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tinées de sa patrie ; et il semble que ses longues méditations le portèrent à reconnaître que son ancienne hostilité contre les aspirations patriotiques hongroises avait été une faute grave ; car, à peine eût-il pris possession de son siège dans le nouveau Reichsrath, qu’il mit une ardeur extrême à prendre en main la cause des patriotes hongrois, & repousser les principes du parti conservateur dont il avait été jadis le chef autorisé ; et, tout à coup, il devint le chef acclamé du parti national hongrois. En 1860, des lettres patentes impériales avant remanié, ou plutôt régénéré 1 organisation politique de {’Autriche-Hongrie, et l’ancienne Curie royale de Hongrie ayant été rétablie, le comte Apponyi fut appelé à présider ce grand conseil et envoyé à Pesta avec le titre de Judex curis. Comme président de la conférence de la Curie, réunie en vue de la prompte réorganisation judiciaire de la Hongrie, il en activa les travaux au point que les projets adoptés purent être ratifiés par l’empereur-roi dès le commencement de l’année 1861. À l’ouverture mémorable du Landtag de 1861 à Ofen, il fut élu président de la Chambre des magnats ; et, dès les premières séances, il s’entendit avec le président de la Chambre des députés pour rédiger les fameuses adresses au roi de Hongrie en faveur de l’autonomie hongroise. La réplique impériale et royale ne se fit pas attendre ; elle consista en la dissolution immédiate du Landtag, Toutefois, le Judex curix fut maintenu dans ses fonctions ; le gouvernement ne voulant pas exaspérer l’opinion publique en révoquant un homme aussi populaire qu’était, à cette époque, le comte Georges Apponyi. Celui-ci s’efforça d’amener une entente entre les gouvernements d’Autriche et de Hongrie ; mais ne pouvant réussir à mener à bonne fin l’œuvre de conciliation, il donna sa démission en 18S3. Bien qu’il eût décliné toute candidature, il fut nommé représentant à la Chambre des députés du Landtag de 1865. Dans cette assemblée, il s’efforçait encore de former un parti de conciliation, lorsque la guerre éclata entre l’Autriche et la Prusse. A la suite de cette guerre, tout le système politique austro- hongrois ayant été modifié et la Hongrie ayant reconquis son autonomie, le comte Apponyi n’occupe plus la grande situation politique d’autrefois, bien qu’il soit resté un des hommes d’État les plus marquants de l’Autriche-Hongrie.

  • APPBENTI, IE s, — Encycl. Enseign.

Ecoles primaires d’apprentis. Les écoles primaires d’apprentis, qu’il ne faut pas confondre avec les écoles d’apprentissage (v. apprentissage), ont été constituées par la loi du 15 mai 1850, a l’usage des jeunes enfants que leurs travaux dans les ateliers, dans les usines et dans les manufactures empêchent de suivre assidûment l’école primaire publique. Ces écoles, facultatives sous le régime de la loi de 1850, sont devenues obligatoires depuis la promulgation de la loi du 19 mai 1874.

