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imprimeur, graveur et chef de départ d’an grand nombre de journaux. En 183S, un M. P. Henriebs, fondateur de la Société des Annuaires, publiait un Annuaire général du Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture, qui, l’année suivante, passa entre les mains de M. Lamy, employé des contributions directes. M. Lamy, en 1840, chargea MM. Firinin Didot de l’impression de son Annuaire. M. Bottin, que cette concurrence multiple préoccupait, donna alors à son livre le titre A’Almanach Bottin. Mais l’Annuaire général du Commerce et l’Almanach Bottin, tout en luttant d’émulation, prospéraient côte à côte, et le public, souvent obligé de souscrire aux deux publications en même temps, paraissait désirer que cette concurrence entre deux ouvrages, tous deux recommandables, prît fin par une fusion. Elle eut lieu, en effet, en 1857. h’Annuaire général Firmin Didot et l’Almanach Bottin une fois réunis, des améliorations et des additions importantes y furent introduites, et depuis lors chaque année a vu s’accroître et se compléter cette colossale publication, qui forme aujourd’hui deux gros volumes, tellement gros, que le jour n’est pas éloigné où un nouveau dédoublement sera reconnu indispensable. Tel qu’il est, l’Almanach Didot-Bottin n’a pas rencontré jusqu’à ce jour de concurrence sérieuse. À côté de lui se sont peu à peu installés quelques publications similaires, mais d’un format beaucoup plus restreint et d’un caractère moins général, qui, pour ces deux raisons, ne peuvent lui causer aucun préjudice sérieux. Une tentative cependant, a été faite, en 1883, pour le détrôner. Une société, sans capitaux liquides, et comptant pourvoir aux premiers frais avec les apports en nature de tous les fournisseurs pouvant prendre part à la confection d’un grand annuaire, s’était formée pour éditer le Grand Annuaire national. Après avoir mis au jour le volume des adresses de Paris, tiré à 20-000 exemplaires dont 7.000 à 8.000 a peine ont pu être placés, même gratuitement, elle a entamé la publication du volume des départements qui, tante de fonds, s’est trouvée arrêtée après la mise en pages de la 38e feuille, sur 200 que devait avoir ce second volume. Ajoutons que lors de la constitution de la société qui exploite actuellement l’Atmanach Didot-Botlin, cette publication a été estimée à la somme de 9 millions.

À côté de ce monument, élevé à la publicité par le xixe siècle, nous citerons les plus importants des annuaires spéciaux, dont le développement est tel, que si on voulait les faire entrer dans le cadre du Bottin, ils nécessiteraient la publication d’un et peut-être deux volumes aussi gros que ceux qui existent déjà. Nous signalerons, en premier lieu, l’Annuaire militaire, volume de 1.300 pages environ, où figurent les noms de tous les officiers de l’armée active et de l’armée territoriale, classés d’abord d’après le corps d’armée et les régiments auxquets iis appartiennent et ensuite d’après leur rang d’ancienneté. Les officiers le consultent à chaque instant, quelques-uns en font leur lecture . quotidienne. À ce propos, les mauvaises langues attribuent à 1 éminent aliéniste Legrand du Saulle un mot plein de malice. Comme il faisait un jour visiter Bicétre au prince Napoléon, celui-ci s’étonna d’y rencontrer un assez grand nombre d’officiers atteints d’aliénation mentale : ■ La faute en est, répondit Legrand du Saulle, à l’absinthe et... a l’Annuaire. » Citons également l’Annuaire de la Marine et des Colonies, qui est pour l’armée de mer ce que VAnnuaire militaire est pour l’armée de terre ; l’Annuaire de l’État-major, celui de la Cavalerie, celui de la Gendarmerie ; l’Annuaire du corps de Santé, l’Annuaire de Y Intendance, l’Annuaire du Train des équipages, l’Annuaire diplomaiique. Il paraît aussi un Annuaire du bâtiment, plus vulgairement appelé Sageret, du nom de celui qui en acheta la propriété en 1820. L’Annuaire du bâtiment fut fondé en 1783 par un sieur Journault père, passa en 1810 aux mains d’un sieur Garnier, qui le vendit à Sageret, Mentionnons encore : l’A ntiuaire météorologique de Montsouris, dont nous avons parlé au tome XVI du Grand Dictionnaire ; l’Annuaire du Clergé de France ; Y Annuaire de l’Instruction publique, fondé en 1850 sous le titre d’Annuaire de l’Université ; l’Annuaire de l’Enseignement libre ; l’Annuaire de l’Institut ; l’Annuaire de la législation étrangère ; l’Annuaire de l’Association pour l’encouragement des études grecques ; l’Annuaire de la Société d’ethnologie ; l’Annuaire de Thérapeutique ; l’Annuaire delà Marine de commerce française ; l’Annuaire des Mines.

