Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 15, part. 4, Vl-Zz.djvu/333

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ZÊLA.

femmes sont passionnés pour les vêtements européens, Leur nourriture consiste habituellement en poissons et en patates douces ; ils mangent aussi la racine des fougères qui couvrent le pays ; c’est une nourriture peu coûteuse, mais aussi peu (substantielle. Il faut ajouter k ces moyens d’alimentation les cochons, les choux, les pommes de terre, qu’ils doivent aux Européens. Mais, plus qu’aucun peuple polynésien, les Néo-Zélanaais se livrent à l’horrible usage de manger leurs prisonniers après le combat, et ils paraissent y attacher une idée religieuse, puisque les chefs vaincus semblent regarder comme un honneur d’être dévorés pur leurs vainqueurs. Ceux des prisonniers qui survivent, quand on s’est rassasié de cette singulière pâture, deviennent esclaves ; mais il y a, en outre, parmi le peuple, certains individus qui ne semblent pas jouir de toute leur liberté. Malgré leur penchant irrésistible k l’anthropophagie, les Néo-Zélundais ne sont point étrangers aux sentiments affectueux ; ils chérissent tendrement leurs femmes et leurs enfants, il est fort probable quo l’anthropophagie doit son origine à quelque rit

superstitieux, et qu’elle a été entretenue par la fureur que ces sauvages apportent dans leurs guerres et dans leurs rancunes personnelles, Leurs croyances religieuses sont encore assez peu connues. Atoua, chez eux, comme dans plusieurs Iles plus septentrionales de l’Océanie, représente une divinité supérieure, mal déiinie, au-dessous de laquelle se rangent, dans une sorte de hiérarchie, des dieux secondaires et des esprits. Atoua revêt toutes les formes, mais surtout celle du lézard, et il signale sa présence par un sifflement sourd et léger, qui n’est perceptible que pour le prêtre ou tahounga. Celui-ci cahue les vents, prévient les orages et surveille la stricte observance du tabou, pratique superstitieuse familière à. la plupart des peuplades océaniennes, et dont les moindres détails sont connus par nombre de relations et récits. Les Zélandais admettent une sorte d’âme, un esprit, waidoua, distinct du e*>rps, et, par une singulière analogie avec des croyances jadis familières k des races de l’Europe, ils prétendent que dans les demeures célestes les esprils passent le temps en combats et en festins. Ils ne connaissent, k part quelques rhythmes religieux, que des danses et des chants de guerre ; ils préludent à leurs combats par des cris et des contorsions qui surexcitent leur fureur. Leurs instruments de musique consistent en une trompe marine et en diverses sortes de flûtes percées d’un petit nombre de trous ; ils en tirent, en y soufflant avec les narines, des sous sourds et discordants. Cependant leur langue, dont quelques missionnaires anglais ont fait une étude assez approfondie, no manque pas d’harmonie, et elle semble féconde en ressources oratoires, k en juger par les vives impressions que le3 harangues do chefs font passer dans les esprits et sur les visages des guerriers qui les entourent. On sait que le salut des Zélandais consiste, comme chez les autres Polynésiens, dans le frottement des nez. La polygamie règne dans ces îles ; l’adultère est sévèrement puni, et par une contradiction étrange, les Ailes ont la liberté de se prostituer a qui bon leur semble jusqu’au moment du mariage.

On sait peu de chose sur le gouvernement des habitants de la Nouvelle-Zélande. On n’y rencontre point de souverain ayant une domination étendue ; ce pays est divisé en nombreuses tribus, indépendantes l’une de l’autre et ayant chacune leur chef. Ce chef, loin d’être absolu, ne parait avoir d’autre autorité que celle que lui donne l’opinion ; il ne peut, dans aucun cas, forcer un homme libre k agir contre sa volonté. Chaque uibu représente donc une sorte de petite république, se fédérant parfois avec d’autres et obéissant alors k un seul chef pour faire la guerre. Si ces divisions infinies des tribus assurent leur indépendance, elles les empêchent de se civiliser, en entretenant des rivalités et des guerres continuelles-, on peut même dire que les Néo-Zélandais sont entre eux dans un état permanent d’hostilité. Chaque tribu a son ou ilèpâ, placé dans une île ou dans un lieu de difticile accès, entouré de fossés, garni de palissades et renfermant deux rangées de maisons très-basses, à toits arrondis, ayant un petit péristyle et une porte si basse qu’il faut se mettre à plat ventre pour pénétrer dans 1 intérieur. Avant l’arrivée des Européens, les habitants de chaque Pà bravaient leurs ennemis dans ces réduits inexpugnables ; niais depuis qu’ils ont appris à faire usage des armes à feu que leur fournissent les baleiniers anglais, ces citadelles ne présentent plus la même résistance ; et comme les fusils sont inégalement répartis, il eu résulte que certaines tribus plus favorisées exterminent les autres.