t Nul enfant ayant moins de douze ans révolus ne peut être employé par un patron qu’autant que ses parents ou tuteurs justifient qu’il fréquente actuellement une école publique ou libre. Tout enfant admis avant douze ans dans un atelier devra, jusqu’à cet âge, suivre les classes d’une école pendant le temps libre de travail. Aucun enfant ne pourra, avant l’âge de 15 ans accomplis, être admis à travailler plus de six heures par jour, s’il ne justifie, par la production d’un certificat de 1 instituteur ou de l’inspecteur, visé par le maire, qu’il a acquis l’instruction primaire élémentaire. > Telles sont les dispositions de la loi du 19 mai 1874 et elles ne s’appliquent pas seulement aux jeunes ouvriers qui, en vertu d’un contrat d’apprentissage, s’obligent à travailler pour leur maître à des conditions déterminées et pendant un temps convenu ; elles visent aussi et surtout les jeunes enfants employés dans les usines et dans les manufactures. Celles-ci, en effet, sont presque toujours situées en dehors des villes et des villages ; la difficulté de suivre les classes de l’école publique est souvent telle, que les enfants employés par les usiniers et les manufacturiers seraient dans l’impossibilité d’obéir à la loi, si l’usine ou la manufacture n’avait son école propre. M. J. Hayem est un des premiers industriels qui ait ouvert une école particulière destinée aux enfants employés dans son établissement. Son exemple a été suivi par plusieurs directeurs d’usine et de manufacture. Nous citerons entre autres la verrerie Sauvageot, de Saint-Ouen, dont l’école d’apprentis est remarquablement dirigée. Si le nombre de ces créations utiles n’est pas plus considérable, cela tient, de l’aveu même de M. Hayem, ii l’embarras où se trouve le patron, homme généralement étranger aux questions d’enseignement, quand il s’agit de pourvoir à l’instruction d’enfants qui ont pu arriver à l’âge de ll ou 12 ans, et quelquefois à un âge supérieur, sans jamais avoir tenu dans leurs mains un livre ou une plume, et qui n’ont que quelques heures par jour a consacrer au travail intellectuel. « L’enseignement pour les enfants ouvriers, écrivait M. Hayem en 1876, doit être d’une nature particulière ; il doit surtout viser à être hâtif ■et réparateur ; je veux dire qu’il doit, dans un temps très court, rendre les mêmes ser APPR

vices et produire les mêmes résultats que l’école publique communale pendant un espace beaucoup plus long. • Et, comme conclusion de son rapport a la délégation cantonale du XI» arrondissement de Paris, M. Hayem demande à l’administration de l’Instruction publique : 1» Un programme spécial arrêté en vue des besoins particuliers d’une école d’apprentis ouvriers ; 2° des maîtres capables de la diriger pratiquement par des méthodes aussi sûres qu’expéditives. Pendant que M. Hayem exposait ainsi ses vues, le président de la commission supérieure du travail des enfants et des filles mineures employés dans l’industrie écrivait, le 30 décembre 1876, au président de la République : « Les deux départements du Commerce et de l’Instruction publique ont examiné avec une vive sollicitude comment on pourrait mettre en harmonie la législation relative à l’instruction primaire et les exigences résultant de la situation souvent excentrique des usines. Une entente commune s’est établie, et la résolution pratique à laquelle la commission s’est arrêtée semble de nature à écarter les obstacles qui ont paralysé, jusqu’ici, dans certaines contrées, la mise en œuvre de la loi. > L’accord s’est fait entre le Commerce et l’Instruction publique : 1» sur le programme des connaissances que devront posséder les enfants pour obtenir le certificat d’études ; 2» sur les conditions que devront remplir les instituteurs libres chargés de la direction des écoles d’apprentis. Ceux-ci ont été assimilés aux instituteurs adjoints chargés de la direction des écoles de hameau. Cette assimilation, en les soumettant aux mêmes obligations, leur donne les mêmes droits, notamment celui de "délivrer des certificats d’études aux enfants dont ils ont dirigé l’instruction. L’assiduité aux écoles d’usines, placées, comme les écoles publiques, sous la surveillance d’un inspecteur spécial, est contrôlée par le registre d’appel et la feuille de présence. Les récompenses accordées aux meilleurs élèves consistent généralement en dons en nature et en livrets de la caisse d’épargne.

Mais comment, demande M, Brouard, faire trouvera l’apprenti le temps nécessaire pour ses études sans prendre sur celui qu’il doit au patron ? La loi dit bien que l’on consacrera à cet enseignement les heures libres du travail. Or, quelles sont ces heures ? celles de la soirée d’abord, et c’est la saison des cours du soir. Mais il ne faut pas se faire illusion : si la classe du soir demande un grand effort de la part de l’adulte, elle en demanderait un plus difficile encore à l’adolescent pour qui elle est une prolongation de la journée de travail. De huit à dix heures, fait.très justement observer M. Brouard, c’est le repos, et non l’étude, qui convient aux jeunes travailleurs. Il y a là un besoin impérieux de la nature. Pour s’en convaincre, il suffit de voir la figure pâle, le regard fatigué des pauvres enfants qui, après les labeurs de la journée, viennent dans nos cours d’adultes lutter contre le sommeil et la lassitude. On peut encore prendre deux ou trois heures sur le dimanche, mais c’est une ressource dont il ne faut pas abuser pour les mêmes motifs qui nous font condamner l’école du soir. Quelquefois l’on peut mettre à profit l’heure de midi, là où le travail de l’usine est organisé de façon à permettre l’école méridienne. Mais le seul système qui soit autre chose qu’un expédient est celui du demi-temps du système alternatif. S’il est sagement appliqué, s’il est convenablement adapté aux circonstances locales, ce système pourra, sans détriment sérieux ni pour les familles ni pour les patrons, partager le temps et les forces des enfants entre le travail intellectuel et le travail manuel.