Annuaire de I Économie politique et de la Statistique. Ce recueil a été fondé en 18ii par un éditeur parisien, M. Guillauinin, un des hommesqui ont rendu le plus de services pratiques à l’économie politique. Il fut dirigé jusqu’en 1855 par M. Joseph Garnier, et il l’est depuis cette époque par M. Maurice Block, membre de l’Institut, qui a pour collaborateur MM. J. de Boisjolin, Paul Boiteau, Joseph Clément, Alph. Courtois, Joseph Lefort, T. Loua, Vesslowsky, etc. C’était à l’origine un modeste almunuch ; c’est aujourd’hui presque une encyclopédie économique d’un millier de pages, et tout à fait remarquable par la variété des documents qu’on y trouve. En donner l’analyse est impossible,

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puisque chaque année les sujets traités comportent des détails nouveaux ; seules les grandes divisions de l’ouvrage restent toujours a, peu près les mêmes. L’Annuaire comprend cinq parties : ta première, consacrée à la France, fait connaître l’état de la population, des finances, du commerce, delà navignition de notre pays. Elle fournit les renseignements les plus complets sur la justice criminelle et civile, les faillites, l’Assistance publique, les monts-de-piété, les oc-trois, les caisses d’épargne, l’instruction fiublique, la statistique agricole, les tabacs, as chemins de fer, les télégraphes, les banques, l’armée et la marine, etc. La deuxième partie est entièrement consacrée à Paris envisagé sous tous les aspects ; la troisième se rapporte à l’Algérie et aux colonies ; la quatrième passe en revue les peuples étrangers aux différents points de vue déjà indiqués pour la France ; enfin dans la dernière on trouve des revues bibliographiques et financières, une analyse des travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, des documents divers, etc.

Annuaire do Législation étrangère. En 1868 fut fondée à Paris une Société de législation comparée ; plusieurs membres du conseil de direction eurent l’idée de publier sous le titre d’Annuaire de Législation étrangère une sorte de bulletin universel de législation qui contiendrait la traduction des principales lois promulguées chaque année à l’étranger et mettrait sous les yeux du lecteur français un tableau aussi fidèle que possible du mouvement législatif universel, à l’exclusion de la France. La réalisation de cette idée fut malheureusement empêchée par les tristes événements de l’année 1870, mais dès la reprise des travaux de la Société de législation comparée en 1871, on s’occupa de nouveau de cette publication, et en 1872 parut le premier volume de l’Annuaire comprenant outre la traduction du code pénat allemand, celle de plus de cinquante lois votées en 1870 et 1871. Durant les années qui suivirent, le nombre des pages composant chaque volume ne cessa de s’accroître, et l’Annuaire de la quatorzième année, paru au mois de mars 1886 et contenant le texte des principales lois étrangères votées en 1884, ne comprend pas moins de 940 pages ; 14 États seulement étaient représentés dans celui de 1872, 26 dans celui de 1885. La collection de cet annuaire forme un répertoire complet de la législation étrangère sur presque toutes les matières du droit public, administratif, civil, commercial et criminel.

