làmillo, et, contrairement à l’usage, c’est le dernier qui est le plus comluuuéuient usité, bien que le premier ait été conféré antérieurement. — Le comte actuel de Warwick, George-Guy Gkuvillk, né eu 1818, -u succédé, en 1853, a son père dans les dignités ot les biens de la maison. 11 réside à Warwick-Castle, antique manoir qui était jadis une forteresse imprenable. Nous consacrerons ci-dessous des articles particuliers à ceux des cbmies de Warwick qui ont joué un. rôle dans l’histoire de leur patrie.

WARWICK (Richard de Beauchamp, comte de). Il succéda, en 1401, à son père, Thomas, onzième comte de la famille de Beauchamp, et fut créé en 1417 comte d’Aumerle. Favori du roi d’Angleterre Henri V et précepteur de Henri VI, il fit la guerre en France, fut chargé de diverses missions et dirigea le procès de Jeanne Darc. Il se couvrit d’infamie par ses violences et son iniquité envers l’héroïne française, et montra la joie la plus indécente lorsqu’on la conduisit au supplice. En 1437, il fut nommé régent de France, à la place du duc d’York, tenta quelques efforts pour se défendre contre les vaillants capitaines de Charles VII et mourut à Rouen en 1439.

WABWICK (Henri de Beauchamp, comte, puis duc du), fils du précédent, mort en 1445. Deux ans après la mort de son père, il fut privé de ses biens par le roi Henri VI ; mais, en 1444, ce prince, pour réparer son injustice, le créa premier comte d’Angleterre et, peu après, duc de Warwick. L’année suivante, il le lit roi des îles de Wight, de Jersey et de Guernesey, et le couronna de sa propre main. Mais Beauchamp ne jouit pas longtemps de ces honneurs extraordinaires, cur il mourut quelques semaines plus tard, ne laissant qu’une fille d’un an, qui ne lui survécut que cinq ans.

WAHWICK (Richard Nevil, comte de), Io plus célèbre de ceux jjui ont porté ce nom et surnommé le Faiseur de roi*. Il était beau-frère du précédent, hérita du titre de comte de Warwick en 1449, donna sa sceur en mariage à Richard d’York, qu’il poussa bientôt à revendiquer le trône d Angleterre, gagna sur Henri VI la bataille de Saint-Albans (145.5), au début de la guerre des Deux-Roses, et reçut en récompense le gouvernement de Calais, qui le rendait maître de la mer. En 1460, il battit encore les Lancastriens à Northumpton et, quand le duc d’York eut été tué à Wakefield, perdit, par la trahison de quelques seigneurs, une bataille contre la reine Marguerite d’Anjou, mais parvint cependant à l’empêcher d entrer à Londres et fit proclamer roi, sous le nom d’Édouard IV, le fils du duc d’York (UGl). Peu après, il remporta sur le parti de Luncastre la sanglante victoire de Ttiwnton, puis celle d’Exham, qui contraignit Marguerite à s’enfuir de nouveau en Franco, " pendant que le roi son époux était remis à la Tour de Londres par les vainqueurs. Warwick eut alors le plus grand pouvoir sous le nouveau roi, et ce fut lui qui lui conseilla de rechercher l’alliance de Louis XI en lui demandant la main de sa belle-sœur, Bonne de Savoie. Chargé lui-même de cette négociation, il eut la mortification de voir Édouard contracter un autre mariage avant qu’elle fût achevée, agita le royaume par des intrigues et des séditions contre la reine, recouvra son autorité sur le roi, qu’il retint dans une sorte de captivité, mais dut céder k l’influence de Charles le Téméraire et, après avoir excité de nouvelles révoltes, fut forcé de fuir en France, sans pouvoir même rentrer en possession de son gouvernement de Calais. À l’instigation de Louis XI, il se ligua avec la reine Marguerite el résolut de rendre la couronne à la maison de Lancastre, dont la ruine avait été son propre ouvrage. Il partit du Havre a la tête d’une Hotte, débarqua en Angleterre, rassembla autour de lui tous les partisans de la Rose rouge et contraignit Édouard à fuir en Hollande. Il tira ensuite le roi Henri de la Tour, le rétablit sur le trône et se lit nommer gouverneur du royaume. Huit mois après, Édouard reparut en Angleterre, marcha sur Londres, s’en empara sans coup férir et détruisit dans les plaines de Baruet l’armée du comte de Warwick, qui fut tué pendant le combat (1471). Sa mort entraîna la ruine des Lancastre.