Partout où elles fonctionnent les écoles primaires d’apprentis ouvriers produisent les meilleurs résultats. L’application stricte de la loi sur l’obligation multipliera le nombre de ces établissements utiles et, comme l’a dit le président de la commission supérieure du travail des enfants et des filles mineures employés dans les usines : «Dans un avenir qui ne peut être éloigné, une nouvelle génération arrivera à l’atelier avec des connaissances sommaires, il est vrai, mais suffisantes pour permettre à chacun de compléter son instruction selon ses aptitudes, ses besoins ou ses goûts. »

Apprentis {ORPHELINAT DES), institution de

bienfaisance fondée à Auteuil en 1869 par l’abbé Roussel. Dès ses débuts, elle reçut des développements si disproportionnés avec les ressources dont disposait le fondateur qu’elle ne fut sauvée que par une souscription ouverte au • Figaro » et qui produisit plus Je330.000 francs.

La maison est située rue de La Fontaine n» 40 ; elle abrite, année moyenne, un personnel de trois à quatre cents jeunes orphelins ou abandonnés à qui, outre l’instruction élémentaire, on fait suivre un cours d’apprentissage complet. Quoique, depuis le décret de 1880, l’Assistance publique soit autorisée à recueillir les enfants moralement abandonnés, ce qui était surtout le but de l’abbé Roussel, la population de l’orphelinat d’Auteuil n’a pas sensiblement diminué. Elle se compose en partie de petits, vagabonds envoyés directement à l’Asile parle parquet, et d’enfants que leurs parents désirent y faire entrer moyennant une pension fixée à

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1 franc par jour. Depuis sa fondation, il est sorti de l’Orphelinat environ 6.000 jeunes ouvriers parfaitement en état de gagner leur vie.

Le principal atelier de YOrphelinat des apprentis est une imprimerie, à laquelle sont annexés une fonderie de caractères et un atelier de brochure-reliure. Pour l’alimenter, l’abbé Roussel a fondé deux journaux, la France illustrée et l’Ami des enfants ; ces divers travaux occupent environ cent trente npprentis. Des autres ateliers, celui de cordonnerie est le plus considérable ; on forme aussi quelques ouvriers tailleurs, des menuisiers et des serruriers ; une vingtaine, choisis parmi ceux pour qui. le travail dans une chambre serait un supplice insupportable, vu leurs habitudes de vie au grand air, sont employés au jardinage et fournissent les légumes nécessaires à la maison.

En 1882, les dépenses totales ont été de 211.753 francs pour l’habillement, la subsistance et l’instruction de 300 enfants : chacun d’eux coûte par jour 1 fr. 77 cent. Malgré les fondations de lits, qui montent annuellement à 100.000 francs, malgré le produit des pensions des enfants payants, 24.600 francs, l’Orphelinat était en déficit de 87.000 francs, et c’est ce qui arrive presque tous les ans. Des quêtes couvrent généralement ce déficit ; mais un scandaleux procès que l’abbé Roussel ent à soutenir en 1887 contre une de ses anciennes pensionnaires (v. Roussel) a dû ôter aux âmes pieuses quelques illusions.