La Nouvelle-Zélande fut découverte par Tasmati en 1G42 ; le 13 décembre, ce célèbre navigateur aperçut pour la première fois le3 montagnes de Tavaï-Pounamou. Ses etforts pour gagner la couiiance des insulaires furent inutiles ; quatre hommes de ses équipages furent tués et il dut s’abstenir de descendre à terre. Cent ans s’écoulèrent depuis la découverte de Tasman, sans qu’on connût de ces terres autre chose que leur existence, il était réservé à Cook et à ses savants compagnons, Banks et Soiander, de faire

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connaître la forme at l’étendue de cetto contrée, sus productions, les mœurs et les coutumes de ses habitants. Après Cook, plusieurs navigateurs visitèrent la Nouvelle-Zélande ; nous citerons Surville, Marion, Vancouver, d’Entrecasteaux ; plus récemment Dillon, Freycinet, Duperré et entiu Dumontd’Urvilla. C’est surtout k la relation de ce dernier que nous avons emprunté la plupart des détails renfermés dans cette courte notice.

La situation de la Nouvelle-Zélande dans le voisinage de la puissante colonie anglaise de l’Australie, les richesses végétales et minérales de cet archipel et surtout l’activité commerciale de la race anglo-saxonne ont fatalement contribué k faire de la Nouvelle-Zélande une colonie anglaise. Dès le commencement du siècle actuel, quelques naturels de ces îles tirent le voyage île Port-Jackson ; un des chefs néo-zélandais se rendit même en Europe ; de lk quelques relations d’affaires s’établirent entre les Néo-Zélandais et les colons australiens. Bientôt des missionnaires anglais pénétrèrent dans l’intérieur de la Nouvelle-Zélande ; mais, pendant plusieurs années, leurs efforts ne furent couronnés d’aucun succès. Les indigènes ne portaient qu’une faible attention aux exhortations des ministres chrétiens et ne témoignaient d’autre désir que de se procurer des fusils et des balles pour exterminer leurs ennemis. Cependant, par suite des relations plus fréquentes avec les Européens, cet état de choses se modifia peu k peu et une partie des indigènes finit par adopter les habitudes delà vie civilisée. En 1835, une colonie française y fonda un établissement qui, peu soutenu parla métropole, réussit médiocrement.

Jusqu’en 1840, les baleiniers, les commerçants, des aventuriers de la Nouvelle-Galles du Sud et des missionnaires de l’Église d’Angleterre, dans ces lies, furent les seuls Européens qui y résidèrent. À cette époque, la compagnie de la Nouvelle-Zélande, dirigée par les frères Wakelield et leurs amis, y envoya des colons qui formèrent des établissements à ’Wellington, New-Plymouth ou Taranaki et Nelson, sur les côtes opposées du détroit de Cook. Cela détermina le gouvernement britannique ; quoique avec quelque hésitation, a occuper la Nouvelle-Zélande (1342), qui est devenue depuis cette époque une de ses plus belles colonies. Auckland fut fondée la même année par le gouverneur Hobson ; au sud et dans l’intérieur de l’Ile, Otago s’éleva en 1848 et Canterbury en 1851. Ces deux provinces ont bientôt surpassé toutes les autres en richesses matérielles, par l’accroissement de la population et la prospérité sociale. Westlaud, Murlborough et Hawkés Bay sont des provinces de formation plus récente encore, et Southlaiid, qui pendant un temps assez court a été indépendant, fait maintenant partie d’Otugo.