Annuaire de Législation française, publié par la Société de législation comparée et comprenant le texte des principales lois votées en France. À mesure que l’action de la Société de législation s’étendait au delà des frontières de la France et que s’accroissait le nombre des adhérents résidant à l’étranger, on s’apercevait qu’il serait regrettable de laisser systématiquement de côté un pays tel que la France, qui devait apporter un contingent précieux a l’étude du droit comparé ; aussi jugea-t-on utile de publier un Annuaire de législation française, et le premier volume de cette collection parut en 1881. Il comprenait d’abord une notice générale, résumé des travaux de notre Parlement durant l’année qui venait de s’écouler, avec une indication par ordre de matières des projets sur lesquels s’était exercée l’action du législateur. C’est là la partie originale de cet annuaire et ce qui le différencie de toutes les publications similaires. À la Suite de cet exposé viennent, intégralement reproduites ou analysées avec soin, les plus importantes des lois votées par les Chambres françaises. À la fin deux chapitres sont consacrés aux lois et décrets applicables seulement soit à l’Algérie, soit aux colonies ; un dernier chapitre s’occupe spécialement des pays placés sous le protectorat de la France.

Annuaire de la Marine de commerce française. Cet annuaire n’est point une sorte de Bottin à l’usage des armateurs et des négociants en quête d’adresses. Son fondateur, M. Lemale, s’est proposé un but beaucoup plus élevé, et l’Annuaire, dont le premier volume a paru en 1884, est un ouvrage considérable. Il ne se borne pas à l’exposition complète de l’organisation des ministères qui, de près ou de loin, exercent leur action sur la marine marchande ; il comprend en outre tout ce qui concerne les carrières maritimes, la police de la navigation, les droits et les règlements internationaux, les renseignements complets sur les naufrages et échouements des navires français en pays étrangers, les conditions de la pêche maritime. Un code volumineux est consacré aux lois, ordonnances, décrets et circulaires relatifs à la marine de commerce : il s’étend de 1681 à nos jours. Viennent ensuite les dispositions en vigueur relatives aux droits consulaires, aux droits de navigation perçus dans les ports français, et la liste de nos bâtiments avec l’indication de, leurr ports d’attache. Enfin, des notices intéressantes nous renseignent aussi clairement que possible sur l’importance des ports européens, sur les lignes de navigation, sur nos colonies, sur les monnaies étrangères, sur le service de l’inscription maritime, sur les signaux de marée et de tempête et sur le calcul des

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marées. Des plans en couleur complètent heureusement un texte déjà très soigné.

Annuaire de la Presse française. Cette publication, fondée en 1878 par M. E. Mermet, mort en 1884, présente un véritable intérêt au point de vue documentaire, et fournit les renseignements tes plus exacts et les plus complets sur la presse et le journalisme de notre époque. L’Annuaire de la Presse française est continué depuis 1889 par M. Henri Aveiiel, publiciste, qui en a acquis la propriété. Il eut dès l’origine un grand et légitime succès, car par son caractère éminemment utile et pratique il répondait à un besoin du moment. En effet, depuis les remarquables travaux de M. Hatin sur la

presse française, on s’était contenté de dresser quelques catalogues de journaux, nomenclatures rudimentuires qui ne pouvaient rendre aucun service au public. Tout autre est l’Annuaire de M. Mermet. Presque exclusivement consacré, au début, à la presse parisienne, il a pris chaque année un développement plus considérable, il est devenu une véritable mine de renseignements. M. Henri Avenel y a introduit des modifications très appréciaDles. Voici les principales matières qu on y trouve traitées : Syndicats professionnels et associations delà presse en France ; liste de tous les journaux de Paris, des départements et des colonies ; principaux journaux étrangers ; notes de jurisprudence et loi sur la presse ; renseignements généraux sur les grandes institutions financières de Paris ; publicité, annonces j pseudonymes des journalistes ; triple table, par localités, par journaux et par noms, des journalistes, directeurs, rédacteurs, gérants, collaborateurs, éditeurs ; les noms des sénateurs, des députés et des fonctionnaires par départements, etc. Au 1er janvier 1888, il paraissait en France 5.111 organes périodiques, dont 1,811 pour Paris et 3.300 pour la province et les colonies ; parmi ces derniers on comptait 1.551 publications poliiiques, dont 1.036 républicains et 515 monarchistes.

  • ANNULATION S, f. — Jurisp. V. NULLITÉ,

au tome XI du Grand Dictionnaire.