Apprentis el enfants employés dans les manufactures (SOCIETE DE PROTECTION DES),

Créée depuis longtemps déjà, cette excellente institution a été reconnue d’utilité publique par un décret en date du 4 juillet 1868. Les préoccupations des organisateurs de cette œuvre de bien s’étendent sur tout ce qui peut être une amélioration physique ou morale pour les enfants employés dans l’industrie : œuvres de patronage, orphelinat, écoles professionnelles, pensions d’apprentis, œuvres de secours, de moralisation et d’instruction -, institutions manufacturières créées par des chefs d’usine en vue de faciliter l’apprentissage, d’assurer la santé, l’instruction générale et professionnelle, la moralité et l’avenir des apprentis et des jeunes ouvriers ; installations industrielles dans lesquelles les patrons montrent une sollicitude personnelle et attentive à l’égard des apprentis ; patrons exécutant loyalement et efficacement le contrat d’apprentissage et soucieux du bien-être de leurs jeunes employés ; contremaîtres et contremaîtresses d’ateliers qui se distinguent par leur dévouement envers les apprentis ; emploi dans les ateliers de tous les appareils de nature à éviter les accidents ; agents de la force publique qui s’appliquent a constater les infractions aux décrets relatifs aux charges trop lourdes imposées h des enfants sur la voie publique, et à dresser des procès-verbaux contre les vendeurs de livres, gravures et dessins obscènes ; telles sont, en résumé, les personnes et les institutions diverses de protection que la Société tient à honneur de récompenser.

  • APPRENTISSAGE s. m. — EncycL Écoles

d’apprentissage. On a longtemps discuté la question de savoir s’il convenait de faire une place à l’enseignement technique à côté des divers autres ordres d’enseignement, à côté de l’enseignement moral, littéraire, scientifique. À l’école, disaient certains, on ne doit apprendre d’autre métier que le métier d’homme, on doit s’instruire de ses devoirs, affiner sa sensibilité en la mettant sous la dépendance de la volonté, meubler son intelligence surtout pour la développer ; au sortir de l’école, l’apprentissage. Et d autres objectaient que les enfants employés de bonne heure dans les ateliers n’apprennent à devenir ouvriers qu’en servant l’ouvrier, qu’en le vovant faire ; qu’ils ne sauraient recevoir de lui aucune indication générale ; que la division du travail les devant alors bientôt asservir, pour la plupart, à une tâche toujours uniforme, ils n’v prendront bientôt plus aucun intérêt ; d’où, pour eux, amoindrissement intellectuel et amoindrissement moral, d’où, encore, mécontentement de soi et mécontentement de tout et de tous. Avec ces considérations morales, sociales, on faisait valoir des raisons d’ordre économique. « C’est le cri de tous les fabricants parisiens, soucieux de l’avenir de la richesse nationale, disait M. Gréard dans Son rapport du l«r décembre 1872-, l’apprentissage s’en va, bientôt il n’existera plus. Il n est presque pas un déposant de la grande enquête sur l’enseignement professionnel qui n’ait émis un vœu profondément empreint de cette inquiétude. • L’utilité de l’enseignement technique une fois admise, restait a rechercher quel il pourrait bien être. Celui qui est donné aux écoles d’arts et métiers de Châlons, d’Angers, d’Aix, aux écoles d’horlogerie de Cluses et de Besançon, peut être considéré comme un enseignement secondaire ; celui qui est donné à l’École supérieure des mines, à l’École des ponts et chaussées, à l’École centrale des arts et manufactures, à l’École forestière de Nancy, sans parler du Conservatoire des arts et métiers, doit être tenu pour un enseignement supérieur ; ne pouvait-il être institué un enseignement technique primaire, k la fois théorique et pratique, à la fois général et spéciul, en sorte que la main et l’es APPR

prit, l’œil et le bon goût fussent à la fois exercés ? Mais des écoles d’apprentissage existaient aux États-Unis ; il en existait en Allemagne, en Autriche-Hongrie, dans la plupart des pays d’Europe, en France aussi, grâce à l’initiative de quelques départements, de quelques municipalités, de plusieurs syndicats, de plusieurs industriels ; il ne fallait à l’État qu encourager le zèle des uns, provoquer le bon vouloir des autres, accorder au besoin aide et subvention, sans s’attarder à peser les mérites différents des deux systèmes appliqués, celui de l’atelier dans l’école et celui de l’école dans l’atelier. L’État a fait plus.

