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dans cette action que les éthers de l’alcool tertiaire ; on les obtient en fixant les hydracides sur l’isopropyléthylène (v. amylknb) ; mats si on veut repasser des éthers à l’alcool, c’est l’alcool tertiaire qui se produit.

Le chlorure, le bromure et l’iodure tertiaires s’obtiennent par l’action des hydracides sur le méthyl-isopropylcarbinol. On a du reste constaté que le bromure de l’alcool de fermentation se transforme, quand on le maintient à la température de 230", en bromure tertiaire.

L’oxyde d’amyle, ou éther amylamylique, ou amylate d’amyle (C&HU^O, se produit dans la dis-tillation de l’alcool amylique avec l’acide sulfurique. Williamson l’a obtenu par sa méthode générale de préparation des éthers mixtes, en faisant agir l’iodure d’amyle sur l’alcool amyliquesodé ; Wurtz l’a obtenu dans l’action de l’oxyde d’argent sur l’iodure d’amyle. C’est un liquide incolore, d’une odeur éthérée agréable. Il bout à 176" et ne se dissout pas dans l’eau.

Le sulfure d’amyle, (CoHU)SS, s’obtient en chauffant en vase clos du sulfure de potassium et du chlorure d’amyle ; c’est un liquide huileux ayant l’odeur et le goût d’oignon et bouillant à 2160.

Le sulfhydrate de sulfure d’amyle ou sulfure double d’amyle et d’hydrogène, C&HU.SH, s’obtient en chauffant le sulfure double de potassium et d’hydrogène KSH avec le chlorure d’amyle. Ce corps, appelé aussi mercaptan amylique, est un liquide d’odeur nauséabonde, insoluble dans 1 eau, bouillant vers 120*.

Le bisulfure d’amyle, (CSH«)*S2, liquide ayant la couleur de l’ambre et l’odeur de l’ail, bouillant vers 250", a été obtenu par la distillation du bisulfure de potassium mélangé de son volume d’amylsulfate de potassium sec. On recueille ce qui passe entre 240* et 260».

Le tellurure d’amyle, (CSHtiJïTe, se prépare en distillant le tellurure de potassium avec l’amylsulfate de calcium. Cest un liquide rougeâtre, doué d’une odeur pénétrante et désagréable, bouillant vers 200’ avec décomposition partielle ; il se rapproche des composés organe-métalliques et se comporte d’ailleurs comme un corps divalent, car ; il fixe Cl» ; cela confirme la quadrivalence du tellure.

Azotures d’amyle, Syn. d’AMYLAMrNE.

Phosphures damyle ou Amytphosphines, V. phosphine, au tome XII du Grand Dictionnaire.

Arséniures d’amyle ou Arsines. v. arsine.

Antimoniures d’amyle ou Amylstibines. V, stibine, au t. XVI du Grand Dictionnaire.

Stannures d’amyle ou Stannamyles, Les composés amyliques de l’étain sont assez nombreux ; ils ont été décrits par Grimm, mais leur histoire présente encore un peu d’incertitude. On les obtient en faisant réagir l’iodure d’amyle sur l’alliage d’étain et de sodium, et en épuisant par 1 éther le produit de la réaction. La solution éthérée contient, d’après Grimm, le stannamyle (CBHH)sSn, le bistannamyle (CBHU)»Sn», le méthylènestannamyle (C8H1l)*Sn*, le méth-stannamyle (C5Hii)SSii, leméth-stanndiamyle(C»Hll)*Sn, les uns solides, les autres liquides ; tous gras au toucher, insolubles dans t’eau, très solubles dans 1 alcool, non volatils, s’oxydant par l’acide azotique et même par l’évaporation à l’air de la solution.

Le.plus intéressant est le méth-stanndiamyle, liquide de consistance huileuse. Son oxyde est une huile mobile ayant l’odeur du jasmin. Il existe aussi un chlorure huileux et un iodure cristallisé ; les formules de ces corps sont douteuses.

Mercuramyle (C&HH)*Hg. Ce composé or» gano-métallique, étudié par Frankland et Duppa, se forme quand on agite du mercure additionné de deux millièmes de sodium avec de l’iodure d’amyle étendu d’un cinquième d’éther acétique. On sépare à l’aide d’une distillation fractionnée le mercuramyle très fluide transparent, peu odorant, qui ne peut se distiller que dans un courant de vapeur d’eau et ne s’oxyde pas & l’air, mais se combine énergiquement avec le chlore, le brome et l’iode, en formant du meroure-chloramyle C&HHCl.Hg du mercure-bromamyle, ou de mercure-iodarayle, cristallisables et volatilisables.