Chacune des neuf provinces dont se compose la colonie est administrée, sous le Contrôle du gouvernement général anglais, par un intendant choisi par elle et par un conseil provincial. En outre, elle envoie des députés à la chambre législative qui siège k Auckland, capitale de la colonie, située dans l’île septentrionale. Les villes principales sont Wellington, Otago, Canterliury, Nelson, Westlaud, etc. Grâce à Sa supériorité sur presque tout autre pays au point de vun de l’agriculture et de l’élevage des bestiaux, cette colonie s’est développée d’une façon véritablement extraordinaire. La population européenne, qui n’était que de 100,000 habitauts en 1861, s’élevait k la fin de l’année 1874 k 347,8tt0, grâce au flot d’émigrnuts qui s’y rendent. D’après des documents officiels publiés eu 1875, k Londres, le pays a 264,000 acres en culture ; le blé y produit "n moyenne le double de ce qu’il donne en Amérique et en Australie. Plus d’un million d’acres est cultivé en prairies artificielles ; il y a près de 12 millions de moutons et un dennmillion de tètes de gros bétail. Le produit annuel de la laine s’élève k plus de 2,700,000 et l’or à plus de 2,000,000 de livres sterling. Eu totalité, les exportations de la Nouvelle-Zélande se inonteutk G,500,000 de livres sterling et les importations ordinaires k 5,500,000. Partout dans la Nouvelle-Zélande il y a des écoles pour l’éducation des enfants, des banques d’assurances sur la vie et les propriétés, et des bureaux de poste. La taxe des lettres est de 2 pence (0 fr. 20) dans toute l’étendue du territoire, et de 1 penny (0 fr. 10) dans l’intérieur de chaque ville ; les lettres sont distribuées une ou deux fois par jour. Les ligues télégraphiques s’étendent sur les deux îles et les payements d’argent peuvent se faire immèuiatetiient par ordres télégraphiques. Enfin une ligue sousmarme qui, par l’Australie, met la Nouvelle-Zélande eu rapport avec l’Angleterre, a été inaugurée le 20 février 1876.

ZÉLATEUR, TRICE s. {zé-la-teur, tri-se

— rud, zèle). Personne qui montre un zèle ardent : Un zélatuou de la gloire de Dieu. Les zélateurs du bien public. Ces Beccaria, ces Uenooesi, ces Veri, ces Filangieri sont d’ingénieux zélatkuhs d’idées étrangères, (Vilium.) Zélateur de la gloire de su patrie et du bien de l’humanité, de Urosses procédait, dans ses plans généreux, de la libre impulsion de tiacon. (fetc-Bauve.)

ZÉLA.

— Hist. hébr. Zélateur ou Sicaire, Membre d’une secte juive de Jérusalem, sous l’empereur Titus.

— Hist. ecclés. Zélatrice, Religieuse qui, dans quelques couvents, était chargée de la correspondance et des dépenses.

— Encyct. Hist. hébr. La secte des zêlaleurs était k la fois religieuse et politique ; en religion elle demandait le retour à la stricte observation des lois de Moïse ; en politique, s’appuyant sur les passions populaires, les haines soulevées contre les deux classes gouvernantes, les pharisiens et les sadducéens, elle prêchait la révolution sociale. Sa plus grande période d’activité coïncide avec les commencements de l’ère chrétienne et la recrudescence du fanatisme religieux, soulevé par la domination romaine. Mais le parti des zélateurs était bien plus ancien ; c’est lui qui avait provoqué la séparation des royaumes de Juda et de Samarie, la guerre d’Assyrie et plus récemment la résistance à la monarchie gréco-syrienne.

Tandis que les pharisiens et les sadducéens, classes riches et éclairées, s’accommodaient assez de la domination romaine, peu lourde à la vérité, et qui respectait les mœurs, les lois, la nationalité des vaincus, les zélateurs, sous la conduite de Juda de Galilée et de Sadok, leurs chefs d’alors, profitèrent du recensement ordonné par Sulpicius Quirinus, le proconsul de Syrie, pour montrer que le roi de Judée n’avait qu’une autorité illusoire, qu’il n’était que le jouet des Romains, et, prenant pour texte les inscriptions de la loi mosaïque, qui défend de reconnaître un autre souverain que Dieu, prêchèrent la résistance k l’oppression. Une révolte, soulevée par eux, dont)es historiens n’ont point parlé et que mentionnent seuls les Actes des apôtres, n’eut aucun succès.