ANOCHÊTE s. m. (a-no-kè-te — du grec anochetos, qui n’a pas de gouttière). Zoo], Genre de fourmis de la famille des Ponérides, tribu des Odontomachides, renfermant cinq espèces, dont une saule habite l’Europe,

— Encycl. Le nom donné à ces fourmis fait allusion à l’absence du sillon profond qui sépare le front du vertex, ou à l’absence de la rainure post-oculaire existant chez les autres genres exotiques de la même tribu. Les mœurs de ces fourmis sont encore inconnues. L’espèce européenne (anochetus Ghilianii Spin) est de taille moyenne (6 à 7 millimètres), d’un rouge jaune, lisse et luisante ; son mâle et sa femelle sont inconnus (on ne connaît que les sujets neutres ou ouvrières), elle habite l’Andalousie. Les autres espèces habitent l’Australie, l’archipel Malais et les Indes orientales. Ce sont des fourmis à tête presque hexagonale, à mandibules allongées, reetilignes ; au thorax allongé, non étranglé entre le mésothorax et le métathorax, ce dernier sans épines. Le pétiole est surmonté d’une écaille ovale, épaisse, à bords arrondis ; l’abdomen est ovale, allongé et étranglé entre le premier et le second segment ; les pattes sont plutôt courtes. Les femelles, d’après les formes exotiques connues, ont des ocelles, un thorax cylindrique légèrement arqué en dessus, d’avant en arrière ; le pronotum court, le métanotum arrondi, sans limite distincte entre sa face basais et sa face déclive ; les ailes sont courtes, avec deux cellules cubitales et une cellule discoîdale ; en outre les femelles sont un peu plus grandes que les ouvrières ; les mâles sont encore inconnus. (Cfr. André. Species des hyménoptères d’Europe, Fourmis. Beaune, 1881 ; p. 230, pi. XIV.)

ANOL s. m. (a-nol — rad, anis). Chim. Corps blanc à fonction phénolique produit de l’action de la potasse sur l’anéthol.

—Encycl. L’ano/C9H’ !>0 s’obtient en faisant agir longtemps sur l’anéthol, à la température de 200°, la potasse fraîchement fondue. Pour le séparer de l’acide paraoxybenzoïque qui se forme simultanément, on épuise la matière par l’eau et on sépare la couche huileuse ; la solution aqueuse contient l’anol dissous grâce à l’excès de potasse ; il suffit de neutraliser par l’acide chlorhydrique pour précipiter l’anol en flocons blancs que l’on fait cristalliser dans l’eau bouillante pour le purifier.

L’anol se présente en tablettes blanches, fusibles à 92°,5 en un liquide qui bout à 250». Il est soluble dans l’eau bouillante, l’alcool, l’éther, le chloroforme, la potasse ; il est résinifié par les acides (Ladenburg).

L’anol, comme l’indique sa préparation, est le phénol dont l’étber méthylique est l’anéthol ; sa formule développée est :OH CH = CH — CHa,

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CW ;

Anomalies musculaires che* l’homme expliquées par 1 anutomîe comparée ; leur importunée en anthropologie, par Léo TeStut

(18S4, t vol. gr. iii-S"). Les anomalies musculaires sont connues depuis longtemps, témoin le muscle anomal du sternum appelé présternal, qui est mentionné dès 1604 pur C’abroi ; mais ces anomalies, considérées

comme jeux du hasard, restaient sans portée scientifique. À l’aide de l’anatomie comparée, M. Testut en tire d’utiles enseignements sur l’origine de l’homme. Certains muscles, comme Te petit palmaire, le pyramidal de l’abdomen, le petit psoas, ie présternal, etc., qui peuvent sans inconvénient pour l’homme se réduire à de simples aponévroses ou même disparaître complètement, mais qui prennent parfois un développement anormal, ne sont autre chose que des formes ancestrales existant normalement chez des espèces inférieures.

On pourrait reconstituer la musculatures des singes en empruntant à divers individus humains, convenablement choisis, les différentes pièces qui la composent. D’ailleurs, l’étude des anomalies musculaires permet de faire un pas de plus. Nombre de muscles que l’on trouve accidentellement chez 1 homme sont sans analogues chez les simiens ; considérés comme la réapparition de formes ancestrales, ils ramènent à des types plus éloignés : carnassiers, rongeurs, édentés, didelphes. La présence du présternal conduit même jusqu’aux ophidiens auxquels il est propre.