Plombo - triamyle ou mith - plombamyle, Ph.(C6HH)S. Se forme dans la réaction de l’iodure d’amyle sur le plomb allié au sodium. C’est un liquide huileux, jaunâtre, non volatil, insoluble dans l’eau. On connaît son chlorure et son iodure, qui sont cristallisés, et sou oxyde, liquide visqueux.

Zinc-amyle (C8Hli)*Zn. Ce corps, étudié par Frankland et Duppa, s’obtient en recueillant la fraction qui passe entre 220° et 222° quand on distille le produit formé dans la réaction du mercuramyle et du zinc en poudre chauffés à 130° pendant un ou deux jours. C’est un liquide mobile, s’enflammant, non dans l’air, mais dans l’oxygène pur. L’oxydation lente le transforme successivement en amylate zinc-amylique (CBHHO.ZnCSHU et en amylate de zinc (C&HU0)-Zn.

Acide amyl - sulfureux ou sulfite acide d’amyle C*H".SOa.H. Cet éther acide s’obtient par l’oxydation du sulfhydrate d’amyle en présence de L’acide azotique. On le purifie

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en le faisant passer à l’état de set de plomb cristallisé qu’on dissout et qu’on précipite ensuite par l’acide sulfurique. Le sel d’argent cristallise en très belles tables rhomboïdales.

Acide amylsulfurique ou sulfamylique ou sulfate acide d’amyle OSH*i.SO*.H. Cet éther acide s’obtient en mélangeant lentement poids égaux d’acide sulfurique monohydraté et d’huile de pomme de terre ; le liquide s’échauffe et la réaction s’opère d elle-même ; quand elle est terminée, on précipite l’acide sulfurique en excès par le carbonate de baryum. L’amylsulfate décanté cristallisa par évaporation. L’acide se retire de la solution du sel barytique par addition d’acide sulfurique. C’est un acide assez fort, attaquant le fer et le zinc-, tous ses sels sont solubles ; ils se décomposent assez facilement en sulfate et alcool amylique ; l’acide lui-même se décompose à l’ébullition ou dans le vide en alcool amylique et acide sulfurique.

Asotite d’amyle, nitrite d’amyle ou éther amyl-nitreux CBHUO.AzQ. Découvert par Balard, cet hydrate se forme dans les circonstances qui donnent eu général les éthers nitreux : action directe de l’acide azoteux sur l’alcool amylique ou l’amylamine ; action de l’azotite de potassium sur le chlorhydrate d’amylamine, etc. On le prépare en faisant arriver des vapeurs nitreuses ou de l’acide azotique dans l’alcool amylique légèrement chauffé au bain-marié dans une grande cornue ; si l’on emploie l’acide azotique, il faut, dès que la réaction a commencé, la modérer en refroidissant. On sépare le nitrite d’amyle par distillation de l’alcool inaltéré et de 1 acide cyanhydrique formé. C’est un liquide légèrement teinté en jaune ; il bout à 99° et ses vapeurs sont un peu rutilantes. Il détone a, 2600. Ses réactions sont celles des éthers nitreux. Le chlore réagit sur le nitrite d’amyle et donne le nitrite de dichloramyle, liquide mobile, assez volatil, ayant le parfum de la poire, se décomposant à eoo, température d’ébullition. Le phosphore se dissout dans l’azotite d’amyle et donne avec dégagement de chaleur un phosphite mixte PhOS.H.CSHWAzO.CSH". V. ci-après l’action physiologique du nitrite d’amyle et son emploi en thérapeutique.

Azotate d’amyle ou éther amylnilrique CBHUO.AzO*. On le prépare en ajoutant de l’alcool amylique à un mélange d’azotate d’urée et d’acide azotique un peu plus concentré que l’acide ordinaire. C’est une huile incolore, presque aussi dense que l’eau, ayant une odeur désagréable de punaise, une saveur à la fois brûlante et sucrée. Sa vapeur détone sous l’action de la chaleur. Ce corps a été étudié par Hoffmann.