Warwick (lu comte du), tragédie, par Laharpe ; représentée le 7 novembre 1703. L’histoire d’Angleterre nous apprend que les sanglantes et longues querelles des ïork et des Lancastre se terminèrent par l’avénement d’Édouard IV, prince sur la tête duquel se coufoudaient les prétentions des deux maisons rivales. Édouard IV dut réellement la couronne au comte de Warwick. La politique lui conseillant une alliance avec le roi de France, il envoya Warwick auprès de Louis XI demander en mariage Bonne de Savoie, sceur de la reine. Pendant la négociation, le prince anglais tomba amoureux d’une jeune veuve, Elisabeth Wideville, et l’épousa. A sou retour, Warwick se plaignit du procédé, et d’autant plus justement que toutes les charges de la cour avaient été données aux parents et aux créatures de la reine. Réconcilié avec Marguerite d’Anjou, le faiseur de rois remit pour quelque temps le faible et malheureux Henri VI sur le trône. Enrin, lu bataille de Baruet décida du sort de la couronne, et Warwick fut tué en combattant contre Édouard. Telle est la tradition historique. L’auteur, selon son droit, ne fait que broder sur elle. Il suppose que Warwick aimait Elisabeth, qu’il en était aimé, et qu’elle lui était promisé. Le drame se réduit à, une rivalité entre un jeune roi et Un grand général qui pourrait être son père par l’âge. Rendant que Warwick négocie, sur le continent, un mariage pour son pupille royal, Édouard, à Londres, prépare ses noces avec la maîtresse de son ambassadeur, la jeune Elisabeth. L’ambassadeur, de retour, apprend avec indignation que le prince auquel il vient de chercher une femme est tout prêt à lui ravir la sienne. 11 éclate en reproches, eu menaces, Édouard irrité fait mettre Warwick en prison. Le peuple se soulève, les mutins n’entendent point raison. Marguerite, femme du roi précédent, détrôné par Warwick, fomente ces troubles et s’efforce d’en profiter. Lu généreux Warwick, au sortir de sa prison, sauve Édouard, que va renverser la sédition. Sa

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valeur parvient à contenir les rebelles, et, on ne sait comment, en sauvant Édouard, il périt lui-même sous les coups des partisans de Marguerite,

Warwick fut le coup d’essai d’un iiutenr de vingt-quatre ans. Il obtint une sorte de triomphe. Aujourd’hui cette œuvre, d’ailleurs très-médiocre, est complètement oubliée. Laharpe publia sa tragédie avec une préface, sous forme de lettre k Voltaire, dans laquelle il discutait sur l’art dramatique plus eu maître qu’en disciple.

WAHWICK (Édouard d’York, comte de), né vers 1475, décapité en 1499. Fils du duc de Clarence et d’Isabelle, fille du grand comte de Warwick, il hérita, après la fin tragique de son père (1478), des biens de son aïeul et du titre de comte de Warwick, et son éducation fut très - soignée tant que vécut Édouard IV. Mais l’usurpateur Richard III jugea qu’il était peu prudent de laisser en liberté un neveu dont les droits’ à la couronne étaient supérieurs aux siens et le fit enfermer au château da Sheriffhutton, dans le Yorkshire. Henri VII se montra encore plus cruel envers le jeune prince et le fit transférer à la Tour de Londres, do laquelle il ne devait plus sortir. Pendant sa longue captivité, plusieurs tentatives furent faites pour le rendre à la liberté. La première fut celle du prêtre Simous, qui lit courir le bruit que Warwick s’était échappé de sa prison et essaya de faire passer pour lui un nommé Lambert Simnel. En 1498, on essaya aussi d’enlever Warwick dans la Tour, mais ce projet échoua parce que les conspirateurs ignoraient l’endroit précis où il était enfermé. Enfin, en 1499, Perkin Warbeck, ayant été, lui aussi, emprisonné à la Tour, réussit à communiquer avec Warwick, et ils formèrent ensemble un projet d’évasion, qui fut découvert, et à la suite duquel Perkin Warbeck fut pendu et Warwick décapité, après avoir été condamné a mort par le Parlement, docile aux volontés du despote Henri VII.