La loi du 11 décembre 1880 a placé les écoles manuelles d’apprentissage au nombre des établissements d’enseignement primaire, et la loi du 22 mars 1882 a introduit dans la programme des écoles primaires « les travaux manuels et l’usage des outils des principaux métiers •.

I. L’enseignement technique à l’école primaire. De longtemps encore il restera relativement restreint le nombre des enfunts qui seront appelés à passer par les écoles d’apprentissage. Beaucoup devront débuter par l’atelier. Dans quelques années, pas un de3 enfants de treize ans commençant leur apprentissage n’aura été déjà quelque peu initié aux premières difficultés du travail manuel.

■ Sans perdre, disent les programmes, son caractère essentiel d’établissement d’éducation et sans se changer en atelier, l’école primaire peut et doit faire aux exercices du corps une part suffisante pour préparer et prédisposer en quelque sorte les garçons aux futurs travaux de l’ouvrier et du soldat, les filles aux soins du ménage et aux ouvrages des femmes.

« Pour le travail manuel des garçons, les exercices se répartissent en deux groupes : l’un comprend les divers exercices destinés d’une façon générale à délier les doigts et à faire acquérir la dextérité, la souplesse, la rapidité et la justesse des mouvements ; l’autre groupe comprend les exercices gradués de moulage qui seront un complément à l’étude correspondante du dessin, et principalement du dessin industriel.

« Le travail manuel des filles, outre les ouvrages de couture et de coupe, comporte ■un certain nombre de leçons, de conseils, d’exercices au moyen desquels la maîtresse se proposera, non pas de faire un cours régulier d’économie domestique, mais d’inspirer aux jeunes filles, par un grand nombre d’exemples pratiques, l’amour de l’ordre, de leur faire acquérir les qualités sérieuses de la femme de ménage et de les mettre-en garde contre les goûts frivoles et dangereux. »

Ces instructions générales ont été ainsi appliquées par les circulaires et arrêtés ministériels :

Classe enfantine, de cinq à sept ans. Petits exercices de tressage, de pliage, de tissage. Découpage et application de pièces de papier de couleur sur des dessins géométriques. Petite vannerie. Combinaisons en laines de couleur sur le canevas. Dessin ; combinaisons de lignes.

Cours élémentaire, de sept à neuf ans. Exercices manuels destinés a développer la dextérité de la main. Découpage de cartoncarte en forme de solides géométriques. Modelage ; reproduction de ces solides. Dessin : tracé des lignes droites et leur division en parties égales ; reproduction et évaluation des angles. Premiers principes du dessin d’ornement.

Cours moyen, de neuf à onze ans. Construction d’objets de cartonnage ; petits travaux en fil de fer, treillages ; combinaison de fil de fer et de bois, cages. Modelage : ornements simples d’architecture. Notions sur les outils les plus usuels.

Quant au dessin, on exige déjà davantage de l’enfant.

Cours supérieur, de onze à treize ans. Exercices combinés de dessin et de modelage ; croquis cotés d’objets à exécuter et construction de ces objets d’après les croquis ou vice versa. Étude des principaux outils employés au travuil du bois. Exercices pratiques gradués. Rabotage, sciage des Dois, assemblages simples. Boîtes clouées ou assemblées sans pointes. Tour à bois, tournage d’objets très simples. Étude des principaux outils employés dans le travail du fer, exercices de lime, ébarbage ou finissage d’objets bruts de forge ou venus de la fonte.

Pour le dessin, ce ne sont plus des notions simplement élémentaires. Les programmes pour les filles comportent :

De cinq à sept ans. Petits exercices Frœbel : tissage, pliage, tressage ; petits ouvrages de tricot.

De sept à neuf ans. Tricot et étude de point ; mailles à l’endroit, k l’envers, côtes, augmentations, diminutions. Points de marque sur canevas. Éléments de couture ; ourlets et surjets. Exercices destinés à développer la dextérité de la main, découpage et application de pièces de papier de couleur. Petits essais de modelage.

De neuf à onze ans. Tricot et remaillage ; marque sur canevas. Éléments de couture : point devant, point de côté, point arrière, point de surjet. Couture simple, ourlet, cou-