Phosphites d’amyle. Il y a deux phosphites d’amyle : l» le phosphite acide ou acide dmyl-phosphoreux PhOH.OH.OCW, obtenu par l’action du trichlorure de phosphore sur l’alcool amylique refroidi et en présence de l’eau ; c’est un liquide sirupeux incolore et sans odeur, de saveur très acide, assez peu stable et donnant des sels mal définis ; 2<> le phosphite neutre d’amyle PhOH.(OC«H»)*, qui s’obtient dans la même réaction que le précédent. C’est un liquide faiblement odorant qui bout à une température élevée en se décomposant partiellement.

Phosphates d’amyle. L’acide phosphorique, qui est tribasique, donne trois phosphates d’amyle.

Le premier, appelé acide amylphosphorique PhO.(OH)2.0CBHil, s’obtient en laissant réagir pendant plusieurs heures à une douce chaleur un mélange h poids égaux d’acide phosphorique concentré et d’alcool amylique ; on transforme le produit en sel potassique qu’on purifie, puis en sel de plomb pour isoler enfin 1 acide par un courant d’hydrogène sulfuré qui précipite le plomb. Il se prend en masse incolore confusément cristallisée, déliquescente, soluble dans l’alcool, insoluble dans l’étherj ses solutions sont fortement acides.

Le second est l’acide diamylphosphorique PhO.OH.(OCBHH)*, qui s’obtient en jetant peu à peu du pentachlorure de phosphore dans le double de son poids d’alcool amylique ; il se forme du chlorure d’amyle et de l’acide chlorhydrique que l’on chasse par l’ébullition. Purifié, c’est un liquide huileux, un peu plus dense que l’eau à froid, un peu plus léger à 100°, peu odorant, d’une saveur très acide, très peu soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Il forme des sels anhydres.

Le troisième est le phosphate neutre d’amyle PhO.(0C5H.H)3, qui s’obtient en chauffant à 180°, en vase clos, du chlorure d’amyle de l’amylphosphate d’argent ; on reprend par l’alcool et on ajoute un excès d’eau ; à la surface vient surnager un.liquide mobile, d’odeur éthérée, ne rappelant pas celle de l’alcool amylique.

On connaît un sulfophosphate d’amyle PhS.(SC&H")3 et un acide diamyldisulfophosphorique PhS.S02.H.{CsH>i)8 obtenus dans l’action du sulfure de phosphore Ph*S& sur l’alcool amylique.

Borates d’amyle. On en connaît deux, obtenus par Ebelmen : l’un, Bo(OC8HH)3, qui se forme dans l’action du chlorure de bore sur l’alcool amylique et qui est huileux ; l’autre, Bo07(C !iHll)î, qui se produit quand on chauffe de l’acide borique fondu avec deux fois son poids d’huile de pomme de terre et qui est visqueux, étirable en fils.

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Silicate d’amyle, Si.(OCSH>*)*. Ce corps a été obtenu par Ebelmen par l’action du chlorure de silicium sur l’alcool amylique ; c’est un liquide incolore, bouillant vers 325", insoluble dans l’eau qui le décompose, bien que plus lentement que le silicate d’éthyle, soluble dans l’atcool et l’éther. On connaît aussi les silicates mixtes, méthylamylique et éthylamylique.

Carbonate d’amyle, CO.(OC»H")î, obtenu en faisant agir le potassium sur l’oxalate d’amyle ou en saturant l’alcool amylique par l’oxychlorure de carbone. C’est un liquide d’une odeur agréable, bouillant vers 225°.

Sulfocarbonate d’amyle. On connaît l’acide amyldisulfocarbonique ou xanthamylique CS-O.H.C&H", corps huileux, légèrement jaunâtre, d’une odeur désagréable, a réaction fortement acide ; le bioxysulfocarbonate d’amyle C*S*(OC&H«)î, qui se forme quand l’iode agit sur les xanthamylates ou sur leurs éléments constituants (potasse caustique, sulfure de carbone, alcool amylique), et constitue une huile jaune, odorante, bouillant à 187° ; le disulfocarbonale d’amyle CS20(C3H«)î ou éther xanthamylique, huile ambrée, d’odeur éthérée, obtenue en distillant le corps précédent avec le méthylsulfate de potassium ; le disuifocarbonate de métkyle et d’amyle et la disulfacarbonate d’éthyle et d’amyle, analogues au précédent ; le trisulfocarbonate d’àmyle CS^C5 ! !11)8, huile jaune d’odeur désagréable, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l’éther et les autres dissolvants ordinaires, bouillant vers 2-450, obtenue dans la réaction de l’iodure d’amyle sur le trisulfocarbonate de sodium.