WARWICK (Philippe), homme d’État anglais, né à Londres en 1608, mort en 1683. D’abord secrétaire de l’évêque de Londres, "J uxton, qui était en outre lord de la trésorerie, puis greffier du petit sceau, il fut élu eu 1640 membre du Parlement, où il vota avec les royalistes. Pendant la guerre civile, il combattit dans les rangs de l’armée royale, suivit Charles Ier k l’île do Wight et lui servit de secrétaire jusqu’au moment où ce prince tomba au pouvoir des parlementaires. Warwick ne fut point inquiété par Cromwell, qui chercha, mais inutilement, à le gagner. A la Restauration, il reprit ses fonctions de greffier du sceau et son siège au Parlement et devint, en outre, secrétaire de la trésorerie sous le ministère de Soulhainpton ; mais, après la mort de ce dernier, il se démit de ses fonctions administratives et ne conserva que son siège au Parlement. Il a laissé un fruité sur te gouvernement (Londres, 1094) et d’intéressants Mémoires (Londres, 1701) qui ont été traduits en français et insérés par M. Guizot dans sa collection.

WARWICK (Jean Dudley, comte dis). V. Dudley.

WABWXCKITE s. f. (ouar-oui-ki-te — de Warwick, nom de lieu). Miner. Nom donné par Phillipps à un oxyde de manganèse hydraté naturel, qu’on a d’abord trouvé à Warwick, dans le comté d’Orange, aux États-Unis. Il On l’appelle aussi Wahvicitu.

— Encycl. La warwickite a été décrite pour la première fois par le professeur Shepurt en 1838. Toutefois, le chimiste avait confondu, dans ses descriptions, deux substances distinctes, savoir : le minéral proprement dit, en petits cristaux minces, et une variété impure qui, tout en possédant la même forme cristallographique, ne contient qu’une petite |iortion de la vraie warwickite.

Un des cristaux examinés par le professeur Shepart avait om,05 de longueur sur om,01 d’épaisseur, mais il n’offrait pas l’éclat métallique qui caractérise les surfaces de clivage des petits cristaux.

Le résultat de ses analyses est si différent de ce que M. Lawrence Smith a trouvé dans la variété pure ou dans la variété impure, qu’il est inutile de les citer.

Plus tard, le professeur S. Hunt crut devoir nommer encéladite les cristaux impurs qu’il avait analysés. Son analyse accusait une perte d’environ 15 0/0, qu’il attribua à un accident survenu au cours de l’opération, et, comme il ne lui restait plus d’autre matière, il lui fut impossible de contrôler ses résultats qui, dè*s lors, demeurèrent sans valeur.

Un nouvel examen montra bientôt que jusque-là on n’avait pas opéré sur le minéral pur.

Eu choisissant les meilleurs échantillons de la roche qui renferme les petits cristaux et en ne soumettant à l’analyse que de très-petits fragments de ces cristaux, triés avec le plus grand soin à ta loupe, on trouva que la warwickite pure contenait plu1 ; de 20 0/0 d’acide borique et était essentiellement un borotitanaie de magnésie et ou fer.

Depuis cette découverte, M. Lawrence Smith s’est procuré un certain nombre de fragments de la roche contenant les petits cristaux, et il est parvenu àensèparer pour

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l’analyse une quantité suffisamment pure, quoiqu’il soit a peu près impossible d’enlever les dernières traces des cristaux microscopiques do spinelle qui pénètrent la warwickite.

La warwickite a une densité de 3,351 (Brush et Smith), ou de 2,355 (Humour).

Elle possède un clivage facile suivant la longueur du prisme.

L’éclat des surfaces de-clivage est métalloïde et caractéristique ; leur couleur est d’un brun foncé.

À l’analyse, cette substance a donné : acide borique, 87,80 ; acide titanique, 23, S2 ; magnésie, 36,80 ; oxyde de fer, 7,02 ; silice, 1,00 ; alumine, 2,21.

La silice et l’alumine sont des impuretés ; l’alumine provient du spinelle, qu’il est impossible de séparer ; l’acide titanique contenuit encore une petite quantité d’oxyde de fer.

La composition qui résulte de l’analyse ci-dessus, confirmée par d’autres analyses partielles, paraît conduire aux rapports

3BÎ03, 3TiOî, flMg"0, Fe"0.