En ce moment (an 54 de notre ère, époque de l’avènement de Néron), le désordre était k son comble en Judée ; un cataclysme était imminent. « Des bandes de brigands, dit M. Munck, infestaient le pays ; des fourbes de toute espèce, des magiciens, des faux prophètes, des faux messies séduisaient le peuple et excitaient des troubles continuels. Des assassins, armés de poignards (sica) cachés sous leurs vêtements, se mêlaient k la foule et commettaient des meurtres jusque dans le temple, sans qu’on sût d’où partaient les coups ; on les appelait sicaires ; Félix, le gouverneur romain, s’empara par ri^e d’Eléazar, fils de Dinée, chef d’une bande de brigands, et l’envoya enchaîné à Rome. Plusieurs faux prophètes fuient mis a mort. Un de ces imposteurs, juif égyptien, rassembla en Judée une grande multitude de peuple qu’il engagea k le suivre sur la montagne des Oliviers, du haut de laquelle, disait-il, on verrait s’écrouler k sa parole les murailles de Jérusalem, après quoi il pénétrerait dans la capitale et en expulseraitlesRumains. Dans le combat que Félix lui livra, la plupart de ses partisans furent tués ou faits prisonniers ; mais l’imposteur s’échappa et on ne putle retrouver. Quelque temps après, l’apôtre Paul ayant été arrêté dans un tumulte, k Jérusalem, le capitaine de la garde le prit un moment pour le prophète égyptien. »

Trois gouverneurs s’épuisèrent à ramener la Judée k une situation plus calme : Félix, affranchi de Néron et frère du fameux Pallas immortalisé par Tacite, homme incapable d’ailleurs ; Festus, qui sévit contre les fanatiques, les faux messies, et ne parvint qu’a augmenter l’irritation générale ; Albinus, homme rapaee, qui ne songeait qu’à s’enrichir et laissa les factions s’eutre-déchirer. De guerre lasse, les Romains laissèrent les zélateurs, qui avaient organisé une sorte de gouvernement occulte, dominer les autres partis. Eléazar, fils de Simon, leur chef, gouverna véritablement la ville, décrétant le pillage, la proscription ou la mort des chefs et des partisans de la faction adverse.

Quels qu’aient été les excès dans lesquels les entraîna leur fougueux patriotisme, les zélateurs ne méritèrent pas les maL-uictions accumulées sur eux par des historiens exclusifs. Mattre de Jérusalem, ce parti, composé en grande partie de la plèbe juive, accusa les hautes classes et les fonctionnaires publics, non sans raison peut-être, de pactiser avec les Romains, et en sacrifia un certain nombre k ses soupçons meurtriers. Par les mêmes motifs, il écarta des dignités sacerdotales les grandes familles qui eu étaient en possession et en disposa en faveur d’hommes nouveaux. Le grand-prêtre Ananias ayant armé contre les zélateurs une partie de la population, ils furent contraints de faire du temple une citadelle et d’appeler les Iduméeus k leur secours. Des scènes de carnage ensanglantèrent la ville, et l’aristocratie fut de nouveau décimée. Redevenus maîtres du pouvoir, ils se divisèrent alors en trois factions, qui se déchirèrent eu de sanglants combats, Ce qui précipita la ruine de Jérusalem (an 71 de notre ère). Ils montrèrent du moins par leur résistance héroïque que, si l’esprit de discipline et d’organisation leur manqua, comme k toutes les multitudes déchaînées, ils avaient du moins le courage de mourir pour leur patrie et pour leur foi. La plupart furent massacrés pendant le siège ou après la prise de la ville. Vaincus définitivement, les survivants ne désespéré ZÈLE

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rent pourtant pas encore, et e«s fut sous leur direction que s’organisèrent toutes les révoltes subséquentes.

On a porté sur les zélateurs des jugements contradictoires. Il est certain qu’ils comptaient parmi eux bon nombre de gens sans aveu, dont la résistance aux Romains était le prétexte et le pillage la grande affaire. Mais les chefs du parti avaient des visées plus hautes et aspiraient k une rénovation ; le centre d’action qu’ils créèrent en Judée n’a d’égal que chez nous, dans la Révolution de 89 ; les gens sans aveu qui s’y mêlèrent n’empêchèrent point ses principes de triompher. Le mouvement juif avorta devant la puissance romaine et l’une des plus formidables exterminations de peuples que l’histoire ait enregistrées ; il se continua néanmoins, sous une autre forme, par le christianisme.

ZELAYA, ville du Mexique, dans l’État et k 62 kilom. S.-E. de Guamixuato, sur le Rio-Grande de Santiago ; 4,700 hab. Collège, commerce actif en sucre, vins et huile. Un y voit une des plus belles églises du Mexique.

ZELCOVA s. m, (zèt-ko-va). Bot. Section des plunères, genre d’arbres.