Cyanures cVamyle, CSHHCAz. Il existe deux cyanures différant par le groupement CAz, comme cela arrive pour la plupart des éthers cyanhydriques, un nitrile et une carbylamine. Le cyanure d’amyle proprement dit ou capronitrile (Balard, Wurtz) s’obtient par la méthode générale des nitriles en faisant agir sur le cyanure de potassium un éther amylique (amylsulfate, oxalate, chlorure, iodure, etc.). C’est une huile très mobile, bouillant vers 150» et jouissant des propriétés générales des nitriles. L’isocyanizre d’amyle ou amylcarby lamine (Hoffmann) s’obtient à la manière des autres carbylamines (cyanure d’argent chauffé en vase clos avec 1 iodure d’amyle ou solution alcoolique d’amylamine chauffée avec du chloroforme et de la potasse) ; ses propriétés chimiques sont celles des. carbylamines ou isocyanures (v. cyanogène, au tome Y du Grand Dictionnaire) ; il bout à 1370.

Formiate d’amyle CHO’.Co1111. Ce corps, étudié par Kopp, s’obtient en distillant du formiate de soude anhydre (6 parties) avec de l’alcool amylique (7 parties) et de l’acide sulfurique (3 parties). C est un liquide qui a une très agréable odeur de pomme ; densité 0,87, point d’ébullition 116°.

Acétate d’amyle CiH»02.C’HU. Cet éther se prépare en distillant de l’alcool amylique (l partie) mélangé d’acétate de potassium (2 parties) et d’acide sulfurique (1 partie). On distille le produit, on le lave à 1 eau, on le sèche sur du chlorure de potassium et on le rectifie par une distillation sur l’oxyde de plomb. Comme il retient énergiquement une certaine quantité d’alcool amylique, il est utile de 1 en débarrasser par un lavage à l’acide acétique (Berthelot). On l’obtient plus pur en chauffant l’iodure d’amyle avec l’acétate d’argent. C’est un liquide incolore, mobile, d’odeur agréable, insoluble dans l’eau, soluble dans I alcool et dans l’éther ; densité 0,88, point d’ébullition 1250. Il donne, avec le chlore, des produits de substitution. Mélangé de six fois son volume d’alcool, il est connu en parfumerie sous le nom d’essence de poire et fabriqué en quantité notable. Il a, en effet, une odeur très agréable de poire jargonelle.

Valérate d’amyle C»H1°0».CSH". Cet éther s’obtient, d’après la méthode générale, en distillant du valérate de sodium avec de l’alcool amylique en présence de l’acide sulfurique. C’est un liquide agréable qui, étendu d’alcool, constitue l’essence de pomme reinette utilisée en parfumerie.

L’oxalate d’amyle et les autres éthers amyliques présentant quelque intérêt ont été étudiés dans les articles consacrés aux acides qui y entrent.

— Physiol. et thérap. Le radical amyle entre dans plusieurs combinaisons auxquelles on a reconnu une action nocive sur les organismes vivants. On sait que l’alcool amylique est plus toxique que l’alcool ordinaire (v. alcool). D’un autre côté, le nitrite d’amyle est un poison dont l’action physiologique intéressante a été signalée par Guthrie (1859) et étudiée par Richardson (1863 et 1870), puis par un grand nombre d’observateurs. Il produit une vaso-dilatation, soit par action directe sur les éléments musculaires des vaisseaux, soit indirectement par suite d’une action sur les centres nerveux. La dilatation des vaisseaux se manifeste d’abord à la face où elle acquiert son maximum d’intensité,

fiuis se propage progressivement dans tout e corps ; elle est accompagnée d’une accélération des mouvements cardiaques et d’une diminution de la pression sanguine ; en outre, le saDg est altéré et l’hémoglobine transformée en méthémoglobine. Une forte dose amène l’abaissement de la température du

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corps ; une dose plus faible amène, au contraire, une élévation de la température.

Très souvent l’ingestion de nitrite d’amyle occasionna du tremblement, des crampes, de la paralysie ;, dans tous les cas on observe des vertiges. D’après Pick et Bourneville, la vision serait affectée et un point noir sur un fond blanc serait vu entouré d’une couronne jaune intérieurement, violette exté» rieurement. C’est par exception seulement que ce poison produit des nausées et des vomissements ; quelques auteurs signalent de la salivation, de la. diurèse et du diabète comme phénomènes consécutifs & son inhalation.