La formule exacte qui exprime la composition de la warwickite n’est pas facile à donner, attendu quo les chimistes ne savent Tien sur les composés qui renferment à la fois de l’acide borique et do l’acide titanique, L’expression la plus vraisemblable minéralogiquement et en dehors do toute idée de formule rationnelle est

(Mg"0)5(B208)9 + (Mg"0, Fe"0)(TiO !jî.

C’est, jusqu’à ce jour, le seul borotitanate connu dans la nature. Dans la localité où on le trouve, on rencontre un fer titane contenant environ 15 0/0 de magnésie et qui paraît répondre n la formule

Mg"0, Ti02 + Fe"0, TiO*. WASA, ville de la Russie d’Europe (Finlande), ch.-i. du gouvernement de son nom, sur le golfe de Botnie, uvee un port obstrué d’Ilots et de bas-fonds, à 900 kilom. N.-O. de Saint-Pétersbourg ; 5,000 hab. Rues larges et droites ; plusieurs places, dont la belle place Gustave ; un château en ruine, des chantiers de construction. Commerce important, principalement en goudron, en poix et en seigle. Fondée en 1605 par le roi Charles IX, qui lui donna le nom du château berceau de sa famille. Cédée en 1809, avec le restû de la Finlande, à la Russie.

WASA (gouvernement de), division administrative de la Russie d’Europe (Finlande), entre les gouvernements d’Uieaborg au N., de Kuopio à l’E., ceux de Sankt-Michel, de Tawastehus et d’Abo au S.-, et le golfe de Botnie à l’O. ; 291,495 hab. Ch.-L, . Wasa ou Niculaïstadt. Sa surface est traversée, dans sa partie centrale, par une chaîne de montagnes peu élevées, d’où descendent les rivières qui l’arrosent, telles que la Kala, la Lapjoki, la Kavleby, la Lnmpi, la Storkyvojoki, la Visiljaki, etc., lesquelles vont se jeter dans le golfe de Botnie. Le reste du pays est plat. Il y a un grand nombre de lacs dans la partie orientale. Le sol y est en général assez fertile, mais la rigueur du climat empêche les habitants do jouir de cet avantage. Ils s’adonnent particulièrement à l’exploitation des forêts, à l’éducation du bétail, à la chasse et à la pêche.

WASA, nom d’une célèbre dynastie suédoise qui tirait son nom d’un château situé près de Stockholm et qui a fourni à la Suède sept souverains. Elle a pour tige Gustave Wasa, qui délivra son pays de la domination du Danemark (1523). V. Gustavu, Eric, Sl G18MONB.

Wasa (ordre de). En montant sur le trône de Suède en 1772, Gustave III institua l’ordre do Wasa, du nom de son aïeul Gustave Wasa. Ce mot de Wasa signifie en suédois une gerbe, et la famille royale portait en effet une gerbe dans ses armoiries. Gustave III destina cet ordre à récompenser les artistes, les agriculteurs, les commerçants et les manufacturiers. Le roi seul est grand maître, mais il ne peut abolir l’ordre. Il nomme les membres après avoir, le jour de sou couronnement, juré d’observer les statuts existants. Si un roi, à son avènement, n’a pas.l’ordre de Wasa, il le reçoit de l’archevêque d’Upsal. Il existe trois classes : les grands-croix au nouibre.de six, les commandeurs au nombre de huit et cinquante chevaliers. On peut être de la première classe sans avoir été de la troisième. Les insignes de l’ordre sont un médaillon ovale d’or, éinaillè de rouge, chargé au centre d’une gerbe d’or, liée par un ruban d’or dont les nœuds font l’ause des deux côtés de la gerbe. Autour est cette inscription en langue suédoise : Gustaf den ireaie instiktare A1ÛCCLXXII (Gustave III a institué cet ordre eu 1772). La décoration, suspendue k un ruban vert, est portée par les grandscroix et les commandeurs en échurpe du droite à gauche. Les premiers ont une plaque sur le côté gauche da l’habitC Les uhovalierS’Ont la décoration suspendue au cou. Aux grands jours de fête, les membres de l’ordre ont un costume particulier et portent les insignes k un collier. Lorsqu’un chevalier meurt, les héritiers doivent rendre les insignes au trésorier de l’ordre.

WASEL-BEN-ATHA (Abou-Hodaïfa), surnommé Guul, .sectaire musulman, uè.ù