Toutes les anomalies ne sont pas nécessairement des rétrogradations ; elles peuvent être, beaucoup plus rarement il est vrai, le résultat d’une adaptation progressive, un véritable perfectionnement ; par exemple dans le cas où quelques-uns des faisceaux fléchisseurs des doigts deviennent indépendants.

En résumé, les productions anormales imputables à l’atavisme tendent à établir que l’humanité n’a pas une origine exclusivement simienne, mais que 1 homme et les singes ont une parenté collatérale et qu’ils résultent de l’évolution d’un même type suivant des voies presque parallèles ; d’autres anomalies font entrevoir l’évolution du type humain actuel vers un type plus élevé ; toutes montrent que l’espèce n’est pas immuable, que le mot espèce a seulement une valeur subjective. Ces conclusions sont conformes à celles que fournissent les autres branches de la science anthropologique.

ANOMALINA s. f. (a-no-ma-li-na — du gr. anômalos, raboteux). Zool. Genre de foraminiferes à test grossièrement perforé et divisé par des cloisons communiquant par des canaux.

ANOMITE s. f. {a-no-mi-te — du gr. a priv. ; nomos, loi). Miner. Variété de mica magnésien se rattachant à la biotite.

ANOMODONTES s. m. pi. (a-no-mo-don-te

— du gr. anomos, irrégulier ; odous, dent). Paléont. Ordre de reptiles fossiles à vertèbres biconcaves, à mâchoires dépourvues de dents ou n’en possédant que deux grosses sans racines à la mâchoire supérieure, semblables à des canines prolongées en défense, ou des dents coniques aux deux mâchoires, ou même de grosses dents claviformes sur les intermaxiUaires, celles du fond coniques et soudées. Les reptiles de ce groupe, répartis dans les genres Rhopalodon, Dicynodon, Galesaurus, Rhynchosaurus, se trouvent dans les terrains triasiquea.

ANOPHRYS s. m. (a-no-friss — du gr. a priv. ; op/irus, sourcil). Zool. Genre d’infusoires ciliés, à corps ovalaira, à bouche latérale symétriquement ovale et à pharynx non cilié.

ANOPLES s. m. pi. (a-no-ple — du gr. a priv, ; opion, arme). Zool. Sous-ordre de vers de l’ordre des Némertiens, caractérisés par leur trompe inerme, leur bouche située derrière la commissure du éerveau ; les fentes céphaliques sont allongées et occupent tout le bord ou la partie antérieure de la tête ; elles sont en communication avec les organes latéraux, prolongements immédiats des lobes cérébraux supérieurs. Le ganglion cérébral supérieur recouvre complètement l’inférieur peu développé (Claus), Les vaisseaux ont des anses transversales recourbées. Ces animaux ont des métamorphoses et se développent le plus souvent par des larves ciliées. Le groupe des anoples renferme trois familles : Linéïdes, Céphalothicides, Malacobdellides.

ANOPLOPHRYA s. f. (a-no-plo-fri-a — du gr. a priv. ; opla, armes, outils ; ophrus, sourcil, cil). Zool. Genre d’infusoires ciliés couverts de cils fins et semblables, dépourvus d’orifice buccal et portant une ou plusieurs vésicules contractiles.

ANORCH1D1E s. f. (a-nor-Ri-dl — du gr. a priv. ; orchis, testicule). Pathol. Absence des deux testicules.

On a vu des individus ayant les organes sexuels mâles assez bien formés, mais manquant complètement de testicules, soit par atrophie, soit par défaut de développement.

  • ANORTHITE s. f. (a-nor-ti-te — du gr. a

priv. ; orthos, droit). Miner, Silicate d alumine et de chaux du groupe des feldspaths, cristallisé dans le système du prisme doublement oblique ou anorthique. Syn. de christianitb.

— Encycl. Ce minéral, qui peut se représenter par la formule théorique (CaO.ATO3) (Si02)â, contient en outre un peu de soucie de potasse, de magnésie, remplaçant partiellement la chaux, et de fer Fe^* rempla-