Le nitrite d’amyle est susceptible de nlur sieurs emplois en thérapeutique. Dans an-r gine de poitrine, une inhalation de cinq à dix gouttes pendant les accès peut amener une amélioration sensible ; le même moyen semble être de quelque efficacité pour prévenir les attaques d’épilepsie, d’hystérie, d’hystéro-épilepsie (Bourneville). On l’a aussi employé contre la coqueluche, les accès convulsifs, les fièvres intermittentes et paludéennes, les coliques saturnines, l’asthme, les syncopes, les contractures de l’utérus et la dysménorrhée. Parmi les circonstances où les inhalations de nitrite d’amyle donnent de bons résultats bien constatés, il faut citer les cas d’intoxication par le chloroforme ou le Moral et le mal de mer. L’application du remède est facile : il suffit d’en verser quelques gouttes sur un linge et d’aspirer rapidement pour éviter le mélange d’une trop grande quantité d’air.

" AMYLÈNE s. m.— Encycl. Chim. L’amylène ancien C8H1O, découvert par Balard en 1844, a été décrit au tome XVI du Grand Dictionnaire ; mais la théorie atomique, en admettant la quadrivalence du carbone, faisait prévoir quatre autres carbures éthyiéniques de la même formule.

On a, en effet, préparé ces quatre isomères, et pas un de plus. La théorie trouve en ce fait une intéressante confirmation. C’est d’ailleurs le principal intérêt de ces carbures, que nous allons passer en revue sommairement :

1* Propyléthylène

CH»=CH — CH* — CH- — CH3,

bouillant à 40°, trouvé dans les produits pyrogéaés du pétrole d’Alsace ; s’obtient par l’action de la potasse alcoolique sur l’iodure de l’alcool amylique normal et par l’action du zinc-éthyle sur l’iodure d’allyle, mais en petite quantité. Il ne se combine pas avec l’acide chlorhydrique HC1, mais donne avec l’acide iodhydrique HI l’iodure secondaire. 20 Isopropyléthylène

CH*=CH-CH(g$,

bouillant à 21°. Il s’obtient en traitant l’iodure de l’alcool amylique de fermentation inactif par la potasse alcoolique ; il ne se combine pas à l’acide chlorhydrique et donne avec l’acide iodhydrique l’iodure secondaire. 3* Iso-méthyl-éthyléthylène

/CH3 XCH2CHS,

bouillant h, 32° ; il prend naissance dans l’action de la potasse alcoolique sur l’alcool amylique de fermentation actif ; se combine avec I acide chlorhydrique concentré et froid et avec l’acide iodhydrique en donnant l’iodure tertiaire, l’iode se portant toujours sur l’atome de charbon le moins hydrogéné. 40 Méthyl-éthyléthylène

CH»—CH = CH — CH*CH3,

bouillant à 39°, se trouve dans les produits pyrogénés du pétrole ; se forme dans l’action de la potasse alcoolique sur l’un quelconque des deux iodures secondaires normaux ; il est remarquable qu’on l’obtienne aussi, plus abondamment même que le propyléthylène, dans l’action du zinc-éthyle sur 1 iodure d’allyle ; il y a une transposition des groupes carbonés ; il ne se combine pas avec l’acide chlorhydrique, mais bien à 1 acide iodhydrique, en donnant les deux iodures secondaires normaux qui le régénèrent par perte de HI. 5» Triméthyléthylène

CH3-CH=G(g^,

ou amylène ancien, bouillant à 360 ; se pro« duit dans l’action du chlorure de zinc sur l’alcool amylique de fermentation, en mémo temps que 10 pour 100 du n°4. Il se combina à l’acide chlorhydrique concentré et froid, fixe l’acide iodhydrique en donnant l’iodure tertiaire, qui le régénèrent par perte de HI. Il est à remarquer que les deux derniers seuls peuvent être régénérés par l’iodure qu’ils fournissent en fixant HI ; on reproduit le no 4 en enlevant HI à l’iodure fourni par le premier, et le no 5 avec les deux autres.

Produits d’Addition, Parmi les composés qui dérivent de l’amylène, il faut citer ceux qui se produisent par l’addition de l’eau ou des hydracides au carbure.

L’hydrate d’amylène ou alcool.pseudo-amylique (v. amylique [alcool]) ne se forme pas directement, mais bien par l’action de l’oxyda d’argent humide sur l’iodhydrate d’amylène. C’est un alcool secondaire.

Le chlorhydrate d’amylène C&H’O.HCl, qui se forme par l’union directe des vapeurs d a 31

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