ZÈLE s. m. (zè-le — lat, zelus, mot provenu du grec zélos, - envie ardente, ardeur, qui se rattache au verbe seà, bouillir, être bouillant, bouillonner, d’où aussi le grec zesma, sema, décoction, zèsis, ébullitiou. Le grec zeà répond k la racine sanscrite yas, yasyami, yasumi, s’appliquer, travailler k, U’ou le sanscrit nizâgas, faire transpirer, prasyaslas, s’enfuir, s’épancher, se répandre en bouillant). Grande activité inspirée par une affection vive : Un zèle ardent. Unzaus déuorant. Être plein de zèle. Montrer du zèle pour la foi., pour lu salut des âmes, pour le bien public. Le zèle religieux n’est souvent qu’un emportement déguisé. (Sully.) Le zèle gratuit d’un bon citoyen doit aller jusqu’à négliger pour sa patrie le suin de sa réputation. (D’Ablanc.) Le véritable zèle du bien publie ne cherche qu’à se rendre utile. (Mass.) À Home, on préconise la SaintHurthelemy comme une œuvre de zèle et de religion. (Le (Jourayer.) Le zèle eut i’actioité dans l’intention et lu volonté. (il’"o iionmarson.) Les hommes ne funt aucc-zÊLE que ce qu’ils font ou croient faire avec liberté. (Guizut.)

Le iéle n’est pas tout, il faut de la prudence.

Okesset.

— Grande foi religieuse, duutiuu ardente : Il ne faut (as confond) e lu ferveur d’une pieté ruttonnuble avec les excès d’un zèle indiscret, (buss,).

Dans tous les lieux dévots elle (taie un grand sdr. Mais elle met du blanc et veui jmruUre belle.

Molilrb.

Faire du zèle, Montrer un onipreasement outré ou intempestif.

— Écrit, sainte. Zèle de la maison du Seigneur, Ardeur extrême dans le survice de Dieu : Le zèle de la maison nu seigneuk le dévore.

— Hist. hébr. Jugement de zèle, Supplice de la lapidation, infligé, d’après la loi de Moïse, k un grand nombre de ci unes.

— Entom. Genre d’insectes hyménoptères térébrantSi de la famille des iehueuinoiuens, tribu des braooivides.

— Syn, Zclo, ompreMeuieut, V, EMPRESSEMENT.

— Encycl. Théol. Le zèle résulte de toutes les convictions fortes, dans quelque sens qu’elles se manifestent. Il y a un zèle politique comme un zèle religieux. Il y a du zèle dans l’amour actif d’un père pour sou fils, d’un fils pour son pero, d’un amant pour sa maîtresse, d’un auteur pour les idées qu’il défend dans ses livres. Mais ces différents zèles changent de nom suivant la matière sur laquelle ils s’exercent et ou a spécialement réservé le titre de zèle aux effets ardents des croyances religieuses. Hors des limites de la modération qui convient k toute chose, le zèle religieux se change eu fanatisme (v. ce mot). Dans ce cas, il est aveugle, persécuteur, un véritable tleau auquel on doit l’inquisition et une foule de maux quo les institutions politiques onu, û souvent réprimer. Le zèle a cté commun k tous les cultes. Le paganisme dégénère avait encore des adeptes Zélés lors ne la prédication de l’Évangile : Umnisqui interfictet vos putnbit se obsequium prmsture Deo, uil suint Jeau, « Quiconque vous tuera croira servir lea intérêts de son Dieu. ■ Les premiers chrétiens avaient un zèle excessif, auquel ils durent une bonne part de leur action sur le monde païen. Voici comme eu parie l’empereur Julien au IV* siècle : « Les Gulneeiis, chrétiens, ont souffert sous mou prédécesseur l’exil et les prisons ; on a massacré réciproquement ceux qui s’appellent tour k

tour hérétiques. J’ai rappelé leurs exilés, élargi leurs prisonniersjj’ai rendu leurs biens aux proscrits ; je les ai forcés de vivre en paix ; mais telle est la fureur inquiète des Galiléous, qu’ils se plaignent de ne pouvoir plus se dévorer les uns les autres. »

■ Ce portrait ne parait point outré, dit Voltaire, si l’on fait seulement attention aux calomnies atroces dont les chrétiens se noircissaient réciproquement. Pur exemple, saint Augustin accuse las manichéens de contrain-